VI AVERTISSEMENT
(les événements qui se succédaient dans les autres parties de la Péninsule. Mais toutes ces péripéties n’ont fait qu’accroître l’impatience d’une solution. Les mêmes problèmes restent toujours posés, ils ne peuvent se dénouer qu’à Rome ; tous les grands mouvements du monde y retentissent sans cesse, tous ceux de l’Italie y viennent aboutir. Sa mission est toujours de régner ; il semble qu’elle seule puisse donner la durée; nul ne se croit maître de l’Italie s’il ne la possède. La révolution prétend y établir son foyer, comme le monde catholique y veut garder son sanctuaire. Elle est tour à tour le but et l’obstacle des partis contraires, tout s’agite autour de ses destinées. Le reste de la Péninsule peut subir des vicissitudes, mais sans Rome il n’y a point d’unité accomplie. La question romaine ne peut cesser d’être à l’ordre du jour; au milieu de tant de ruines Rome semble rester seule èn présence de l’Europe. Les angoisses même du moment donnent à cet écrit une triste opportunité.
J’avais défendu la souverain jté temporelle Pape, et le témoignage des plus hautes intelligenc a donné à ce principe tutélaire la force d’un axiome. Plus ses ennemis s’acharnent contre elle, plus le sentiment public proteste avec énergie.
J’avais signalé les périls de l’unité italienne, et, à mesure qu’elle avance , elle se charge de les révéler ellemiême avec plus d’autorité que ses plus ardents