TRANSPORT DES CHEVAUX
Chevaux. Mulets.
États-majors 270 »
3 divisions d'infanterie 350 100
(Infanterie de marine comprise.)
1 brigade réduite de cavalerie 800 »
i 14 batteries (90 chevaux) . . . 1,260 »
Artillerie. ' Chevaux de selle 200 »
' Premier échelon du parc. ... 750 »
Génie 70
1 Ambulances 100 100
Train. « Convois administratifs 600 »
' Trésorerie et postes 10 »
Sections télégraphiques et des chemins de
fer 90
Totaux 4,500 200
Chaque transport de TÉlat devait prendre une cinquantaine de chevaux ; les paquebots 60, 80 ou 100, suivant leurs dimensions; les ferry -boats 30 ou 40; les grands bâtiments de combat (sauf les garde-côtes cuirassés) les chevaux des états-majors ; les croiseurs de troisième classe, avisos, avisos de flottille et canonnières non cuirassées embarqueraient, non sans ^e gêner beaucoup, de 4 à 10 chevaux suivant le tonnage, ou plutôt suivant les aménagements.
Enfin on disposait les allèges ou pontons, les bâtiments à voiles et un certain nombre de grands chalans pour porter des chevaux et du fourrage ; ces allèges et chalans devant être remorqués soit par b s grands navires, soit par les remorqueurs spéciaux.
Les officiers de maiine, préoccupés surtout de la nécessité de se tenir prêts pour le combat, voyaient avec déplaisir leurs navires encombrés jar des troupes et surtout par des chevaux. Les états-majors se plaignaient à leur tour
des réductions imposées et de la faiblesse des attelages destinés à certains services. Peu à peu cependant on reconnut qu'il était impossible, dans une opération aussi compliquée, aussi délicate, de satisfaire entièrement à tous les besoins, à des exigences quelquefois opposées ; puis, le patriotisme et le désir du succès aidant, on arriva à se tasser, à s'arrimer, et il devint évident pour tout le monde que l'expédition arriverait sans encombre dans la Baltique si Ton pouvait tomber sur une série de beaux temps et si Tescadre de la mer du Nord réussissait à contenir les forces navales renfermées dans la baie de la Jahde.
La tâche de celte escadre, nous l'avons dit déjà, était assurément des plus lourdes, mais chaque jour qui s'écoulait l'allégeait en quelque sorte, grâce aux renforts que lui expédiait le ministre de la marine.
Cependant, le 6 avril, un combat très vif s'était engagé entre les deux encadres et avait failli nous coûter un échec.
Ce jour- là, vers 3 heures du soir, les éclaireurs de notre escadre, IdL Dragonne et le torpilleur de haute mer Cumjj avaient signalé à l'amiral une division ennemie sortant des passes de Wangeroog. Cette division se composait de trois cuirassés, le Kônig Willielm, le Kaiser et le Deutschland, de trois grands croiseui*s, Stosch, Moltke et Gneisenau, et d'un certain nombre de torpilleurs ou navires légers.
C'étaient les premiers navires armés dans le port de Wilhelmshaven ; ils avaient l'ordre de tâter sérieusement nos forces, d'exécuter en feomme une sortie qui devait décider, au moins pour quelques jours, du blocus des côtes allemandes, déjà très gênant pour le commerce de Hambourg et de Brème.
Le temps était à gi^ains, les vents au Nord-Ouest, la mer assez creuse.
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