GUERRES SERVILES, GUERRES SOCIALES ET GUERRES CIVILES
Jognrtha. — Il tien! h Rome. — Il retooroe en Afriqoe. — Calos Marias. — il est nommé consul. — Compilas Syllt, questeur. — Müriu» défait les Teutons. — Les esclaves. — Guerre sociale. — Livlus Dr uses. — Guerre civile. — S)IU est nomme consul. — Latte entre les deux rivaux. — Sylla valnqnear. — Marias A Miniunies.
Après le meurtre des Gracques , Rome ressembla , pendant quatre-viagt-deux ans, à un cratère au fond duquel la lave roule sur elle-même, et qui vomit par interv alles des colonnes de flamme et de fumée. Libre de tout frein et affranchie de toute crainte , l'aristocratie , qui avait tremblé pour ses richesses , ne songeait plus qu'à les augmenter en proportion de son avidité et de son avarice : la guerre d'Afrique vint lui en donner le moyen.
JnctmTHA. — Comme on abandonne aux chiens la curée d'une noble chasse , les consuls avaient laissé autrefois à celui qu'on appelait le Loup du Désert les entrailles de Carthage. Massinissa reconnaissant vécut l'ami des Romains; Micipsa suivit les traces de son père, mais il n'en fut pas de même de son successeur Jugurtha. Ce chef, rusé autant que brave, joignait à tous les défauts toutes les qualités de la race numide : ayant servi sous le dernier Scipion, il connaissait bien les Romains, et après la mort de son oncle il agit avec l'aristocratie en homme qui la savait assez vénale pour se vendre et qui se sait assez d'argent pour l’acheter. Son début fut l'assassinat du fils aîné de son bienfaiteur. Le frère du mort, Adlierhal, étant accouru se plaindre à Rome, trouva le sénat indigné de cet attentat; mais quand l'or de Jugurtha eut été distribué aux pères conscrits, ils ie jugèrent bien moins criminel , et se bornèrent à l'envoi de dix commissaires