UNE VISITE AU PALAIS DES CÉSARS
Fantasque humanité ! Tranquille dans ma loge Je contemple la scène où tu poursuis ton cours.
Comme l'aiguille de l'horloge, Tu semblés immobile.... et tu marches toujours.... Tu voles vers un but sublime mais occulte A travers mille efforts et vœux extravagants, Et tu changes de lois, de langage, de culte, Comme on change de bas, de chemise et de gants. Tour à tour tu confonds, tu maudis ou tu prônes Le bon et le mauvais, l'aimable et l'odieux; Tu dresses des autels, des bûchers et des trônes ;
Ta fais des rois, tu fais des dieux; Fuis, tu souffles dessus, au veut tu les disperses ; Tu ris de leur néant dans ton éternité, Et tu dis : « Grecs, Komaius, Celtes, Etrusques, Perses,
Avez-vous jamais existé ? »
Il n'est rien ici-bas qui ne soit transitoire.
Ce monde est un théâtre, une auberge, un bazar,
Et chaque phase de l'histoire
Est un festin de Balthazar.
Toujours Maité TJiêheï est écrit dans nos fêtes P* mi dont le doigt est toujours obéi ;
urs, un volcan fume et gronde sur nos tètes :
itome est une autre Pompai.
ton manteau funèbre, o Temps ! tu l'enveloppes... sol impérial, le sol républicain, Jormcnt sous l'herbe. En vain, semblables aux Cyclopes Travaillant unit et jour dans l'antre de Vulcain, Vingt siècles tout puissants par de là les Brctagnes
Arrachaient de leurs fondements
Les collines et les montagnes
Tour en faire des monuments ;
Sur les sept coteaux, pour couronnes,
Posaient des palais éclatants ;
Plantaient des forêts de colonnes
Avec des dieux pour habitants....
L'humanité, rebelle aux préceptes orphiques, Volage en ses amours, aveugle en son courroux, A brisé ces palais, ces temples magnifiques, Comme un enfant mutin qui brise ses joujoux.
En méditant ainsi, nous parcourons les fouilles De ce mont glorieux où l'aigle avait son nid. Nid de porphyre et d'or, d'ivoire et de granit. Où, du monde conquis, il serrait les dépouilles.
Ces murs abandonnés aux ronces, aux lézards, Et qui semblent honteux de leur ignominie,
Par une cruelle ironie, Portent encore le nom do Palais des CÉSAR».
Quand la lune à minuit pend humide et blafarde. Les ombres des Césars peuplent l'air frémissant. À travers ces vieux murs, la lune les regarde; Leurs victimes sans nombre à l'entour font la garde Avides de vengeance et friandes de sang.
Némésis les bannit des ténébreux royaumes Et, dociles à son signal, Aucun de ces bourreaux-fantômes Ne manque à l'appel nominal.
Je vois étinceler leurs yeux sous leurs fronts blêmes ; Je vois battre leurs cœurs dans leurs seins dévastés....
Ils s'arrachent leurs diadèmes, Car, ils sont condamnés à se punir eux mêmes
De toutes leurs iniquités....
Ces honnêtes Césars que l'histoire dénigre.
Tibère le chacal, Auguste le lion,
Claude le loup, Néron le tigre, Ils subissent enfin la loi du talion I
Line vapeur de sang ternit la nuit sereine....
Les spectres font entendre un hurlement affreux....
Le Palais devient une arène
Où ces monstres luttent entr'eux.
L'un sur l'autre, avec rage, iïs fondent en désordre ; C'est un duel à mort. Impétueux, ardents, On les voit s'attaquer, se défendre et se tordre
Sous l'effort des mains et des dents.
Les voûtes profondes mugissent Sourdement, comme des taureaux, Et les victimes applaudissent Au supplice de leurs bourreaux.
Et pourtant sous le poids de cette tyrannie Les nations goûtaient la paix et l'harmonie; Sous ce sceptre de fer, l'or flottant des moissons Enrichissait au loin ces plaines désolées ; Des villas, des jardins, des arcs, des mausolées, Festonnaient ces chemins hérissés de buissons; Et Rome qu'aujourd'hui tant de misère navre, Était de l'univers ïe centre et le flambeau.
Depuis qu'elle adore un cadavre,
Qu'elle a pour autel un tombeau, 1
1 La eh il le Je Rome date du Iriumphc -Lu Christianisme, cl I» emli- -atiou ne réparai qu'an l&* siècle avec la rrnnissanre des éludes cla»ique>(.
tes apolagifiet du Clirlstianîsme pi Rendent qu'entre autres bien, fjils, on lui doit l'abolition de lu senïlude antique. Crue lostilolioQ dejn r»>'iimrol ébranlée par Sparlacu», éliil sur son dctlio, quand le Chrittiomsuiï parut. Deux Imns chreiien: rendirent une nouielle ïie A la senïwde expirante. L'empereur Cliarleoia^iie. que l'église a eanonnée, faisait
Elle ianguit sans force et le désert la ronge
De tous côtés, comme un remord.
Le souffle empesté du mensonge 1 Autour d'elle, partout, a répandu la mort.
Les villes d'aujourd'hui sont aussi des cavernes Où par le crime heureux l'honneur est terrassé,
Et les tyrans des temps modernes
Valent bien ceux du temps passé.
Mais toute grandeur manque à leur rage ennemie; Clio leui a fermé ses tablettes d'airain, Et Tacite n'a pas, d'un trait de son burin, À l'immortalité voué leur infamie.
Lisez le moyen âge et compare?;. Je crois Que ]a palme revient aux suppôts de la croix.
Des oppresseurs chrétiens foulent comme la grappe L'épouse des Césars, la reine des humains.
Les braves de la France et les sbires du Pape Ont muselé sa bouche et garrotté ses mains.
vendre sur tous le niarcliés de l'Europe les Shvei qu'il ramenai! Je ses expéditions lointaines. Delà, le mol eictaet (tlanu, etlatut, ctelooia ; voy. Diicangc), qui implique un plus liant cle^ré de misère que le mot latin serf. Au seizième siècle, l'évéque Las Cases, ton. lu: dos sou lira ne es des mal Ei eu rem Américains, imagina de leur substituer des noirs dans les li'jivaux di'S mi 11 ps ; ainsi naquit la traite des nègres.
Il est donc elair que le Christianisme a relevi, propagé et développé l'esclavage. C'e.-l la pliiUi-npliic <[ui en u demande, el qui on demande enraie la suppression.
1 11 est grondement temps do dire tout liaul ce que tous les honnèlcgeus pensent tout Las.
Oh, rendez-lui Néron, Claude ou Galba — n'importe I Alors elle était libre, elle était grande et forte; Vous respectiez alors la mère de Caton, Pontifes 1 de l'erreur, sicaires du conclave. Qui traitez aujourd'hui cette royale esclave, A coupa de sabre et de bâton. 8
Aujourd'hui comme alors !a terre n'est féconde Que pour les charlatans, les voleurs et les fous.... Idiots et fripons! Partagez- vous le monde!
Vous en avez le droit : il fut créé pour vous.
l'égord de lliaiic; l'iulie n'a pas .le meilleur ami que l'empereur Napo- 1™n III. Le prince qui a juui sa ik* il -a coiiiuiiiii' à Jl.i-fula et il Sulferino l'sl, a mes yeux, le plus irai rcnr&enlaiil de l'iiulrptiulaiice des peuples.
Et l'humanité marche et Dieu la glorifie.
Elle sort des horreurs de l'éternelle nuit. 1 Et le flambeau sacré de la philosophie Dans des sentiers meilleurs l'éclairé et la conduit. Nous avons dépassé l'âge théologiqne, L'âge de la science ouvre son seuil vermeil.
L'avenir brille au loin comme un palais magique ; L'avenir nous sourit beau comme le soleil.
Bientôt, la vérité par l'erreur poursuivie Reconquerra sa place au banquet de la vie, La justice et la loi se donneront la main, Et les religions, fléaux du genre humain, 2
De tous nos maux cause première, Tomberont sous les coups de Descarte et Newton,
Comme tomba l'impur Python Sous les dards enflammés du dieu de la lumière.
1 Lu moyen Age qui finit il [n 1 inc. et ijnï uiiniil rrpris (nul sou empire sans l'Invention île lu vapeur.
1 Les religions (tri l.ml que ilopiu-) sont la |iriin:i[iiili- cause île} dissensions et des guerres cntie les hommes. E-I ■ ■ i éludant ùYs idées finisse* sur U naltirc et sur le Gif.ilrur, elle- iiilii-liennent l'ignorance qui engendre tu misère, fl lu ïii ju-i-slitiuii ijnî i-n^ciulrr le r.miilisinr. Tour lr* peuples murs il n'y s pas d'autre religion que hi morale, la lui et lu
Je dis m Imil que dogme, p:iieequc liicn îles gens, pur religion, entemlenl la morale qui est tout nuire ehuse, qui es! tout ù fuît indépendante île la religion el qui est aussi uncieniic que le monde, lu ml i s que les religions sont, curn jt;i i-ii I i vejiu-nt , iiiuilerurs.
UNE COURSE À FRASOATL
Affranchis dos devoirs du monde et de l'étude Dont le joug sur nos fronts s'est trop appesanti, Noua allons respirer l'air de la solitude Sous les bosquets de Frascati.
Nous cherchons le plaisir. Le plaisir, c'est la vie.
Il émouBse la haine, il amortit l'envie,
Iî nous rend bons, humains, digues des saints parvis.
Il repétrit en beau notre imparfaite argile....
Mortels, amusez-vous ! Voilà mon évangile ;
Qui n'aime le plaisir a tort.... à mon avis.
Vers les neuf heures ou s'embarque.
On s'élance au grand trot le long des aqueducs. A ee propos, quelqu'un remarque Qu'ils sont les plus anciens des ducs Et par conséquent les plus nobles.
Noua gravissons la côte entre deux verts massifs, Nous admirons les bois, les fermes, les vignobles, Les villas, frais Edens peuplés d'heureux oisifs.... Les fleurs ouvrent leur coupe argentée ou vermeille Au papillon volage, au bupreste, à l'abeille,
Qui s'en disputent le nectar....
Par l'exemple excité notre appétit s'éveille.... Déjà devant l'hôtel s'arrête notre char.
Un gîte nous attend. De son mieux on s'arrange,
On cause et chacun fait l'aimable ou l'érudit.
Puis, on se ressouvient que Lafontaine a dit:
Eh! que faire en un gîte à moins que l'on ne mange ? 1
La nature est si belle et le ciel est si pur 1
Tant de volupté pleut de ces lambris d'azur !
Mangeons donc et trinquons à la grâce, au génie !
Vive la sobtude en bonne compagnie !
Vive ce vin fumeux dont la chaleur bénie
Pénètre dans nos chairs et jusque dans nos os,
Et même aux plus sensés fait battre la campagne !
Je crois à la vertu des femmes et des eaux ;
Mais je crois eneor plus à colle du Champagne.
Le Champagne nous rend gais comme des païens;
Il calme tous les maux, il donne tous les biens.
On oublie et la Bible et ses jérémiades,
On croit vivre au bon temps des dieux joyeux et gras ;
On voit danser en chœur les nymphes, les dryades ;
On se mêle à leurs jeux, on tombe dans leurs bras,
i Eti que faire en un K ilc a moins que l'on ne eangi!
Li Fomim, le lièvre cl Ici jrciiourïit».
On se fait un manteau de leurs soyeuses tresses, On s'enivre d'amour, de baisers, de caresses.... Rêves délicieux que met à la raison Le moindre capucin qui point à l'horizon.
Nous nous acheminons vers ces hauteurs superbes D'où Cicéron faisait tonner sa grande voix ; 1 Où Tusculum se tient caché parmi les herbes
Comme un nid d'oiseaux dans les bois.
Nous suivons un sentier constellé d'églantines,
Et, comme un féerique concert, Nous entendons tinter les cloches argentines
Dans les profondeurs du désert. * Désert fameux qui vit ces peuples qu'on renomme Venir, la corde au cou, baiser les pieds de Rome,' Honteux, mais refoulant leur rage dans leurs cœurs ; Qui les revit plus tard, forts (le leurs longues haines.
Se faire une arme de leurs chaînes, Battre leurs conquérants et vaincre leurs vainqueurs.
Ça et là, quelques tours, quelques tertres sauvages Quelques sépulcres au front nu, Marquent les étapes des âges Sur la route de l'inconnu....
1 Le sommet Je la colline de Frasenli est occupe" par les ruines itc Tusculum, Près île lu, Cicdron mil une mitson où il Écrivit ses leili-es it
! La campagne île Rome qui s"clend nue cl désolée, îles collines lilsculanes jusqu'à la mer lyn liën ienne.
L'Inconnu, qui préside à toute chose humaine ! Qui maîtrise le sort, qui nous liante et nous mène De surprise en surprise au bord de l'infini'!... 1 /Infini ! Précipice où manque la lumière!
Où nous nous élançons la tête la première, Comme un cheval de Franconi!
Et nous montons toujours ! Et des villas charmantes
Souriant comme des amantes, Semblent dresser pour nous la couche du loisir,
Et de l'ivresse et du plaisir Nous présenter la coupe aux lèvres écumantes....
Les chênes, les lauriers et les pins parasols
S'entrelacent sur notre route.
La tendre voix des rossignols
Gémit sons cette verte voûte....
De temps en temps, se mêle à leur douce chanson
Le sifflement aigu des merles, Et les rayons du jour roulent comme des perles À travers les rameaux, sur rémail du gazon.
On voit le vent du nord aux fantasques allures Rasant les ravins et les prés, Tordre comme des chevelures Les longues cîmes des cyprès....
Puis, des acacias forment notre cortège
Et bercent sur nos fronts leurs panaches de neige ;
Les genêts à nos pieds étalent leur trésor
Et sèment sur nos pas leurs belles gerbes d'or.
Nous voici parvenus au sommet des collines
Où s'amoncellent les ruines
De la villa de Cicêron.
Cicéron, dont le nom dérive de pois chiche,
Etait un orateur très riche.
Très- éloquent et très-poltron.
C'était un moraliste à la conscience ample, "Disant: * Suivez ma loi, mais fuyez mon exemple. »
Dans ce délicieux séjour Au sein de l'opulence, entouré de maîtresses.
Il prêchait contre les richesses,
Contre le vin, contre l'amour.
Nous passons au théâtre ombragé de viornes; Là, le regard embrasse un horizon sans bornes ;
Là, d'innombrables spectateurs Jouissaient à la fois, selon l'antique usage, 1 Des plaisirs do la scène où jouaient les acteurs
Et des beautés du paysage.
Au spectacle, chez nous, nul ne va sans danger; On est sûr d'y gagner des rhumes, des entorses....
1 Les Grecs, et les Etrusques leurs disciples, (aillaient leurs llit&trw dans des montagnes dominant une nustu étendue Je pays.
Mais tant d'émotions ont épuisé nos forces :
Nous faisons dn théâtre une salle à manger.
On nous sert des poulets, des pigeons, des sarcelles :
A notre enthousiasme on rend ainsi des ailes.
On nous verse à longs flots le jus le plus ambré :
Cela soudain ranime, en nous, le feu sacré.
Le plus êclopé saute et redevient ingambe,
Et le plus prosaïque entonne un dithyrambe :
« Salut, vallons heureux, points de mille couleurs !
Golfes de verdure et de fleurs Où les blanches maisons brillent comme des cygnes ; Volcans éteints, vêtus de profondes forêts, Cratères convertis en lacs riants et irais,
Bancs de lave plantés de vignes !
- Salut, humbles coteaux d'olive festonnés !
Fier sommet 1 qu'autrefois décoraient les colonnes Où les triomphateurs suspendaient les couronnes Des rois vaincus et détrônés !
« Salut, pyramidal Soracfce, Où la Muse et l'abeille ont butiné leur miel! 2 Tivoli, balançant au vent ta cataracte,
Légère comme un arc en ciel !
' Le Manie Gi™ où s'ilevait lu temple (le Jupiter Lalinl, ilnus lc(|twl un déposait les principales d^nmilles des rais vaincus. Voyei a la page 24 ilcux sonnets italiens que m'ont .'lé inspirûs l'un par Monte Csvo, l'autre par TÎYûli.
» Horace a cit.: le Soracte dans l'Ode 2 du livre II.
« Lieux enchantés, jardins, qu'un soleil pur arrose, Collines de saphir et campagnes de rose, Mer aux flots purpurins sans tache et sans reflux!... Près de nous, Tusculum et son vert acropole ;
A nos pieds, Rome et sa coupole
Hospice des dieux vermoulus !.'.. 1 Car enfin les vrais dieux vont venger leur insulte!
L'amour, la vertu, la beauté,
Le génie et la liberté Vont voir se relever leurs autels et leur culte....
En attendant ce jour nous allons boire un coup Dans la villa Conti rivale de Saint Cloud.
L'un s'assied sur le bord d'une vasque de marbre, L'autre sur le gazon, l'autre sur un tronc d'arbre. On entame un pâté juteux, appétissant, Tandis qu'un autre narre un scandale récent.
« Une dame, un monsieur.... c'est déjà tout un drame.... Se promenaient un soir dans ce nouveau Meudon. Le Monsieur récitait, pour amuser la Dame.
L'épisode fameux d'Enée et de Didon....*
' Il n'y II qu'un moyen île rihULIilii: 1:1 rjliesliiui nimnilU", c'esl celui qu'«ra ployèrent Henri VIII en ingleterre et Pierre I en Russie.
! Je suppose dans la trudiirlimi italienne île Car» ou dans tu Irmluccïion française. île Dclille, car il csl rnre qu'une diimc 80 il eu élut de rompu-mlrr. le l ilîn.
Pour mieux goûter la grâce musicale"
De ce morceau plein d'un charme secret,
Pour ajouter à la couleur locale
De ces détails palpitants d'intérêt, Ils entrèrent dans une grotte.
Une grotte est chanceuse et gare à qui s'y frotte! Mais cela sied an genre épique et pastoral.
Et tout poème long, ennuyeux et moral Doit en contenir une où le héros se sauve Kt qu'il sait, au besoin, transformer en alcôve.
Ils en étaient de ce beau chant
Au passage le plus.... touchant.
Lorsqu'un Argus, un ogre, un cornard peu commode, Bref, le diable en personne, apparut à leurs yeux, Et ne leur permit pas d'achever l'épisode Que la Dame déjà trouvait délicieux !....
Ceci rappelle l'aventure De Françoise de Itimini :
L'époux n'attendit pas que la belle eût fini Son intéressante lecture.
Et l'envoya d'un seul revers Terminer le livre aux enfers....
Les pères, les maris sont gens sans courtoisie.
Ils détestent la poésie :
Ils eussent au berceau sans remords étouffé Tous ces chantres joyeux dont l'esprit nous amuse,
Et de tous les fruits de la Muse Ils' feraient volontiers un vaste auto-da-fé.