‹ Rome ancienne et moderneChapitre 142 sur 428 · Mac robe. Soi. Ht. iii, e · texte numérisé non relu

Mac robe. Soi. Ht. iii, e

a. l e brodeur. — forféTre, — le marchaud de laine», — le patagiaire — le chemisier, — le fleuriste, — le niorrobatbarlen — le linger, — le cordonnier, — le «trophiaire *, — le ceinuirier, — le rubanier, — le passementier, — l'enlumineur, — et le safraneor.

1. Celui qui rendait le patagluoi. Le patagium, i’aprèe Guide*) II* , était une tende d'étoffe partptnée de feu 111 ra on petite» pièce* d'or ou de pourpre dont I»* matrone» ornaient leur» habits : coueue au haut de la tonique, ver» le» épaule*, elle detcea* d lit dot dru* rétc» jusque sur le teln.

t. Le parfumeur de soulier». — S. Tailleur de collerettes et de bandelette# remplaçant le corset.

MOEURS ET USAGES

les épaules nues de la matrone, tantôt elle les voulait relevés et noués comme ceux de Diane : aujourd'hui l'écaille de Cyllène les couvrait , demain leurs boucles flottantes allaient ondoyer sur son sein. Quelquefois l’ornatricc les teignait en rouge, les trempait dans la couleur jnune, cachait les nattes brunes de la Romaine sous la blonde chevelure enlevée aux esclaves germains', et parsemait celle-ci de poudre d’or. Ce premier soin rempli et les cheveux attachés avec I a. villa, que les patriciennes avaient seules le droit de ceindre, elle prenait l’indusium ou tunique intérieure , et l’esclave apportait alors vingt robes de forme et d'étoffes difféentes’.

Son choix fait, elle prenait la tlola de pourpre, dont les plis majestueux tombaient jusqu'aux talons, et, jetant par-dessus le pallium broché d'or, entrait dans sa litière. Là, négligemment couchée sur un pulvinar de soie embaumé de roses ", et portée par six Germains aux cheveux blonds ou par des Mèdes à l’œil noir, elle suivait la voie Sacrée, et allait montrer sa beauté sous le portique d'Octavie, ou mener sa fille au temple de Vénus, pour qu’elle remerciât la déesse de l’avoir rendue nubile en lui offrant une poupée. Les anleambuloncs précédaient sa litière, la baguette en main : tout le troupeau d’esclaves venait ensuite péle-méle avec les femmes et les oisifs du voisinage, et une foule d'eunuques au teint livide.

A la sixième heure, les heureux de Rome et leurs femmes repassaient les barrières des maisons monumentales ; l'esclave ordonnateur consultait le cadran solaire, et si l’ombre marquait midi, il appelait le slructor, qui servait le prandium ou repas du matin. Le maître entrait alors en famille dans le triclinium, orné de tapisseries représentant les sommets ardus du Niphate ou du Ctésiphon, où l'aiguille avait brodé des chasses rapides.

Du lin plus blanc que la neige couvrait la table, entourée de festons de laurier, de lierre et de pampres verdoyants : les fleurs les plus odoriférantes décoraient les reposoirs, plaqués d’or. On s'y couchait, et aussitôt de nombreux esclaves servaient le repas , qui le matin consistait dans des mets plus copieux que variés. Mollement étendus sur les trois lits placés autour de la table ronde, les parents mangeaient peu et vite, tandis que les cufanls, les convives plébéiens et les parasites dînaient assis au bord des lits. En général, le repas du matin, composé de fruits et de poisson, était une collation plutôt qu’un repas solide. Les riches de Rome avaient réservé toutes les ressources de leur luxe sardanapalien pour celui du soir.

En voyant poindre cet abus, le législateur essaya de l’étouffer. Un décret du sénat

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