‹ Rome ancienne et moderneChapitre 345 sur 428 · flic Bapüsta legor : medlcl qaem etilpa perenilt · texte numérisé non relu

flic Bapüsta legor : medlcl qaem etilpa perenilt

Naluraro fuerat nescius ille mcam;

Hrrbaruut mibi pro sucris tiare debuil aurum Sola erat apla tueis hcc medicina mali».

.... lurpius cm utoiisUom lollere quant parère. .. (Burkhardt. niante ouvrage, p. 2139.)

LES B0RG1A.

château Saint-Ange l'archevêque de Florence et messcr Jacopo de Santa Croce. Trouvant bientôt la main de leurs bourreaux trop lente , et voyant que la solde de l'armée épuisait le trésor papal, ils résolurent de frapper à la fois, dans le sacré college, et les vieillards qui ne mouraient pas, et les jeunes qui semblaient avoir longtemps li vivre. Le 2 août 1503,1c pape invita tous ceux dont il voulait être l’héritier à une fête qu'il donnait, disait-il, pour célébrer les victoires de César Borgia, dans son délicieux jardin du Belvédère. Cette fête devant commencer par un banquet, César empoisonna quelques flacons et les remit, avec les instructions accoutumées, au boulillier ( boltigliere ) : mais par un effet du hasard , où l’on a vu souvent le doigt de Dieu , Alexandre, comme tous ceux que tourmente un mauvais dessein , descendit avant l'heure au Belvédère. La chaleur étant accablante, il voulut se rafraîchir; alors le sous-boutillier, à qui on vient demander du vin pour le pape , croit faire merveille en prenant celui qu’on a mis à part comme le plus rare , et donne un flacon empoisonné sans le savoir. Alexandre but avec avidité et sentit sur-le-champ l’effet du poison. Bien qu’il y eût mis beaucoup d’eau , César Borgia éprouva les mêmes symptômes quoique moins violents. On les porta tous deux au Vatican, et ils ne se revirent plus dans rr monde. Alexandre, que les Romains avalent surnommé le Boeuf , qui était bien nommé car il avait une véritable constitution de taureau , lutta huit jours contre la mort, mais sans reprendre connaissance et sans que le souvenir de Borgia ou de sa lille lui revint une seuls fois. De temps en temps, par un mouvemeut convulsif, il cherchait une boule d’or dans laquelle était renfermée une hostie, et qui pendait constamment sur sa poitrine. Dans sa superstition impie il se croyait invulnérable avec ce talisman, et ne l’avait par mégarde quitté que ce jour-là1.

On se hâta de cacher son corps dans une chapelle souterraine de Saint-Pierre. Mais In terreur qu’il inspira de son vivant étoit si grande que ce cadavre épouvantait encore Rome. D’un autre côté, bien que moribond, César Borgia, qui avait dans la cité Léonine et au ch&teuu Saint-Ange douze mille hommes, faisait trembler les cardinaux réunis sur la rive gauche, au couvent de la Minerve. George d’Amb ise heureusement leur rendit un peu de coeur, et après avoir posé ce Irirègne, dont nul n’était plus digne que lui, sur le front d’un vieillard infirme, Pie III, qui ne le garda que vingt-six jours, ils élurent Giuliano délia Rovrrc, l’ancien concurrent d’Alexandre, qui prit le nom de Jules IL

Ainsi commencèrent et Unirent les Borgia : un moment leur fortune étonna l’Europe; ils avaient franchi tous les obstacles, ils étaient grands de l’abaissement de leurs ennemis, riches de leurs dépouilles. Maîtres de Rome, ils touchaient déjà de la main la souveraineté de l’Italie, et comme le remarque l’haLile secrétaire

I. ('sera il papa di porUre continua mmtc adorso in ona palleU doro it Saniissimo Sicramento dd If Eocbarirtia porche havea bavota prcdiiione da un amrologo rbe porundo quello ci non slracbl* mono... (Tomasi, La Vila dt Cesare ïtorgia délia pot il Dura Valentino, p. 397. )

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