CHANT SECOND
ARGUMENT
Séance uocturne au Paiithôoii. — Discours de Forlis. — Rapporl ili-s trois Ministres. — Fortis développe ses projets , et annouce l'aulo-da-lé de Valence. — Enthousiasme de l'Assendilce. — L'Enfer do Milton.
Fortis se lève et dit : « En ce temps-c-i , mes Irères,
» Des célestes trésors sages dépositaires ,
» Je vous ai réunis, pour apprendre de vous
M Si , dans le champ français que nous cultivons tous ,
)» Une riche moisson à nos vœux est promise 5
j' Avez-vous agrandi le bercail de PEalise ?
)) Comment germe la foi ? Ce grain de sénevé
» Est-il mort sur le roc ou sVst-il élevé ?
). Combien a-t-on détruit de membres inutiles ,
» De sépulcres blanchis et de figuiers stériles ?
» L'œuvre est-il accompli ? Dans un crible cFairain ,
» Avez-vous séparé la paille du bon grain ?
» Et la France , en un mot, de tant d'horreurs souillée,
» S'est-elle du vieil-homme à la fin dépouillée ?
» Parlez... Chacun de vous", de son département
» Arrive pour répondre aux besoins du moment.
» A-t-on purifié tous les fonctionnaires ?
» L'ordre s'est-il accru de quelques séminaires?
» Nous en avions fort peu : dans son dernier précis,
» Si j'en crois Frayssinous, on n'en comptait que six ;
» J'en gémis en secret; mais pourtant j'aime à croire
» Qu'en parlant à la Chambre il a l"aus>é l'histoiri".
» Avez-vous, avec arl, au temple de Thémi^,
» Parmi les conseillers recruté des amis .'
( ^7 ) )) Leur rebelle pouvoir nie donne de Tombrage. )' Rassurez mon esprit; c'est votre témoignage )) Qui sur tant de sujets doit jeler un grand jour : j) Il faut donc que chacun me réponde à son tour. )) Villèle pour vous tous servirait d'interprète ; )» Mais le comte est absent, la sévère étiquette » Vers ces lieux aujourd'hui lui défend d'aborder; )) Partout où je commande il ne peut présider. » Vous, évêque d'Hermès , pariez avant Corbière; » La croix, vous le savez, doit passer la première. »
« Prince, dit Frayssinous, mon homélique voix
p Naguère à la tribune a retenti trois fois.
» Dans un de ces discours quelque peu téméraires ,
» Il fallut avouer sept petits séminaires ;
» Mais calmez vos terreurs, notre état florissant,
» Seigneur, au lieu de sept en comj)te plus de cenl.
)» Dans tous brûle, sans fin, le feu sacré de Rome.
» Chefs qui les dirigez, soutirez que je voXjs nonunc;
» Vous siégez tous ici ; Loriquet , Perrodin ,