PLANCHE IV
( Lettre LXXXVI. )
Un MoruN a blé. La description de toute la partie mécanique du moulin à blé ici représenté, se trouve aux pages 377 et 378. Celle image est copiée d'un bas-relief antique en marbre blanc du Musée du Vatican, placé dans la galerie des inscriptions, près de la galerie Pie VII. La partie droite de ce petit monument représente divers instruments en usage dans les pistrines, ce qu'on appelait le mobilier pistrinaire, instrumenlum pistorium (Dicjest. XXXIIl, Ut. 7, leg. 18, § 1); on reconnaît au milieu trois ))iO(/(( ou boisseaux; au-dessous une corbeille à anses; à gauche un van ; et, accroché au nuir, un crible. Ce bas-relief appartenait au tombeau d'un alfranchi d'Auguste; c'est ce qu'on voit par l'inscription suivante, tracée dans le cadre qui en occupe le milieu, el que nous avons supposé coupé pour faire entrer la copie dans les limites
MGO ROME Al] SIÈCLE D'AUGUSTE.
(le nos m'aviircs, sans trop diminuer l'échelle de proportion des deux images des exirémilés, qu'il importait surtout de rendre liien lisibles.
P.NONiVS.ZETHVS.AVG
FECIT.SIBI.Er
NONIAE.HILARAE.CONLIBERTAE
NONIAE.P.L.F.PELAGIAE.CONIVGI
l'.NOMYS.HERACLIO
Iconogriiphie monétaire de la Lettre LXXX, p. 263 et suiv.
J'ai indiqué dans les notes de mon texte les ouvrages de Morel et de Vaillant, et particulièrement le premier, où se trouve la représentation des diverses monnaies que j'ai données ; mais Morel dans son TUeaaiiriis, reconnu d'ailleurs comme exact, a pris un parti de dessin qui ne pouvait me convenir : il a restauré véritablement toutes ses médailles, leur a donné une beauté d'exécution qu'elles n'ont jamais eue, et n'a copié aucune des imperfections variées qni se rencontrent dans toutes, sans exception. Le lecteur aura déjà remarqué que mes types ne ressemblent réellement ni à ceux de Morel, ni à ceux de Vaillant ; c'est que j'ai voulu donner une image rigoureusement vraie. Pour y parvenir, j'ai fait copier, calquer pour ainsi dire, au cabinet des médailles de la Bibliothèque royale de Paris, les types reproduits dans le texte de ma Lettre, excepté ceux du Triens et du Stips, dont le cabinet ne possède pas d'originaux; pour ceux-ci j'ai dû m'en rapporter aux copies données dans le Thésaurus Morellianus; mais on peut voir les autres, sous leur ordre historique, dans les médailliers de la riche collection que je viens de nommer.