ATTAQUE DE STETTIN
Malheureusement pour les Allemands, les derniers bataillons de la division de landwehr de la garde avaient été acheminés, à cause de Tencombrement de la ligue Francfort- Angermùnde, par celle de Greifenhagen (rive droite de rOder).
Ce renfort arrivait au moment où nos torpilleurs, appuyés par la fusillade des Danois et par les coups plus lointains de nos avisos de flottille, venaient de rendre impraticable pour les trains, le pont du chemin de fer de la rive droite. A la vérité quelques escouades de landwehriens descendues dans Tîle de la grande Reglitz se glissaient peu à peu jusqu'à la berge, en face de la vilie ; mais la traversée du fleuve n'était pas possible. D'autres groupes, s'approchant à l'abri des levées de terre de la route de Damm, engageaient une fusillade nourrie avec les Danois qui gardaient le pont sur la Pernitz. Cette fusillade de la rive droite, se produisant vers 2 heures, fut le signal d'une nouvelle lutte. A 1 heure 30 minutes, déjà, le général en chef français avait reçu quatre batteries du 10* corps et l'avis que sa 4* brigade, partie à 6 heures du matin de Ziegenort sur la flottille de charge, serait probablement vers 2 heures ou 2 heures et demie à Bredow. En effet un torpilleur qui la précédait, venait d'arriver devant les chantiers de Vuîcan. Le général en chef donna l'ordre de diriger un des bataillons de cette brigade sur Lastadie; à 3 heures, les quatre bataillons restants * débarquaient directement à Grabow età Unter-Wieck, pénétraient dans l'enceinte où combattait déjà la division danoise et commençaient à gagner du terrain vers la ville et vers le saillant de Griinhof, tendant la main aux troupes du lO'' corps