OPÉRATIONS DANS LE MONTFBRRAT
rie et la brigade d'infanterie de marine (formant réserve) sur Ceva. Le 16, de fortes colonnes du IV' corps italien étaient culbutées en avant de Mondovi, à la jonction des lignes de Mondovi et de Ceva. Le 17, notre avant-garde occupait Mondovi et nos chasseurs d'Afrique paraissaient sur la route de Coni.
Le 18 mai, le général en chef apprenait que Tannée italiennedes Alpes maritimesse concentrait toutentièreàConi^ abandonnant le col de Tende aux 15* et 17* corps français.
Bientôt la réunion de nos deux armées eût été possible et les corps italiens eussent sans doute éprouvé un grand échec, si la nouvelle que la brigade combinée d'Acqui était vivement attaquée, n'avait rappelé le général en chef sur la Bormida.
Le 19 mai, après des fatigues inouïes, le gros de notre infanterie et les batteries de montagne reparaissaient à Millesimo et à Dego.
Le 20 et le 21, le général en chef, laissant l'ennemi s'engager à la suite de la brigade en retraite dans la vallée de la Bormida orientale, se portait vivement avec deux divisions et le détachement de Sassello sur Acqui par la vallée de l'Erro, reprenait cette ville, et, apparaissant sur les derrières des Italiens, les obligeait à se retirer en désordre par des chemins affreux, sur Alba (vallée du Tanaro) ; 18 pièces de campagne et 4,000 prisonniers tombaient au pouvoir de nos troupes.
Le 22 mai, le 17* corps, marchant le long de la Corniche jusqu'à Oneglia et Albenga, s'engageait dans les Apennins, faisait tomber le fort de Nava et descendait le Tanaro.
Le 24 mai, trois corps d'armée français et une brigade d'infanterie de marine occupaient le Montferrat d'une manière désormais inexpugnable.
On sait la suite : les hostilités languirent en Italie jusqu'à Tarmistice; Topinion publique de la péninsule, un moment surexcitée, n'avait pas tardé à revenir à uue plus saine appréciation des choses ; on critiquait sévèrement la politique du cabinet et la conduite des opérations de la guerre. Malgré les satisfactions que les Italiens avaient ressenties, un peucomplaisamment, de notre échec devant Rome, ils voyaient bien, à la tournure des événements, que leur organisation militaire et maritime n'était pas encore assez perfectionnée pour soutenir une longue guerre continentale.
Les sacrifices imposés à des populations pauvres et encore mal fondues ensemble n'étaient pas acceptés sans murmures et sans impatience. D'autre part, les événements qui se pressaient au mois de mai dans la péninsule des Balkans, l'attitude hautaine de l'Autriche, la sévérité de la répression du mouvement insurrectionnel de l'Istrie et du Trentin, tout contribuait à détourner l'attention d'une campagne dont on ne pouvait désormais retirer aucune gloire et aucun profit.
Enfin, le gouvernement italien désespérant, après la bataille de Novi (!*' juin), de nous déloger du Montferrat, inquiet pour Gênes et surtout pour Spezia, étroitement bloquée par notre escadre et qtfon disait menacée d'un siège en règle, se décida à négocier le 8 juin un armistice particulier qui devait durer un mois, mais qui aboutit, par le fait, au traité de Turin.
C'était une dérogation formelle aux conventions qui liaient l'Italie à rAUemagne ou plutôt au grand chancelier; mais les succès très contestés des armées allemandes ne justifiaient pas, aux yeux des hommes d'État italiens, la prolongation d'une alliance onéreuse. M. de Bismarck
Rome et Berun.
GOLFE D*HELGOLANO
Extrait de la Géoiraphie du C^ Mar^a.
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