FIN
Hotce î>u €l)ant €tuotnhnc.
' Silôt que dans P.iris U; journal de la nuit.
V Etoile. Ce journal, dans un de ses numc^ros, s'était vanté du triomphe des Jésuites sur Metternicli , et n'avait pas oublié la fustigation de ce dernier.
* Et portant la main gauche à sa plaie.
Cette plaie était sans doute une suite de la eorrection paternelle infligée par Fortis.
' Chalahrc les guidait au milieu dos hasards.
M. de Chalabre père avait l'insigne honneur de tailler le pharaon dans les apparteniens delà eour; son (ils, le comte de Chalahrc , fermier actuel des jctix , s'cmigra , cl porta sur
la terre d'exil son dévouement et ses tapis verts. Pour charmer l'ennui de ses noires compagnons d'infortune, il ouvrit un petit salon de jeu, dans lequel venaient se ruiner les fidélités malheureuses qui avaient de l'argent. Plus tard , au Palais-Rojal , M. de Chalabre a donné leur revanche aux nobles indemnisés.
* Mande Sainte, ex-abbé qu'il place en sentinelle. M. Sainte , rédacteur de la Sentinelle Catlioliqiic.
' Le cardinal Pacca, Villèle des Latins.
Le cardinal Pacca est le ministre des finances du Saint- Siège ; mais c'est là le seul trait de ressemblance qu'il ait avec M. de Villèle. Le ministre romain a des commis qui font des chiffres pour lui, pendant qu'il boit le lacrj'ma-christi dans sa délicieuse villa ; il dit quelquefois sa messe , feuillette son bréviaire sous de beaux arbres , fait des repas de cinq heures , des siestes de trois , et s'inquiète fort peu de savoir si la rente papale est au pair , ou si les émigrés de Rome ont besoin d'un trois pour cent pour rentrer dans leurs palais de marbre; c'est un Horace chrétien en barrette et à cheveux blancs.
^ Fabrici desséché sur les marais Pontins.
Tous les dénommés ci-après sont les ministres ou les grands (ligiiilaires de la cour de Rome. Fabrici est l'inspecteur de ces marais Pontins que l'on dessèche depuis Romulus et qui ne sont jamais secs. Le bon dominicain ;iu(juil nous faisons allusion |)liis bas, aurait bien (h'i dessécher des marais au lieu (h-
ressusciter des mauviettes rôties ; le miracle était aussi aisé et aurait été plus utile.
' Le béat Hohenlohe.
C'est le thaumaturge de l'Allemagne qui fait des miracles avec la permission de Metternich , son confrère en principauté. Les guérisons merveilleuses de Hohenlohe sont ordinairement enregistrées dans la Gazette de France, qui a de bonnes raisons pour croire aux miracles, puisqu'elle existe depuis douze ans avec cent abonnés et M. Bénaben.
^ On suspend aux lambris les sacres gonfauons.
Le gonfanon ou gonfalon est une bannière d'éi^lise à trois pendans. Il ne faut pas le confondre avec le fanon , qui est une pièce d'étoffe, pendante d'une manche ou de quelque autre chose.
' La llammc brille
D'après les premières nouvelles du jugement de Ripoll , il paraissait constant que ce malheureux avait été brûlé; ou apprit ensuite qu'il n'avait été que pendu. Nous avons conservé la première version , et nous pensons que personne ne nous chicanera là-dessus. Ce qu'il importait de savoir dans cette affaire, ce n'était pas que Ripoll eût été pendu ou brûlé; il suffisait , pour constater l'aufo-da-fé, qu'il eût été jugé par un tribunal ecclésiastique , et c'est ce qui a eu lieu. Le plus ou moins de sévérité dans le supplice n'atténue en rien l'horreur de ce jugement. Nous lisons craillcurs, dans les histoires de
riiiquisition , que les condamnés étaient pei.dus dans certaines circonstances, en cas de pluie , par exemple. Un philosophe fut pendu à Lisbonne dans l'auto-da-fé qu'on y célébra pour empêcher la terre de trembler; ce qui ne l'empêcha pas de trembler le lendemain avec un fracas épouvantable. C'est Voltaire qui raconte ce fait, lui qui a consacré tant d'horribles vérités dans ses sublimes plaisanteries.