DIFFICULTÉS OU RÉAPPROVISIONNEMENT
débouché du Strela-Sund, se bornait à canoiiner à distance la route et la voie ferrée vers Schônwalde, à Test de Greifswald,
Il résultait de cette nouvelle qu'il fallait s'attendre à une attaque sur la ligne de communications, vers Hammer, probablement. Le général en chef ordonna de renforcer, dès que la 2^ division danoise aurait paru à Ziegeiiort, le détachement de Hammer de deux bataillons et d'une section d'artillerie.
Si ces troupes étaient trop vivement pressées, elles 8e retireraient sur Ziegenort que l'on mettait en état de défense et où il y avait toujours quelques bâtiments de guerre en état de soutenir la résistance de nos bataillons.
Le réapprovisionnement en munitions causait aussi d'assez graves préoccupations au commandant en chef; la cavalerie allemande, courant sur notre droite et en arrière du ruisseau de Grùnthal, avait obligé nos convois à se renfermer dans Nauendorf, défendu par quelques détachés, quelques soldats du train et une faible escorte de dragons.
Nos troupes consommaient un grand nombre de cartouches et il fallait faire, presque tous les jours, de pressantes recommandations aux chefs de corps pour obtenir que les munitions fussent un peu mieux ménagées. Pendant la journée on avait été alimenté par des arrivages par le fleuve; il n'y fallait plus compter pour le 1*' juin, l'infanterie danoise devant employer tous les bâtiments disponibles de la flottille de charge. Des mesures furent prises pour hâter l'arrivée des convois par la voie de terre ; deux escadrons et deux pièces de 80% furent détachés sur la route de Falkenwalde, en jonction avec le détachement qui occupait ce point, afin de dégager le flanc droit de
notre ligne de communications et de chasser les coureurs ennemis.
La journée du 1" juin devait être décisive: les Allemands avaient reçu à la vérité d'assez importants renforts ; les quatre bataillons de landwehr de la garde avaient pendant la nuit franchi le fleuve au-dessus de la ville et occupaient, à la première heure du jour, la ville même et les ponts de Lastadie, à l'exception du premier, resté au pouvoir des Danois ; on s'était efforcé de réparer celui du chemin de fer, mais le feu continu de nos avant-postes et de nos navires légers sur ce point, ne permettait pas d'y poursuivre un travail de longue haleine.
Un régiment de marche formé à Berlin avec 3 bataillons de campagne allait arriver dans la matinée et l'on annonçait pour l'après-midi l'arrivée à Damm des premiers bataillons de landwehr du P' corps (Prusse).
Mais pendant ce temps l'activité admirable de la flottille, dont les équipages n'avaient pris que quelques instants de repos depuis trois jom's, ménageait à l'armée alliée, pour la matinée même du !•' juin, l'appoint de dix bataillons danois (2 devant être débarqués à Ziegenort et dirigés sur Hammer).
En même temps que ces troupes, nous allions recevoir les croiseurs de 3* classe qui, après une pénible navigation et des échouages fréquents dans la vase molle du Papenwasser, remontaient le canal de l'Oder en remorquant des chalans et des allèges chargés de soldats danois.
Le commandant en chef avait invité le contre-amiral à faire débarquer quatre de ces bataillons à Grabow et à les diriger sur Grûnhof, en renfort de la droite; quatre autres allaient débarquer dans la ville même, un peu en aval du