‹ Rome devant l'EuropeChapitre 2 sur 154 · DE LA DEUXI^;M^: ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA DEUXI^;M^: ÉDITION

adversaires. Elle a déjà boulevei-sé l'Italie et elle menace l’Europe.

J’avais défendu la Confédération italienne et le traité de Yillafranca. Plus on s’en éloigne, plus on sent qu’il y faudra revenir ; on diffère sur le mode et le temps ; mais au fond, pour les esprits prévovants, c’est le seul dénoûment durable.

J’avais repoussé l’introduction du Code Napoléon à Rome : les jurisconsultes romains m’ont remercié d’avoir justifié leurs institutions, et chez nous de graves magistrats m’ont écrit que c’était pour la France le temps d’améliorer, et non d’importer ses lois.

Tout en soumettant avec respect quelques idées de réforme à la libre initiative du Saint-Père , j’avais rappelé que les concessions imposées ne satisfont jamais les peuples et ne servent jamais les rois : on a vu ce que veulent ceux qui les exigent et ce que deviennent ceux qui les font.

Enfin je m’étais élevé contre le principe absolu de non -intervention qui détrône le droit, consacre la violence et inaugure le culte de l’impunité sociale. Le Piémont s’est chargé de confirmer mes paroles, en intervenant pour la révolution et en mettant l’Europe au défi d’intervenir pour l’ordre et la justice.

L’Europe a déjà relevé le défi en s’armant pour la Syrie ; refusera-t-elle à l’Italie le secours qu’elle en-

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