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TRANSPORT DES CHEVAUX

2 mètres pour ceux de 2* classe. Les canonnières cuirassées n'atteignaient pas 3'",80(1'^* classe) et 3'",20 (2* classe).

2° Flotte de transport :

a) Transports-avisos* de l'Etat : Allier, Eure,Durance, Nièvre, Romanche, Saône, Seudre, Vaucluèe (tirant d'eau : 5 mètres).

h) 26 paquebots affrétés au Havre, Nantes, Dunkerque et Bordeaux (tirants d'eau inférieurs à 5'",50).

c) 10 grands /crry-6oa/# achetés en Angleterre.

d) Un nombre indéterminé de remorqueurs , de grandes chaloupes à vapeur, allèges, chalans et petits navires à voiles.

On faisait enfin de grands efforts pour munir cette flotte d'un bon nombre de torpilleurs et de grands canots à vapeur armés, comme ceux de Tescadre de la Méditerranée, d'un canon-revolver de 47%.

Il est bon de noter, pour qu'on puisse apprécier la capacité de transport de cette flotte, qu'un grand nombre de navires de combat (croiseurs de 1'*, 2* et 3* classes, avisos et surtout avisos à roues) pouvaient prendre des troupes d'infanterie, et que l'on comptait donner 400 ou 500 hommes d'infanterie de marine à chacun des cuirassés, la traversée ne pouvant être bien longue.

Une des plus grosses difficultés et, à vrai dire, celle qui ne permettait pas d'espérer que la flotte de charge fût prête avant 6 semaines, était la construction, sur les transports et paquebots, d'installations convenables pour la cavalerie et les animaux de trait.

Nous avons vu déjà qu'en ne donnant à une armée expéditionnaire qu'une seule brigade de cavalerie, en rognant le plus possible sur les chevaux de selle et sur les

1. Ces navires sont capables de fournir des services militaires : ils sont armés de 1 pièces de 14^ et d'un certain nombre de canons-revolvers.

attelages, en supprimant certains services qui ne sont pas absolument indispensables, ou auxquels on peut fournir des chevaux de rt^quisition, le chiffre de 8,800 chevaux ou mulets revenant à un corps d'armée sur le pied de guerre pouvait être abaissé jusqu'à 4,500 ou 5,000.

Mais c'est à peine si, en faisant porter des chevaux, en plus ou moins grande quantité, à tous les navires de la flotte, foit de combat, soit de charge, on arrivait à « enlever » d'un seul coup ces 5,000 bêtes de selle ou de trait.

D'ailleurs ce chiffre, à peine suffisant pour le 10* corps, ne représentait pas le nombre de chevaux indispensables à la division d'infanterie de marine et à la division du 10* corps territorial.

A la vérilé, comptant sur l'alliance du Danemark, on était assuré de pouvoir se procurer facilement des chevaux dans l'archipel danois, chevaux que l'on pourrait aisément transporter, pour quelques heures, dans les bateaux du pays.

De plus, quel que fût Vépuisenient produit par la mise sur le pied de guerre des corps d'armée allemands, on avait la certitude de trouver des chevaux sur le théâtre des opérations, Mecklembourg , Schleswig ou Poméranie.

Enfin on se résignait à ne transporter d'un coup que 4,600 chevaux environ, quitte à renvoyer immédiatement les transports ou paquebots dibposés ad hoc pour prendre le reste, avec la division du 10* corps territorial, probablement retardée par son organisation.

Ces 4,600 ou 4,700 chevaux et mulets devaient être répartis à peu près comme suit, pour assurer un fonctionnement suffisant pour quelques jours aux divers servie es.

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