I.B OOUaaiBR
Mais dites donc, je voudrais étie débairassé de ma dépêche... Est-ce que je nepourraïspas Toir le général en chef?
n est en tecoQuaissaiice, avec Oudinot.
Une dépêche du Directoire ?... (o •»■ ■■ unir.] Tiens, regarde, Chabot, il n'en manque pas. 1.S ooonuBk.
Qu'est-ce que c'estî
aHBiiiw.u.D.
C'est Tordra de livrer bataille. Sais-tu ce que Hasséna va te répondre 1
IB OOUK&HB.
Quoi?
&BE1NWALD, i^lul l'iectlU mMdÙHl it lUIti».
le ne veux pas livrer bat&ille; je veux gagner la bataille. Si quelqu'un veut perdre la bataille, que le Directoire l'envoie... Voici ma démission I moi je ne veux pas risquer la dernière armée de la Répubhque... Je veux gagner la bataille I
Il oodujubk.
Ah! voilà ce qu'il répond?
kbbinwài.i>.
Depuis troi8mois,çan'a pas changé'.. Hais il te dità encore autre chose.
La cotiiuuBK.
Qu'est-ce qu'il me dira?
Si vous m'apportez de l'argent, soyez le bienvenulll me faudrait du renfort, il me faudrait / des ciiEvaui, il me faudrait des vivres, il me âudrait des munitions, il me faudrait de l'argent. Si vous m'apportez de l'argent, soyez le bienvenu, mais si vous ne m'apportes pas d'argent... bel laissez-moi tranquille I
LB OOiraRIBK, H (ntiul l> niTU-
Je ne pense pas avoir d'argent dans ma dépoche.
Ohl ne t'inquiàte pas, je la mettiai dans le
tiroir, et toutseraditl — Mais raconte-nous donc un peu ce qui se passe à Paris, nous n'avons pas de nouvelles, nous autres.
LB OODRBIBK.
A Paris... & Paris... tout suit son train ordinaire.
ZBONBST.
Les journaux, les courses au bois de Boulogne, les représentations du Jeune Henri, de ^ PhroHneetMélidorf
■ LB OOURRIBK,
Oui, c'est toujours la même histoire ; cela devient monotone en diable.
CN JBOMB OFFIOIBK.
Cette monotonie-là vaut bien la nôtre.
ttBKINWlLD.
Et les muscadins assomment toujours les patriotes?
LB OOCItRIBH.
Parbleu , maintenant qu'ils attendent les Russes I
HHBINWALD, tprèl t^itn pniDÉD^ calque lempi tout pflnuf.
Ah I mon pauvre Chabot, il est loin déjà le temps où nous quittions notre village, le vieux mousquet sur l'épaule ; où tout marchait, hommes et femmes, aux cris de la patrie en dangerl Lés muscadms, dans ce temps-là, étaient bien petits.
Ils le seraient encore, si nous avions les quarante mille vieux soldats qiie Bonaparte a emmenés en Egypte I
K&BINWALD, H pnmaunl.
Oui, nous n'aurions perdu ni Cassano, ni la Trebia, ni Hovi... La France ne serait pas menacée d'une invasion.. .'Mais Bonaparte voulait de la gloire... (iw lanm».) Ahl ce Bonaparte!
LB OOUaBISH, H Inul.
Enfln, d'après tout cela, vous ne nagez pas positivement dans l'abondance.
fttIBlNWl.LD,
Dana l'abondance?... Regarde! Ce n'est pas assez de souffrir le froid, la faim, de traîner sa guenille, de risquer sa peau tous les jours, il faut encore avoir ce spectacle sous les yeux.
LB OODRRIBK, n|irdul.
Qui ça?
BBBINWALD.
Les paysans ruinés par la guerre : des femmes, des enfants, des vieillards, qui viennent nous demander du pain, réclamer contre le soldat, afEamé lui-même. 11 faut se durcir le
cœur, se rappeler à chaque instant qu'où défend la Fiance ; qu'après soi tout est perdu ; que les émigrés reviennent à la suite des Co- Baque8,avec leurs titres et privilèges apostilles par le tzar ! Voilà, Chabot, voilà l'œuvre du Directoire, et de son ministre Bernadette.
LB COimRIItK.
Ce n'est pas gai.
aHBUJWiLD.
Comment veux-tu que ce soit autrement, avec des départements qui doivent- livrer des denrées, et qui ne livrent rien ; avec une régie qui doit manutenldonner, et qui ne confectionne rien; avec une compagnie particulière qui doit fournir des vivres, et qui renonce au service; avec la fourniture des fourrages laissée aux Suisses, qui voudraient nous voir au diable? Est-ce de cette manière qu'on peut obtenir cent mille rations par jour?
ZBKKBST.
Avec tout cela, pas de solde depuis deux mois, des f^ents royalistes répandus par centaines pour décourager les troupes; l'archiduc Charles qui nous presse au centre, Eorsakow, Hotze, Linken, JeUachich, qui menacent nos ailes, et les trois quarts de la République helvétique, qui n'attendent que l'occasion de nous tomber suris dos.
Enfin, malgré tout, notre ligne de défense est bonne.
RiIBINW*I.I>.
Oui, le jour vient, tu peux en juger toimême, (ib nu m hniini.) Tu vols cettc nappcklauche, en face de nous?
LB COITHRIBK.
Oui.
C'est le lac de Zurich ; la ville au bout, à gauche... Plus loin, sur notre droite, se trouve le lac de Wallenstatt, à une dizaine de lieues. Sntre ces deux lacs coule la Linth. Le centre de notre position est ici, sur la chaîne du mont Albis. A gauche, cette rivière qui traverse Zurich, en sortant du lac, c'est la Limmat.
,'e vois très-bien, Rheinwald.
Eh bien 1 les Autrichiens et les Russes occupent Zurich, l'autre càté des deux lacs et des deux rivières, la Linth et la Limmat. Ils reçoivent des grains, du bétail, des fourrages et des munitions d'Allemagne. Noua autres , nous avons les rochers, les neiges et les torrents de
la Puisse à dos, et nous ne recevons rien de France, que des ordres de livrer bataille I'
Raison de plus pour attaquer tout de suite; plus on attendra, plus la famine grandira.
RHBINWALD.
Oui, tu crois qu'il vaudrait mieux se casser le cou tout de suite I Mais ce n'est pas l'avis de Masséna, ni le nôtre. Pour attaquer, ilfandrait descendre des collines, et traverser les deux rivières, et les marais à droite et à gauche des lacs, sous le feu de l'ennemi. Tu comprends, Chabot, que ce n'est pas aussi facile que d'a-valer sa demi-tasse au café Procope.
LB COimiUBK.
Alors, pour trancher le mot, la République est enfoncée!...
Une chose nous sauve : depuis sa bataille de Novi, Souworow se fait donner des fêtes à Turin, il ne profite pas de sa victoire.
LB ooimaiBR.
Mais si, par malheur, il avait l'idée de venir en Suisse rejoindre Korsakow?
RHBIMWAtD.
Lecoùrbe, Gudin, Loison et Holitor sont bien là-bas, dans les glaces du Saintrfiothard, avec ome mille hommes pour l'arrêter au besoin ; mais si, par malheur la jonction s'opérait, ce serait notre coup de grâce,
LB OOURRlBIt.
Jamais ce fou sauvage n'aura d'idée pareille.
UNS TOIZ, iOpit.
Oui vive?
ZBRNBST, diul ua twHm.
La reconnaissance est terminée ; voici le général en chef.
(AbuUM k loonitr M Mm. C> (nop* l'odeUn <r4tat-aW)0r à Atn] pinll 1 IHlfOi autta, tm lu< d» Itnttnl. Lm pijuH H
frtdtHtU à H raHMitn, n niut a'una tiit limintabli. tamiiLU n dtbon. Lt nUa h nnpiit d'olficifn; ^iJfiwi pftjnBi