‹ Rome chrétienne ou tableau historique des souvenirs et des monuments chrétiens de RomeChapitre 37 sur 48 · TOMB I · texte numérisé non relu

TOMB I

prit le nom d'Urbain II \ Son caractère inspira une telle confiance aux habitants de Rome, qu'ils chassèrent honteusement Guibert de la ville ; mais le schisme n'en continua pas moins sous la protection d'Henri. Henri triomphait même de la mort prématurée de Grégoire VII et de Rodolphe de Souabe, qui lui avait disputé l'empire ; et ses partisans prétendaient voir dans ces événements la vengeance de Dieu : — « Vous devez donc, s'écriait l'évêque d'Halberstadt, estimer heureux Néron d'avoir survécu à saint Pierre et à saint Paul, Hérode à saint Jean, et Pilate à Jésus- Christ ! »

Le bras de Dieu finit, au reste, par s'appesantir sur Henri. Ses fils se révoltèrent, les populations abandonnèrent son drapeau, et l'on devait voir un jour ce roi, qui avait vendu toutes les dignités de l'Église, solliciter, dans sa misère, une prébende de souschantre à la cathédrale de Spire, cor, disait-il, il avait étudié et savait chanter *.

Cependant l'antipape Guibert dominait toujours à Rome. Chassé par les habitants, en 1089, il était parvenu à rentrer en 1091, et s'était même emparé du château Saint-Ange. »

La pénurie d'Urbain devint alors extrême; il lui répugnait de faire couler le sang, et il n'avait pas les trésors de l'empire pour soudoyer la trahison. Mais Geoffroy, abbé de la Trinité de Vendôme, accourut de France pour l'aider dans sa détresse, n apportait cent marcs pesant d'argent; et son dévouement filial ne

* Urbain II était né à Châlona-sur-Marne.

* C'est du moins ce que rapportent Helmold et Sigonius.

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s'arrêta pas à ce premier secours ; il vendit ses chevaux, sa vaisselle, ses équipages, et du prix qu'il en obtint, il parvint à acheter la reddition du palais de Latran, dont le siège pontifical était souillé par les schismatiques. Urbain nomma Geoffroy cardinal-prêtre du titre de Sainte-Prisca au mont Aventin, et le cardinalat est demeuré attaché pendant trois cents ans au titre d'abbé de la Trinité de Vendôme.

Cette aumône, qui rendait au pape son palais et sa cathédrale, continuait la tradition de dévouement à

l'Eglise, qui, dans les grands périls de la papauté, fut toujours une des vertus de la France. Les pèlerins francs ne cessaient d'ailleurs d'affluer aux tombeaux des apôtres, et quels pèlerins! saint Odilon, saint Hugues, saint Bruno, le pieux roi Robert, pour ne citer que les plus célèbres. Robert fit le pèlerinage de Rome en Tannée 1016, sous le pontificat de Benoît VIII. Au lieu d'or et d'argent, il déposa sur la Confession de saint Pierre une antienne notée de sa main dans laquelle s'était épanché son cœur de chrétien et de poète.

Saint Odilon était le quatrième abbé et le troisième saint de Cluny. Il gouverna le monastère pendant cinquante-six ans et vécut près d'un siècle. La charité, la bonté, la douceur faisaient le fond de son caractère, et telle était la candeur de son imagination, que le titre de vierge lui fut donné comme au pape saint Damase. On l'appelait, lorsqu'il mourut, le vierge de cent ans, virgo centenarius. Odilon vint à Rome sous le pontificat de Clément II. Il était alors plus qu'octogénaire, et il se flattait de l'espoir, disent ses biographes, de mourir près des tombeaux des apôtres ; mais

sa santé affaiblie reprit tout à coup des forces, et la Bourgogne revit encore celui qui s'intitulait modestement : Frère Odilon, le plus misérable de tous les pauvres de Cluny. La mémoire de saint Odilon est attachée à Rome au mont Aventin où il renouvela, dit-on, le miracle de Cana dans un monastère.

Saint Hugues fut le successeur de saint Odilon, et ce fut pendant qu'il gouvernait Cluny que cet illustre monastère donna trois papes à l'Eglise : saint Grégoire VII, Urbain II et Paschal II. Saint Hugues assista, à Rome, au concile qui condamna Béranger, et il fut, pendant toutes les difficultés de la fin du onzième siècle, l'un des conseils les plus écoutés des papes et des rois.

Saint Bruno avait compté Urbain II parmi ses disciples à l'époque où il remplissait les fonctions de chancelier de l'église de Reims. Une fois pape, le disciple fit venir son ancien maître, du monastère de la Grande Chartreuse, pour profiter de ses avis ; mais Bruno ne trouva point dans le tumulte de Rome la solitude qu'il avait cherchée, et il alla avec ses moines demander un peu de paix aux déserts de la Calabre.

Oublierons - nous maintenant l'illustre Halinard, docte et pieux moine de Saint -Bénigne de Dijon, physicien, géomètre, mais surtout puissant en paroles et doué du talent de persuader. Élevé malgré lui sur le siège primatial de Lyon par le vœu des peuples et l'ordre du pape, il l'eût été, après la mort de Clément II, sur la chaire de saint Pierre, s'il n'eût cherché dans la fuite une sauvegarde contre les prières des Romains. Et cependant Halinard aimait Rome avec prédilection; il y faisait de fréquents pèlerinages

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et désirait y mourir près des tombeaux des apôtres. Ce fut en effet à Rome qu'il mourut, en 1052, empoisonné par l'envie. La noblesse romaine le fit enterrer avec un pieux respect dans la basilique de Saint-Paul.

Un autre Français, le cardinal Humbert, occupa, vers le même temps, de hautes positions dans l'Église. Appelé à Rome par Léon IX, du monastère de Moyen- Moutier dans les Vosges, il fut envoyé par lui comme légat à Constantinople et s'y distingua à la fois par sa science ecclésiastique et par sa profonde connaissance des lettres grecques. Après la mort de Victor II, Humbert ouvrait la liste des candidats proposés par le cardinal Frédéric, qui lui-même fut élu par le clergé et par le peuple. Il est peut-être le premier Français qui ait été revêtu de la pourpre.

Au nombre des pèlerins des autres nations que Rome vit dans ses basiliques, au onzième siècle, nous remarquons d'abord Canut, roi de tout le Danemark, de l'Angleterre, de la Scanie et d'une partie de la Suède, ainsi qu'il s'intitulait lui-même. Il vint aux tombeau x des apôtres en 1027, la panetière sur l'épaule, le bourdon à la main, et assista au sacre de l'empereur Conrad. L'une de ses grandes préoccupations fut d'obtenir de l'empereur et des princes qui possédaient les clôtures des montagnes t plus de justice et de sûreté pour ses peuples dans leurs voyages à Rome,

Macbeth, roi d'Ecosse, le meurtrier de Duncan, vint lui aussi à Rome poussé par ses remords :

Duncan m'a dit tout bas : Tu ne dormiras plus ! « Macbeth a tué le sommeil, » comme parle Shaks-

peare, Macbeth doth murder sleep. Macbeth était à Rome, en 1050; il y répandait, disent les historiens, d'abondantes aumônes parmi les pauvres

A ces rois de la Grande-Bretagne viennent se joindre trois archevêques de Cantorbéry, saint Elphége, saint Edelnoth et saint Anselme. Saint Elphége, qui devait terminer ses jours par le martyre sous la hache des Danois, vint à Rome, dans les premières années du onzième siècle. Jean XVIII conçut pour lui une telle estime, qu'il lui donna sa propre étole et l'honora devant tout le sénat romain *.

Saint Edelnoth était près du roi Canut, comme une continuelle pensée de Dieu, qui le ramenait à la douceur et à la justice. Ce fut ce saint évèque qui engagea Canut à faire le pèlerinage de Rome. Edelnoth l'avait fait lui-même, en 1022.

Saint Anselme y vint, à son tour, vers la fin du siècle, fuyant l'Angleterre où son austère vertu ne pouvait s'accorder avec les dérèglements et les injustices de Guillaume le Roux. Anselme fut reçu avec les plus grands honneurs au palais de Latran où il resta dix jours; puis, se trouvant mal du climat de Rome, il se retira aù monastère de Saint-Sauveur dans la terre de labour. Saint Anselme fut un des hommes éminents du onzième siècle, et les âges suivants, avec toutes leurs prétentions et toutes leurs gloires, n'ont rien produit qui dépasse la précision de sa science et la hauteur de sa métaphysique.

Citons encore parmi les pèlerins du onzième siècle,

• Rohrbachcr, t. XIII, p. oit.

5 Id.,, t. XIII, p. 349.

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saint Siméon d'Arménie, saint Alphane de Salerne, saint Brunon de Ségniet l'impératrice Agnès, la pieuse mère d'Henri IV d'Allemagne. L'éducation de son fils lui ayant été enlevée, elle vint à Rome, en l'an 1062, et, s'étant rendue dans la basilique de Saint-Pierre, elle y fit appeler Pierre Damien et lui fit sa confession générale, devant l'autel, avec une grande abondance de larmes. Agnès se retira ensuite dans un couvent près de la basilique vaticane. On voyait autrefois son tombeau dans l'ancienne chapelle de Sainte-Pétronille.

Un jour enfin, dans cette triste année 1093, où le pape Urbain II, chassé du Latran, n'avait d'autre asile à Rome que la tour des Frangipani, c'est-à-dire l'antique Colysée transformé en forteresse, un pèlerin, un compatriote vint s'y jeter à ses pieds. Il arrivait, non point de France, mais de Jérusalem, apportant les douloureuses plaintes de cette veuve des nations, asservie plus que jamais par les infidèles. Sylvestre II et Grégoire VII avaient déjà entendu ces cris de douleur et s'en étaient faits les éloquents échos. Urbain II pouvait-il plus du milieu des ruines qui lui servaient de refuge ? Et cependant il accueille Pierre l'Hermite avec une sainte confiance ; il l'envoie prêcher la guerre sainte dans les cours et parmi ces chevaliers qui s'épuisaient en guerres criminelles. Lui-même, il convoque des conciles à Plaisance, à Clermont, et bientôt retentit, d'un bout de l'Europe à l'autre, le cri du peuple de France : Dieu le veut ! Dieu le veut !

Une troupe de croisés, commandée par Robert, duc de Normandie, et Etienne, comte de Blois, passa par Rome, en 1096, pour aller s'embarquer sur la côte de l'Adriatique. Les croisés trouvèrent l'intérieur de la

basilique de Saint-Pierre occupé par les fauteurs de l'antipape, tandis qu'une des tours l'était par les Romains fidèles à Urbain II. Les schismatiques enlevaient à main armée les offrandes, ou lançaient, du haut de la charpente, de grosses pierres sur les pèlerins en oraison qui n'appartenaient pas au parti de Guibert. On peut comprendre par ces détails dans quel état de désordre et de confusion Rome était toujours plongée. Déjà, en 1084, les chapelles de Saint-Pierre avaient été usurpées par des laïques qui, prenant des mitres et se rasant la barbe, se donnaient pour cardinaux aux étrangers, recevaient leurs confessions et profitaient de leurs offrandes. La nuit, ils volaient, tuaient et s'abandonnaient à de dégoûtantes orgies dans les rues voisines. Il fallut toute l'énergie du caractère de Grégoire VII pour mettre fin à ces abominations.

Urbain II mourut le 22 juillet 1099, quatorze jours après la prise de Jérusalem, mais sans avoir la consolation d'apprendre cette grande nouvelle qui avait été le vœu de sa vie. Il est remarquable que cet illustre pontife ne mourut point auLatran, mais chez son ami Pierre de Léon qui possédait une tour dans la ville. Ce seul fait suffit pour nous révéler dans quel état de délabrement étaient tombées, depuis le schisme, les anciennes demeures pontificales. Paschal II, successeur d'Urbain, consacra ses premiers soins à faire disparaître les ruines. Il rebâtit l'église des Quatre-Saints, détruite par les Normands, et y ajouta un palais où il établit sa demeure, en attendant que le palais patriarcal de Latran fût réparé. Mais la plus célèbre des fondations de ce pontife fut celle de l'église de Sainte- Marie-du-Peuple, près de la porte Flaminienne et du

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lieu où fut le tombeau de Néron. Néron s'était tué chez ^'affranchi Phaon, non loin de la via Nomentana; mais son corps fut transporté, d'après Suétone, à la Colline des Jardins, Collis Hortulorum, où était le tombeau des Domitius. Depuis lors une sorte d'effroi sembla entourer la colline ; on croyait, au onzième siècle, y voir des fantômes; et Paschal voulut sanctifier, par l'édification d'une église, ces lieux maudits *. Sainte- Marie du Peuple s'élève au pied du mont ; elle a été reconstruite par Sixte IV et embellie par Jules II. Des peintures du Pinturicchio et d'Annibal Carrache, des sculptures de Contucci et de Paul Posi en font un des monuments les plus intéressants de Rome moderne.

C'est peut-être, au reste, la seule église dont l'origine appartienne au onzième siècle ; car ces jours de calamités ne produisirent pour l'antique capitale du monde que des ruines. L'art cependant commençait dès lors à renaître en Italie. Alors, en effet, l'architecte Buschetto venait de Dulichium en Toscane *, et y

1 M. de Chateaubriand rapporte à ce sujet, dans une note des Martyrs, une tradition populaire qui court à Rome. « Il y avait « autrefois, dit-on, à la Porta del Popolo, un grand arbre sur lequel « venait constamment se percher un corbeau. On creusa la terre au « pied de cet arbre, et l'on trouva une urne avec une inscription, « qui disait que cet urne renfermait les cendres de Néron. On jeta « les cendres au vent, et l'on bâtit, sur le lieu où l'on avait trouvé « l'urne, l'église connue aujourd'hui sous le nom de Sainte-Marie du « Peuple. » Montfaucon cite une inscription du grand autel de cette église, qui rapporte également cette tradition.

* Les talents de Buschetto pour la mécanique, étaient tels, que dix jeunes filles parvenaient, grâce à lui, à soulever des poids que mille bœufs accouplés n'auraient pu remuer, et qu'un vaisseau n'aurait pu porter en pleine mer. Ces merveilles attestées par son épitaphe prouvent la haute idée qu'avaient de lui les Italien}».

construisait avec les trésors enlevés aux Sarrasins par les Pisans dans le port de Païenne, la magnifique cathédrale de Pise. En même temps, Didier, abbé du Mont-Cassin, relevait l'église de ce monastère avec un luxe inouï. Il faisait venir de Rome des marbres, des colonnes, des chapiteaux ; et de Gonstantinople, des ouvriers en mosaïque, des tailleurs de pierre et des peintres. On dit même qu'il fit apprendre ces différents arts aux serfs de l'abbaye.

Et ce mouvement de renaissance était général : Saint Edouard édifiait Westminster; Saint Odilon faisait venir par la Durance et par le Rhône des colonnes de marbre pour le nouveau cloître de Cluny : « J'ai trouvé une abbaye de bois, disait-il, et je la laisse de marbre. » Son successeur, saint Hugues, faisait construire, à son tour, la splendide église du monastère avec ses cinq .nefs, ses soixante-huit pilliers flanqués de colonnettes, ses quatre clochers et ses vingt-six cloches.

Au fond d'une autre abbaye, à Arezzo, un moine bénédictin, nommé Guy, simplifiait l'étude de la musique, et donnait à cet art une vie toute nouvelle par l'invention de la gamme. Guy fut appelé à Rome par le pape Jean XIX, qui regarda son anliphonaire comme un prodige , raconte ce savant moine, et ne se leva pas du lieu où il était assis, qu'il n'eût appris un verset qu'il n'avait jamais ouï chanter ; et éprouva ainsi en lui-même ce qu'il avait peine à croire des autres. Guy ne put rester à Rome, quelque instance que lui en fît le pape ; car sa santé supportait mal, dit-il, les pays maritimes et marécageux; et il retourna à son couvent. C'était un homme sincèrement pieux : autrefois Pythagore sa-

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criûa pompeusement une hécatombe de cent bœufs pour remercier les dieux de lui avoir fait découvrir la démonstration du carré de l'hypoténuse : la découverte de Guy ne fut pas moins merveilleuse peut-être ; car elle révéla une langue mystérieuse à l'humanité ; elle donna une voix nouvelle au cœur de l'homme ; mais l'humble moine s'estimait trop heureux, si son, génie pouvait lui donner droit à quelques prières. « J'espère, écrivait-il, que ceux qui viendront après nous, prieront pour la rémission de nos péchés, puisque, au lieu de dix ans qui étaient nécessaires pour acquérir une connaissance imparfaite du chant, il ne faut plus qu'un an ou deux, tout au plus, pour faire un chantre. »

On ne peut disconvenir qu'il n'y eût, au onzième siècle, un travail de rénovation généraledans la société. Partout les anciens idiomes meurent, et de nouvelles langues se forment ; partout on sent une énergie, une inquiétude qiû ne demandent qu'à être réglées et conduites pour faire des prodiges. On dirait que plus les crimes sont grands, plus aussi les vertus sont éminentes. Alors saint Romuald fonde les Camaldules; saint JeanGualbert, Vallombreuse ; saint Bruno renouvelle pour ses chartreux les anciennes taures de la Palestine. Peu de siècles virent autant de saints rois sur le trône ; saint Henri réforme l'administration de l'Allemagne, et illustre une couronne qu'avaient déjà portée sainte Adélaïde et sainte Mathilde ; saint Edouard fait un recueil de lois qui est resté pendant longtemps comme le palladium de l'Angleterre ; saint Olaùs gouverne la Norwége; saint Canut ou Knut, le Danemark ; saint Charles le Bon, la Flandre'; saint Etienne est tout.

à la fois le législateur et l'apôtre de la Hongrie ; et sainte Marguerite apparaît comme l'ange gardien de

l'Ecosse.

Enfin, c'est à la fin du dixième et au commencement du onzième siècle qu'on doit l'institution d'un jour spécial de prières pour les morts, le lendemain de la fête des Saints ; institution touchante, qui, rappelant aux cœurs oublieux les affections dont chaque année les dépouille, leur montre d'un côté la tombe, de l'autre le sublime rendez-vous du ciel, et fait monter vers Dieu la grande voix de l'humanité souffrante, comme un

long cri de miséricorde ! .

1 C'est à saint Odiloa , abbé de Cluny, qu'appartient la pensée de cette institution. Elle fut rendue générale pour toute la chrétienté par Sylvestre 11.

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