‹ Rome & BerlinChapitre 21 sur 105 · OPÉRATIONS SECONDAIRES · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS SECONDAIRES

des troupes en retraite, occupée à 1 heure 15 minutes par le bataillon de chasseurs du 16' corps et deux bataillons d'infanterie de marine.

Déjà l'opération du débarquement de nos 37,000 hommes se poursuivait avec une parfaite régularité, grâce aux mesures prises par les états-majors généraux de l'armée et de la flotte.

Rien ne paraissait d'ailleurs devoir entraver Texécution des ordres du vice-amiral; le Milan, se rapprochant de Givita, signalait que le débarquement des troupes d'Afrique venait de commencer et que la résistance paraissait devoir être insignifianle ; il annonçait, en outre, que le chemin de fer était coupé à Santa- Se vera.

Le Faucon et la Gironde revenaient, vers 2 heures, de leur expédition de la Marta. L'escadron de dragons était débarqué ; le chemin de fer de Toscane avait été, comme dans le Sud, détruit en plusieurs endroits et l'on avait fait sauter le pont sur la Marta.

A 8 heures du soir, toute l'infanterie, six escadrons de cavalerie, 8 batteries attelées et les deux batteries de montagne étaient à terre ; l'opération, il faut le dire, avait été favorisée par un temps exceptionnel, qui avait permis de faire descendre les fantassins en pleine côte, le port de Givita restant réservé aux voitures et à l'artillerie.

Les bâtiments de combat avaient employé la fin de la journée à faire du charbon, les cargo-boats ayant pu accoster successivement tous les cuirassés.

A 8 heures, le vice-amiral avait appelé à l'ordre les commandants du Friedland, du Trident et du Richelieu, ainsi que ceux de 6 transports de l'État qui avaient débarqué tout leur personnel passager. Ges 9 navires devaient appareiller le lendemain 17, à 3 heures du matin, et faire

route, en longeant la côte, siirGaête et Naples; ils étaient chargés de simuler un débarquement^ eoit a l'embouchure du Volturno, soit dans la baie de Pouxzoles et» à cet effet ^ on rendait aux trois cuirassés leurs compagniee de déb:irqviement, non compris les canons de 05%. Après cette démonstration, cette division détachée rejoindrait Tarn irai dans la matinée du 18.

Ajoutons que la division du Levant, concentrée à Corfou depuis que Ton pouvait prévoir Teutn^e en campagne de l'Italie, avait reçu par dépêche chiffrée Tordre de détruire du 15 au 17 avril la station do Castellaraccio, jonction des voies de l'Emilie et des Romagnes avec celle d'Ancône k Rome ; plusieurs fausses routes destinées à dépister la division italienne du Levant qui accourait, elle aussi, en toute hâte, avaient retardé jusqu'au matin du lî avril son arrivée devant Ancône : là, tandis que le cuirassé Vauban, portant le pavillon du contre-amiml, corn brillait a la fois les fronts de mer de la place et le croiseur à réduit blindé Yarese^ vieux navire qui se tenait prudemment sous les forls, le Seùjnelay et le Météore mettaient à terre une forte compagnie de fusiliers marins et des escouades de torpilleurs qui détruisaient les rails, les aiguilles, les appareils de signaux, le poste télégraphique. Cette opération terminée, la division française remontait vers le N,-0.j le long de la côte, tenant sous son canon la voie qui court sur le bord de la mer et empêchant la circulation des trains de troupe du VIP corps italien.

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