‹ Romans nationauxChapitre 61 sur 247 · SCÈNE xin · texte numérisé non relu

SCÈNE xin

LES PRÉCÉDENTS^ IVANOWITCHE, SOLDATS IVAKOWITOHB, oient an snUaU qui Aiient :

Arrêtez... lâches!... lâches!...

(n s'dUnee I gancbe et se met en travers du sentier.) XVANOWITOHB, aai soldais fol vtoleot passer.

Le premier qui s'approche, je le tue !..«

TOUS

Tout est perdu... Laisse-nous passer...

(De nettveaq» itaiards arrivent, la scAne s*enc«nbre. Tumulte, cris.) TOUS, fbririx et se poossant.

Laisse-nous passer?... Laisse-nous passer 1.

rrANOWITOBB.

Non!...

(Un snidal e«iMb« Ivafiswilcbe en Jooe. Ivanoirna se prdeiplte snr

hil et Uve son ftasQ. U eeap part, toavorww paraît au milieu d'un groape d*oflUlen. U est défait, eoavert de sang, et regarde d'un «U sMibre n ùtHmm ta dirmtte. La fluUlade eusse.)

SCfiNB XIV

les précédents, souworow, officier*

d'ëttat-major

SOUWOROW, 4*ian inta tonnante.

A VOS rangs!... Reformez la colonne... C'est moi, Souworow, qui vais vous conduire ! (onnd

Mtenee, ancmi soldat >e beage.) SoldatS... C'OSt VOtre père

Souworow qui parle... A vos rangs!... En avantl...

(flOence. Tevs Us loldate baissent tee jmi, en 4étoane«i Is tiM devant le regard de lenr cbsf.)

SOTJWOROW, d'uni toit Iremblaato àt ttHkn,

N^étes-vous plus les soldats de Praga, de Gassano, de la Trebia, de Novi? N^étes-vous plus les enfants de la sainte Russie? Une poignée de républicains athées vous fait peur! A vos rangs !... En colonne !... Suivez le vieux Souworow!... A vos rangs !.•.

(n fait mine de partir, poil rtgarde ; «leaii né boof*. Plurteon s*«ffoiMent, U Ut« rar 1m geBOOi, eonunt ddfetpdrét. — Grand lUenee.)

80X7W0R0W, d'ona voli ttuàéê»

Vous refusez de suivre votre chef.» votre vieux père... celui que le Tzar a mis à votre

tète... vous refusez? (Tow !•§ Mldati «• ddlonnam. u figura de. Soavorow n déeompoia. D'nna voix navrante :} G est OieU ! leS

braves sont morts. . . Souworow doit aussi mourir! Qu'on creuse ici ma fosse... (n arraeiM •«• ddco-

ratloM et lea JetU I terra.) Ou dira de VOUS : — Ils OUt

abandonné leur vieux général... ce sont des lâches I... (Jetant ion épée.) Qu'ou 010 tue...Qu'on me couvre de terre... Souworow a vécu trop longtemps!...

(n a'itend à terra tout da long. Ininanst laaf lot dat aoldaU, ^ M ralèvejt en criant : ^Pèra, Mve.toil Père, ttve-toil... — Sonworow ne boage pas et ne répond pat. U m eonrre la bce des denz mains. Un vlenz soldat le prend à bras le corps, et la soalèva en criant : — Père... lève-toi... nous marcbons 1...)

HàTTOUINB, aidant la vieux selda^^D'anê voix attendrie : ■

Lève-toi, Basilowitche, mon fils^ ils marcheront tous!... N^est-ce pas, vous autres^

TOUS LBS 80LDÀT8.

Oui... oui... en avant... conduis-nous I...

(Souvorow le relève et regarde Hattonine, las yeux pleins de lanaas. Tous les soldaU se pressant autour de lui : les uns s'agenouillent, d*aatr«s loi baisent les mains, d'antres lui présentant son épée, en eriant : ~ Pardonne-nous, père... Biprends ton épée... ITons Bourrons pour toi Jusqu'au damier l)

SOUWOROW, icprtnMi son épée.

C'est bien !... je vois que vous êtes toujours mes enfants.. • Je vais vous conduire... Nous mourrons tous, ou nous passerons!...

TOUS LBS SOLDATS, agitant leurs amas.

Oui... oui... En avant!... en avant!...

(Souworov ronente I ebeval. La ebarge bat.)

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