‹ Rome ancienne et moderneChapitre 151 sur 428 · I. LoSotIco Blxûcooi ( DMcrwmi dei Crrekj · texte numérisé non relu

I. LoSotIco Blxûcooi ( DMcrwmi dei Crrekj

JEUX ET SPECTACLES

De la chaîne il'arrét jusqu'à l'extrémité circulaire du cirque, également flanquée de trois pavillons à portes gigantesques , régnaient sur les deux flancs deux étages de portiques, ornés de pilastres auxquels étaient appuyés les gradins. Pour prévenir les accidents, quand on chassait les bétes fauves, on avait creusé, entre la première ligne de ces gradins et l'arène , un canal de dix pieds , aussi profond que large , qui portait le nom d 'euripe. Afin de rassurer complètement les spectateurs du premier rang , qui n'étaient pas encore remis de la frayeur faite à leurs pères par les éléphants de César, un fort grillage séparait les gradins inférieurs de l'euripe. Quant à l'arène , elle était coupée dans toute sa longueur par une arête en pierres de taille ou en briques , revêtue de marbre, appelé épine. Sur cette croupe du cirque, haute de quatre pieds, on voyait invariablement un obélisque qui en occupait le milieu , en l'honneur du soleil , protecteur des courses ; la borne ( meta ), formée de trois colonnes cylindriques, accouplées et couronnées d’œufs de marbre, qui en terminait les deux extrémités ; puis la statue de Cybèle assise sur un lion , celle de la Victoire , debout , la couronne à la main ; celle de Rome armée de sa lance -, l’autel des grands dieux , et deux tables de marbre soutenues par quatre colonnes d’ordre corinthien , sur lesquelles étaient sept dauphins et sept œufs de marbre blanc, en mémoire de Neptune et des deux fils du cygne et de I-éda.

Sur l'épine du grand cirque , décorée avec plus de magnificence, il y avait en outre la statue de la Fortune, le Génie du peuple romain, le Neptune équestre, le temple du Soleil, un petit obélisque dédié à la Lune , les chapelles des divinités protectrices des semailles et des moissons, et de la déesse tutélaire, un trépied où fumait l'encens, les vases sacrés et les autels de Murtia, des Lares, des dieux vaillants, des dieux puissants, de Rome et de la Fortune. Les amphithéâtres dont le nom et le dessin avaient été empruntés aux Grecs , se distinguaient des cirques par leur forme entièrement circulaire, et des théâtres, en ce que les gradins régnaient sans interruption autour de leur orbite. La cavité profonde qui s'étendait intérieurement au-dessous du premier rang des gradins leur avait aussi fait donner le nom de caveœ. Quand on les appelait arènes , c'était par allusion aux voiles dont on les couvrait l'été. Statilius Taurus construisit, sous Auguste, le premier qu'on eût vu à Rome avec des portiques et des gradins de pierre, et Vespasien le plus beau qui soit sorti de la main des hommes.

Pendant longtemps les théâtres furent provisoires. Élevés à l'occasion d'une grande solennité et bâtis en bois , ils étaient démolis après la fête. Pompée, comme nous l'avons vu plus haut, eut l'honneur de construire en pierre le premier qui resta. Ualbus suivit cet exemple au temps d'Auguste en édifiant le sien ; et celui que l'illustre neveu de César dédia sous le nom de Marcellus, fils d’Octavie, eut le même caractère de stabilité et de grandeur. Tous ces théâtres étaient construits sur un plan uniforme. Partant de la scène, qui formait une ligne droite, ils dessinaient un demi-cercle parfait, garni jusqu'au dernier portique de gradins. L’espace compris entre ces gradins et la scène se nommait à Rome orchestre, et d'ordinaire était

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