‹ Rome & BerlinChapitre 68 sur 105 · RÉPARTITION DBS CORPS ALLEMANDS · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DBS CORPS ALLEMANDS

fournissait 237 bataillons de campagne (dont 15 de chasseurs) qui s'organisaient en divisions de rései^ve, chaque région du coi'ps de Tarmée active fournissant à peu près une division de landwehr, division complète avec un régiment de cavalerie et 4 batteries. Au bout de quelque temps on comptait pouvoir ajouter à ces 18 ou 19 divisions de réserve fournies par la landwehr, 80 bataillons qui s'organisaient lentement au dépôt de chaque circonscription et qui devaient servir de troupes d'étapes ou de garnison.

Enûn, les nouvelles classes appelées, ou les honmies qui, appartenant à l'armée active, n'avaient pas encore été incorporés, s'encadraient dans les 166 bataillons de dépôt ou de remplacement^ destinés tout spécialement à alimenter de troupes fraîches les régiments correspondants de l'armée active.

Les difficultés de la lutte et la supériorité numérique des Français, qui disposaient d'un plus grand nombre d'hommes en première ligne, bien que le nombre des corps d'armée fût le même, avaient contraint le grand état-major à appeler au secours des 4 armées allemandes de l'Ouest, 2 des corps de nouvelle formation, le 20* et le 21* ; déjà un gi*and nombre de bataillons de remplacement avaient dû être versés à leurs régiments pour combler les vides causés par le feu.

Enfin 7 divisons de réserve, fournies par les régions des IV% VIP, VIII% XlIP, XIV* corps, P' et II* bavarois, éiaient venues, sur les derrières des armées de première ligne, former les corps d'observation des places françaises que dépassait le flot de l'invasion.

Nous avons vu que 2 divisions de réserve des IX* et X* régions de corps d'armée étaient employées au siège de Fredericia.

Deux divisions de réserve, fournies par la landwehr d;3 la garde, constituées en corps d'armée (n* 23), formaient à Tarmée d'observation de TEst une réserve dont la nécessité s'imposait de plus en plus devant les armements de la Russie.

Le minisire de la guerre disposait donc encore de 20 bataillons de campagne (armée active) et d'environ 110 bataillons de landwehr qu'on organisait peu à peu (mais déjà très péniblement, à cause de la pénurie de cadres supérieurs) en divisions de réserve.

11 y avait là, cependant, les éléments d'une armée de 100,000 hommes, mais dont l'organisation ne serait complète que dans quinze jours ou trois semaines ; la proportion de cavalerie et d'artillerie serait faible assurément, mais on savait que l'armée débarquée ne pouvait mettre en ligne beaucoup de cavaliers et de canons.

En attendant, vX pour parer aux nécessités les plus urgentes, 12 bataillons de landwehr du II* corps (qui peut en fournir 17) reçurent l'ordre de se concentrer à Stettin, qu'on voyait directement menacé par l'ennemi.

Cependant, comme la descente d'une partie de l'armée française à l'est de Rûgen laissait encore des doutes sur le véritable point d'attaque, 4 bataillons de landwehr du même corps et 4 bataillons de campagne furent acheminés sur Stralsund; l'ordre fut donné au général commandant cette place d'occuper aussitôt fortement Bergen et Putbus et de tâter l'ennemi.

Trois bataillons de landwehr du !•' corps durent renforcer la garnison de Colberg; 9 autres, avec 3 escadrons de réserve et 3 batteries attelées, furent portés de Kœnigsberg et Danzig sur Damm par la ligne Dirschau, Konitz et Neu-Stettin.

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