‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 18 sur 101 · ET · texte numérisé non relu

ET

qui est à trois mille pieds au-dessus du niveau de là | Eufin.

mer, la végétation cesse ; encore quelques hêtres ici | Lo Go ‘ st

{ . A + joœn 66 Ÿ ni ‘ :

et là, puis le rocher âpre et sauvage, qui ajoute an humfde:

saisissement du regard celui de la pensée.” TT,

Il était environ quatre heures et demie quand nous déconvre

sommes arrivés à l'hôtellerie des RR, PP. Dominicains, M

D che: c gardiens de la Sainte-Baume, depuis 1295. Le soleil à L d'après la empourprait de ses derniers feux les cimes capricieuses des Alpes et du Piémont. Spectacle magnifique ‘.…

sans doute ; mais, d’une autre part, comme la nuit «e

Aou prières, de la saint Que de :

faisait aux flancs du rocher et enveloppait rapidement, +. Ârrs

de ses ombres les abords de la Grotte, au point de nots ni

te à , n A € a) \ tre "site & .

obliger À remettre au lendemain notre visite, nou Arations d

nous disionus en soupirant: ‘Quel malheur, tout LS, r ï Do 4 même, de n'avoir pas amené avec nous ce cog de Mar, riston

seillais dont le chant magique fait lever le soleil ! LE Chitw

Cependant, il fallait bien nous résigner à notre sort, harmer sa et ce fut relativement assez facile, grâce À l’amabilit ifications, du R. P. Espanet, supérieur du couvent. pas quand

Le lendemain, À la pointe du jour, nous prenons let sept fois sentier tortueux qui conduit à la Sainte-Baume. ON | Bonmet du notre cœur battait bien fort à mesure que nous approl Minc saint P. chions. A peine nous retournons-nous un instant, primer. Sai Ja lisière du bois, pour jouir du beau lever du solëlie Thabor € illuminant de reflets argentés les blanches crêtes dec saint Pi Alpes. + ansfigurat

niveau de la Enfin, vers lex huit heures, nous y voilà !

ues hôtres ici Lu Grotte est élevée et spacieuse, mais fraîcl

qui ajoute an humide, Le rocher qui la forme est d'une belle coue,” leur, veiné de jaune et de gris clair. Au fond, on ie quand now 4 couvre une sorte de petite terrasse parfaitement » Dominicains, 8 sèche: c'est le Lieu de la Pénitenc où Madeleine,

295. Le sol d'après la tradition, se tenait presque continuellement

es capricieuses MS «1 prières. On y voit une superbe statue en marbre

agnifique !… de là sainte, — riche cadeau de Mgr Dupanloup.

mme la nuit se} Que de touchants souvenirs se pressaient alors dans

ait rapidement Mnotre Îme! Vraiment “ce lieu est saint !” Pendant

a point de no, te années, il a été le théâtre des sublimes contem-

re visite, nou plations de Marie-Madeleine et de ses austères péni-

alheur, tout ( Mences, Là se sont passés les faits les plus inouïs de

ee coq de Ma on existence. Les anges la visitaient chaque jour, et

k £ 1 52 - £ - à ; le soleil ! Mc Christ venait fréquemment, par sa présence sensible, er à notre so Sharmer sa solitude et adoucir les rigueurs de ses morce À l’amabilit

ifications, — Ecoutons Lacordaire : “ Je ne m'étonne Das quand la tradition me raconte. que, chaque jour, ous prenons let sept fois par jour, elle était enlevée de sa grotte au ce-Baume, OL SSSommet du rocher qui la couvre, pour entendre là ce ué houë apprel Due saint Paul déclare avoir entendu sans pouvoir l’ex- , un instant, rimer, Saints ravissements !.. La Sainte-Baume a été lever du solélMie Thabor de sainte Marie-Madeleine. Plus heureuse ches crêtes deue saint Pierre, qui disait au Seigneur le jour de sa

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guration : Zlnousest bon d’être ici, J'aisons-y trois

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lentes ; Madeleine a eu cette tente refusée an prince des apôtres. Elle y à vécu solitaire entre les pénitences de la grotte et les ravissements de la hauteur.”

Quel poème ineftable et divin ! = Ce jour-là; nous en avons savouré à notre aise le charme indéfinissable, Et, l'instant d’après, quand, dans cette grotte toute embaumée des souvenirs et du nard de Madeleine, je célébrai la sainte messe ; quand je lus, à l'Evangile, la scène ineftable de L'onctian de Jésus par l’ancienne pécheresse ; quand je vis couler ses larmes, avec les parfums, sur les pieds du divin Maître, comment ai -je pu retenir les miénnes ?... Dieu le sait.

Quoi qu’il en soit, cette journée comptera parmi les plus belles et les plus inoubliables de ma vie,

Pour couronner ce pèlerinage, il fallait aller à Saint. Maximin, où se trouvent et le tombeau et les reliques de Madeleine.

En eftet, lorsque vint l'heure où sainte Marie- Madeleine devait passer de son extase terrestre et interrompue à l’extase immobile de l'éternité,” elle fut portée par les anges, aux bords de la voie Aurélienne, au point où cette voie coupait la route qui mène de la Sainte-Baume À Saint-Maximin. «A quelques pas de là s'élevait le modeste oratoire de saint-Maximin, près

du b d'Ant il l'y sang « elle s corps sa sép les rel:

une in Part à Saint magnif remp'a nou; de Madele en face, Aun Madelei c’est le.

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du bourg qui est appelé Tegoleta dans l'Itiné aire d’Antonin. L'évêque y attendait l’amie de son Maître ; il l'y reçut, lui donna la communion du corps et du sang de Jésus-Christ, et, prise du sommeil de la mort, elle s’endormit en paix. Saint Maximin déposa son Corps dans un tombeau d’albâtre et lui-même y prépara sa sépulture, en face du monument où il avait enseveli les reliques qui devaient appeler sur ce coin du monde une immortelle illustration”?

Partis de la Sainte-Baume, à 10 heures, nous étions à Saint-Maximin vers une heure de l'après-midi. Une magnifique église, construite par les Frères-Prôécheurs, remplace aujourd’hui l’oratoire d'autrefois, Hitonsnou; de descendre dans la crypte. La tombe de Marie- Madeleine est toujours là, mais vide: c’est sur l’autel, en face, que reposent les reliques de l’illustre Sainte. Au milieu, dans un buste d’or, voici le chef de sainte Madeleine, Sur le front, on remarque une tache blanche ; c’est le Mol me lanyere, l'endroit béni que le Sauveur avait touché, au matin de Pâques, en lui disant : “ Noli Me tangere,” “ ne me touche pas.” A la gauche du spectateur, un reliquaire d'argent doré contient l'os du bras droit, avec lequel elle avait versé deux fois le parfum sur la personne sacrée de Notre-Seigneur, A droite, un vase de cristal renferme une poignée de terre prise par Madeleine sous la croix du Cal aire, et

tout imprégnée de sang divin. Or, longtemps, jusqu’à la Révolution où l’on profana cette relique du Gol gotha,

le sang de Notre-Seigneur, comme celui de saint J anvier, à Naples, se liquéfiait le vendredi-saint, après la lecture de la Passion. — Enfin, tout près du chef de sainte Madeleine, on conserve dans une ampoule en cristal cette particule de chair du Noli me tangere, retrouvée intacte, vive, mobile, transparente, quand on ouvrit le tombeau au XITIe siècle,

Telles sont les reliques insignes de Marie-Madeleine

à Saint-Maximin ; tels sont les restes sacrés de cette De Mu illustre Sainte, dont la mémoire impérissable, comme ct le l'Evangile, fera À jamais le ravissement des âmes Sid

des fi

extatiques, et la consolation, la force, l’espérance des cœurs coupables !

terre pc ses riche

Prado,

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ouvée

nids SIXIÈME LETTRE

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cette De Marseille à:Roine Rome— Fètes (le Noël La Siinte Crèch2 omme ct le Santissimo Banbino — Sur lu voie Appienre — Une à e se des aux Catacombes — Le ;on «'urchéstogie

chrétienne — Ouverture des fètes jubiluires — (

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Roue, le 19 Janvier 1898.

RUE 0 js E 17 décembre, je quittais Marseille, en “4 a “x route pour Rome, Certes, il en coûte

de dire

ME # adieu à la vieille cité phocéenne, ke d'une be :

auté si austère et SY tout différent des villes de la France.

d’un aspect du nord et du centra ‘Assise aux pieds des Alpes de Provence, elle semble tourner le dos à Ja

terre pour ne r a mer d'où lui viennent

egarder que ] ses richesses et sa gloire, Les allées ombreuses du

Prado, les Sompiueuses bastides abritées sous le:

élégants parasols des pins d'Italie, et surtout le fameux

port de la Joliette donnent À la ville un air imposant

de grandeur. D’innombrables vaisseaux de toute

forme, de tout pays, dorment Ià sur leurs ancres. Des rochers bleuâtres, au front couronné de tours et de forts, veillent en sentinelles avancées À la sûreté de la France ; d'innombrables petites barques, aux blanches

voiles, glissent au milieu desîlots, sillonnant les flots comme une troupe d'aleyons effrayés, Enfin, plus loin, la mer s'enfuit À l'horizon, déroulant sa vaste ceinture, du sol bien-aimé de la patrie aux plages désirées d'Italie et de Terre Sainte.”

Mais il faut partir.

Le temps est beau et le parcours pittoresque. Ici et là se déroulent devant nous des plantations d’oliviers, dont les fruits pendent encore aux branches.

À quarante-deux milles, voilà Toulon, port militaire important, au pied de hautes collines et au fond d’une baie profonde. Plus loin, Cannes, renommée pour la douceur de son climat, et agréablement située sur le penchant du Mont-Chevalier, qui se prolonge dans la Méditerranée par un promontoire étroit, couronné d’une tour antique et de Notre-Dame de l'Espérance, A mesure que nous approchons de Nice, les palmiers se font plus rombreux, plus beaux, plus élégants, plus

élancés.

An Alpes sa pla marie soleil Protés elle jo nière, verdoy “ Pron bordée en font

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Arrêtons un instant dans cette ville, le chef-lieu des Alpes Maritimes. Grâce à son climat exceptionnel,

sa plage admirable, ses arbres toujours verts “qui

marient aux flots bleus leurs feuilles avivées par un soleil d'Italie,” Nice est l'Eden des stations hibernales,

Protégée de toutes parts par de hautes montagnes,

elle jouit, même en hiver, d’une température printanière, Et son jardin publie, émaillé de fleurs, ses verdoyants parterres, ses places, ses boulevards, sa “ Promenade des Anglais ” large de soixante pieds, et bordée de palmiers à perte de vue, tous ces avantages en font le rendez-vous favori des étrangers,

Seulement, si autrefois on la nommait gracieusement Mizza la Casta, (Nice la chaste) pourrait-on encore le faire aujourd’hui sans manquer à la vérité?

Le dimanche 18 décembre, je célèbre la sainte messe dans l’église Notre-Dame, vaste édifice néogothique, où se presse une foule nombreuse et recueillie,

Pourquoi faut-il quitter si tôt ce petit Paradis terrestre ? …, Rome nous appelle !

Prenons la route de la Corniche, au bord de la mer dont les vagues argentées étincellent de mille feux. Grâce aux tunnels, nous passons incessamment de l'ombre À la lumière, de la vision fantastique d’une villa, accrochée À Ja montagne, à une éblouissante échappée de vue sur Ia plaine liquide.

En effet, 4 la route qui relie Nice à Gênes jouit d’une réputation cosmopolite ; les touristes et les poètes l'ont célébrée à l'envi. Elle justifie bien son nom : c’est la corniche d'un mur grandiose formé pur les rochers qui surplomblent la Méditerranée, Le sentier de pâtres, devenu voie romaine, a été élargi par les Français, et, tout un jour et toute une nuit, on suit les sinuosités de ce chemin sans égal qui tantôt côtoie les rivages où les oraugers, les cédrats, les palmiers croissent dans une atmosphère parfumée, et qui tantôt s’élève vers les hauteurs al Pestres couvertes de sapins sévères. Et alors tout là-bas, à des milliers de sieds au-dessous, la mer étend dans l’immensité son mobile azur qui se confond au loin avec eclui du ciel ; et l’on voit se dessiner ses contours en golfes, en ports, en Caps qu'a jaunis, dorés, embrillantés le bloud Phébus.

“Mer classique de la poésie et des grands souvenirs, salut! Tu Laignes tous les rivages historiques : l'Italie, la Grèce, l’Asie mineure, la Syrie, la Palestine, l'Egypte, l'Afrique, l'Espagne, la Gaule. Tu as porté toutes les

elvilisations, toutes les grandeurs, toutes les décadences

de l’ancien monde. ITomère a chanté sur tes rivages ;

Démosthène à ému tes flots de sa puissante éloquence ; sur tes promontoires, Pythagore et Platon racontaient l'harmonie des mondes, Et puis surtout, incomparable honneur! tn fus le grand chemin de Dieu aux premiers âges du Christianisme : Pierre, le pêcheur de

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Quel aperçoi niers, € celle de rieures, dans ce de 8’, t:

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enirs, talie, ÿpte, es les ences CS ; nee ; tient able prer de

Galilée ; Paul, le faiseur de tentes ; apôtres des temps primitifs; docteurs de l'Orient et de l'Occident ont passé sur tes flots bleus, porteurs de l'Evangile et de Ja civilisation chrétienne. Maintenant encore tu es la mer catholique : c’est toi qui conduis à Rome les pèlerins du monde entier, servante des serviteurs de Dieu !”

Pour nous, pressé d’arri ver, poursuivons notre course. Bientôt Monaco, Monte-Carlo, Menton, bâtie en amphithéâtre, et la perle des rivages méditerranéens, Ventimille, sur la frontière de l'Italie, toutes ces villes se succèdent comme par enchantement sur notre passage.

Quels ravissants Paysages : Partout, dit Reclus, on aperçoit la verdure. Près du rivage, celle des citronniers, des orangers, des arbres exotiques ; plus haut, celle des oliviers ; plus haut encore, sur les pentes supérieures, celle des pins. Le climat est si uniforme que, dans certains hivers, la température la plus basse est de 8',tandis qu’en été la chaleur tempérée par la brise marine est moins élevée qu'à Paris. On peut dire ici sans métaphore :

Crescono le frutta Sotto la man che coglie.

“ Les fruits croissent sous la main qui les cueille,”

Après avoir subi, à Ventimille, les minutieuses inves-

tigations des oficiers de douanes, qui, par parenthèse,

ont un goût prononcé pour les cigares et les cigarettés,

nous saluons en passant Bordighera, la Jéricho de

l'Italie ; San Remo ; Port Maurice, patrie de saint Léouard ; Savone, célèbre par la captivité de Pie VIT, et enfin, la cité des Ligures, Gônes la Superbe,

Je revois avec plaisir ses riches églises, ses palais de marbre, son Cumpo Santo où cimetière si justement rensmimé, le colossal monument de Christophe Colomb sur la place de la gare, et la superbe cathédrale de Saint-Laurent, bâtie en assises alternatives de marbre blanc et noir.

Depuis Gênes jusqu’à la Spezzia, la voie ferrée traverse quatre-vingt-neuf tunnels et plusieurs viaducs, dans nn espace de vingt-trois lieues; c’est peut-être unique au monde.

Voyez-vous là-bas Arcole, illustré par lPun des plus brillants exploits du jeune Bonaparte ; Carraïe, dont le marbre statuaire n’a eu de rivaux que le Paros et le Pantélique ; plus loin, le dôme de Pise et la tour penchée ?...,

Bref, nous voici À Rome.

k*% Elle est toujours grande, vive, profonde, l’impres-

sion du pèlerin catholique qui arrive dans la Ville Eternelie.... Plus grande encore, plus vive et plus pro-

fonde | chrétie veilles, tonsurc sicerdo trop pe les exp

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fonde l'émotion du prêtre qui revoit la upitale de la chrétienté ; qui en connaît déjà les incomparables merveilles, qui y a fait son séminaire, qui à reçu là, avec la tonsure et les ordres sacrés inférieurs, le cn actère sicerdotal !... Je m'arrête : ces détails me paraissent trop personnels, trop intimes, et d'ailleurs chercher À les exprimer scrait les amoindrir. Passons.

Et pourtant, comment résister au plaisir dé citer cette page magistrale, qui vous fera mieux connaître et mieux aimer la cité des Papes ?

“ Rome, dit l'abbé Boulfroy, est une ville unique au monde, une ville SrAve, tranquille et fière comme ses habitants. Aucune cité ne possède le privilège d’exerer une attraction aussi puissante et de provoquer des attachements aussi durables,

“ N'est-elle pas la tombe des Apôtres, l'arène des martyrs, la demeure des Papes ? N’est-elle pas l’os-

suaire le plus complet du christianisme, le gigantesque

reliquaire des plus mer:eilleux souvenirs, et la custode de ce qu'il y a de plus grand et de plus saint eur ia terre ?

“ N'a-t-elle pas été la première cité du globe par le prestige que lui donne l’histoire? Ne peut-on pas l’appeler avec Virgile la plus belle des choses, rerum pulcherrima Roma ; avec Athénée : l’abrégé du monde ;

avec les anciens Romains : Urbs, la ville par excel-

lence ? C’est qu'en effet elle a été le berceau des héros, la capitale du plus magnifique des empires ; ct elle est encore le temple des arts, avec ses forums, ses thermes, ses fresques, ses tombeaux, ses musées et ses églises incomparables,

‘* Rome est la seule ville commune et universelle, la ville métropolitaine des nations chrétiennes, au dire de Montaigne ; la cité de l’îme, comme l’appelle Byron, la mère-patrie de tout disciple du Crncifié ; enfin, le patrimoine commun et inviolable de tous les peuples.

“ L'art et la religion l’ont entourée d’une auréole de gloire et de splendeur incomparable. Doyenne d'âge de toutes les villes, elle forme une chaîne ininterrompue des destinées qui ont agi sur l'histoire des peuples. Toutes les époques ont marqué leur empreinte sur ce centre du monde : les génies Îles plus nobles des deux continents datent de l'heure bénie où ils ont reçu, À son contact, comme un nouveau baptême intérieur et une rénovation intellectuelle...

‘ Deux royautés ne brillent-elles pas au front de Rome, deux royautés sœurs qui lui viennent de Dieu ? lune par l'intermédiaire des hommes, l’autre par sa mission spirituelle et les splendeurs de sa destinée, Tandis que celle-1A subissait, au cours des siècles, les fluctuations de la politique humaine, celle-ci demeurait

vivante et impérissable pour le salut du genre humain.

Rome

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lique c comme comme retourn personr entouré Camille cière, to devant ] par la h drapeau:

“Jus vahisseu teau Sair recouvre tions et s Rome ?..

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Rome était en effet destinée à continuer l'œuvre de la

Rédempition, comme Jérusalem à l'inau surer, Et sielle &

n'avait pas eu Ja gloire de porter le berceau de l'Eglise,

elle devait en posséder le trône contre leque! l'enfer

verra se briser À jamais los efforts de sa haine...

“ Rome est un nom plein de mystères, nom mélancolique comme uneruine OU Un soupir du cœur, consolant comme l'espérance, doux comme le pardon, terrible comme la vengeance. Rom signifie force : le mot, retourné en anagramme, fait «mor, amour. Et, de fait, Personne ne prononce ce mot avec indifférence ; il est entouré où d'amour ou de haine. Depuis Brennue et Camille, Attila et Charlemagne, Garibaldi et Lamori. cière, tous ceux qui sont venus planter leur drapeau devant le Capitole, y ont été conduits par l’ansour ou par la haine. C’est Ja cité devant laquelle flottent les drapeaux de la contradiction, de la ruine où du salut.

“ Jusques à quand Verrons-nous l’'étendard de l’envahisseur déployer ses couleurs sur les tours du château Saint-Ange ? Quand l'auguste captif du Vatican recouvrera-t-il donc la liberté de répandre ses bénédictions et ses largesses dans les rues de sa bonne ville de Rome ?.… C'est le secret de Dieu, mais l'heure s’en fait bien trop attendre au gré de nos désirs...

“ Depuis que Rome est Rome, elle a eu souvent létrange destinée de Compter dans ses murs plusieurs

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villes prêtes À s’entr'égorger ; et les Papes, malgré leur prestige, n’ont pas toujours réussi À la préserver de ce dualisme. Aujourd’hui, comme Rébecca, elle porte dans son sein deux peuples frères, mais ennemis, qui vivent l’un dans l’autre et se demandent avec anxiété lequel des deux triomphera.

“ Mais pourrions-nous douter que l’histoire du passé sera celle de l'avenir, et que la victoire restera à la fin à celui qui a entendu l’indéfectible promesse du Maftre : Tues Petrus et super hanc petramn ædificabo Ecclesiam mem et portæ infert non prevalebunt adversus

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“ Choisie pour remplacer Jérusalem, Rome est sans contredit la Ville Eternelle. Si Jérusalem ne peut renaître, Rome ne peut mourir. Jérusalem, traîtresse et cruelle à son Roi, objet d’éternel opprobre, s’est vue condamnée à la désolation et À la mort : on dirait une reine découronnée, renversée sur les débris de son trône, au milieu des fragments de son sceptre et de son diadème ; Rome, accueillante au Vicaire du Christ ressuscité et immortel, a indirectement participé À cette vie qui ne meurt plus. Jérusalem était destinée à être le théâtre de la Rédemption ; et, l'œuvre accomplie, elle devait disparaître, tandis que Rome et son empire ont été créés, selon l'expression du Dante, pour

le successeur de Pierre... Sans la malédiet'en divine,

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LÉGENDE

Le Lieu de la sainte Crèche, représenté par la! Jéru | Gravure, se trouve dans lÉtable même de Bethléem. |

L'Étable est une Grotte, en grande partie natu. relle. Elle est pratiquée dans un banc de rocher | calcaire tendre et surmontée d’une voûte probablement factice. Sa longueur est de 12 mèt. (près de celle- 40 pieds) ; sa largeur moyenne de 8 à 4 mèt. (10 à! la vé 13 pieds). La partie supérieure se termine en abside. | du C: | À 10 pieds $. O. de cette abside, on descend 8 marches dans : l’oratoire de la sainte Crècue. | |

Cet oratoire n’a que 8 À 10 pieds delonget6à 7. Vo de large. Il est en partie creusé dans le rocher dont Ce | le sommet est couvert de draperies et dont les côtés signor IN. et N.-0. sont soutenus par trois antiques colonnes de marbre. Au côté O., on remarque dans le rocher | une excavation en forme de Crèche. Cette excavation est revêtue de marbre blanc : le fond est caché par Con un tableau représentant l’Enfant-Jésus dans la | Crèche. Les parois sont couvertes de draperies, mais | ile qui permettent encore de voir le rocher, “18: 5i | La partie E. de l’oratoire est occupée par l'autel Celi, | des Rois Mages. Cinquante-trois lampes qui brûlent Ta | |jour et nuit dans l’Étable et la Sainte Crèche, aussi $ | éclairent ce Lieu Vénérable.

d’en.

pous laut

la mo

actual

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nciges ”

PRIERE

est san:

somptu

par qua

| Dieu tout-puissant, qui répandez aujourd’hui sur nous la | nouvelle lumière de votre Verbe incarné, faites que la foi de ce mystère qui éclaire nos esprits, éclate aussi dans nos beauté œuvres, Par le même N.8. J.-C. | ——

Les cha

Jérusalem serait aujourd’hui debout, et d'en-haut, Rome serait depuis longtemps dans la poussière, Mais l’une ne peut renaître, pas plus que l’autre ne peut mourir ; celle-là est Ja cité de] celle-ci est la cité du Vicaire de Ce

la vérité et la vie.

a mort, lui qui est Za voie, Jérusalem redit l'éternel sanglot atteste le triomphe de la vie sur la mort : Mors ill; ullra non dominabitur.”

du Calvaire ; Rome

Voilà Rome, voilà sa glorieuse destinée !

Cependant, avant d'étudier ses Inonuments, con-

signons à la hâte quelques actualité,

faits d’une plus gran(le

#*% Comme partout ailleurs

» Ct peut-être plus qu'ailleurs, les fêtes de Noë

l sont ravissantes grandioses à Rome 5 ,

particulièrement À Sainte-Marie-Majeure et à l’Ara- Cali.

Ta basilique de Sainte - Marie - Majeure,

appelée aussi Sancta Maria ad Nives

+ à cause du “ miracle des nciges ” auquel elle doit sa fondation au IV

e siècle, est sans contredit l’une

des plus imposantes et des plus somptucuses de Rome, Elle est À trois nefs, divisées Par quarante-quatre colonnes ioniques en marbre blanc. Les chapelles latérales et la Confession sont de toute beauté, Mais une description détail]

ee nous entrainerait

sans le secours

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Fret

ie FRERE MR

trop loin. Ajoutons seulement que le plafond de la grande nef a été décoré avec le premier or venu d'Amérique.

Cependant, à part l’image miraculeuse de la Sainte Vierge pour laquelle Paul V a bâti la plus riche chapelle de tous les sanctuaires romains, — le plus précieux trésor de Ta basilique est la sainte Crèche de Notre-Scigneur. Déjà l'objet d’une vénération particulière de la part de l’'impératrice sainte Hélène, qui, à son voyage d'Orient, Pavait fait revêtir de lames d'argent, la sainte Crèche fut transportée à Rome, au VIT: sièele, et déposée À Sainte-Marie-Majeure, dans un magnifique reliquaire d'argent et de cristal. Elle se compose de cinq petites planches, d’un bois noirci par le temps, et réunies aujourd’hui ensemble. Une seule fois l’année, À Noël, on l’expose à la vénération des fidèles. Aussi quelle foule compacte dans la basilique ! A l'issue des vêpres surtout, au moment de la procession avec la sainte relique, les trois nefs étaient littéralement remplies... transeamus usque Bethlcem ! Pour les Romains, en effet, Sainte-Marie-Majeure est en ce moment un autre Bethléem, avec la véritable crèche, Jésus tout auprès dans le tabernacle, et le chant des anges in «ltissimis représenté par la musique enlevante du chœur de l'orgue, là-haut dans la tribune !

cond (aute que t Au fond, Hélù phyre Cali) l’on « fils en dans | l'autel Or i relique Pieuse culeuse Jésus), du Jard vée,dit-( poir du œuvre,

de la

venu

Sainte apelle trésor œneur, art de Jrient, Drèche osée À quaire etites sunies Noël, quelle "pres sainte lies...

s, en autre uprès simis ir de

Non moins touchant le spectacle religieux À l’ Cali, aujourd’hui et Tes jours euiv Phanie inclusivement.

Art

ants, jusqu'à l’Epi.

Montons au Capitole !

Un escalier en marbre de cent vingt-quatre marches Conduit à cette antique église dont le nom d'Ara Coli (autel du ciel) doit son origine au fait extre

que tout homme lettré connaît,

ordinaire

Au reste, Pour rafraîchir votre mémoire, lisez là, au fond, sur la frise de la chapelle circulaire de sainte Hélène (dont Je COTPS repose ici dans une urne de porphyre), l'inscription suivante : “ Cette chapelle (Ar. Caœli) est, suivant la tradition, bâtie au lieu même où l’on croit que la Très Sainte Vierge Marie, tenant son fils entre ses bras, se fit voir à l’empereur Auguste, dans le ciel, au milieu d’un cerele d’or.” — De là, l'autel du ciel ou lAra-Cuti qu'Auguste y érigea,

Or ici, comme à Sainte-Marie-Majeure, une précieuse relique concentre À peu près toute l'attention et la pieuse curiosité des visiteurs: c’est lu statuette miraculeuse du Santissimo Bambino (le Très Saint Enfant Jésus). Elle fut taillée, au XVIe siècle, dans un arbre du Jardin du Gethsémani, Par un Franciscain et achevée,dit-on, par les anges acCourus aux larmes et au désespoir du pauvre religieux qui tremblait de gâter son

œuvre. Le front du Bambino est très large, ses yeux

brillants révèlent un fonds de tristesse qui va bien à

celui qui sera ‘l’homme de douleurs,” et sa robe de soie blanche, ses langes sont couverts de diamants, de perles et de pierres précieuses.

Le jour de Noël et les jours suivants, on l'expose solennellement couché sur la paille traditionnelle, dans une crèche constamment éclairée à g'orno, et au milieu d’un ruissellement d’anges qui s'arrêtent en extase devant l'Enfant divin. Auprès de lui, sa mère, à qui un berger vient d'offrir un panier de fruits, est à genoux, couvrant son fils d’un regard de tendresse, Saint Joseph est debout et les bergers se prosternent avis d’admiration. Cependant, chaque jour, de midi à quatre heures, de jeunes enfants, montés sur une espèce de chaire en face de l’exposition, viennent célébrer par leurs gracieux petits discours la naissance du

petit Jésus. Rien de plus charmant.

Que de fois je me suis donné le plaisir d'aller voir ce petit peuple d’orateurs précoces se succéder rapidement à la tribune, pendant que les grands (?) jeunes gens d’au moins dix ans montaient gravement la garde, près de Pescalier, pour empêcher les plus timides — il ya des bébés parmi ces Cicérons — de descendre, tête première, de leur glorieux Capitole !... Hélas ! sans cette précaution, plusieurs auraient trouvé, je crois, leur roche Tarpéienne ! Mais la plupart, hâtons-nous

de le dans ils en les a haran si les ; électe leur c Ce« plus g des co) sept a Nature ÆEcou leçon « pas?L dormais L'idée « ferme 1] pense tr En so 'avissan:

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nes

de le dire, ont une mâle assurance, Ils sont chez eux dans la maison du Bambino et le font bien voir, Sont-

ils encouragés par des sourires approbateurs, grisés par

les applaudissements, ils lecommencent da capo leur harangue triomphale et la répèteraient jusqu’au soir, si les parents n'intervenaient, comme quelquefois les électeurs chez nous, pour les arracher de la tribune et leur couper brusquement la parole,

Ce qui est amusant, c’est qu’on en voit qui, avec le plus grand sérieux du monde, se permettent de donner des conseils au petit Jésus, Que Voulez-vous ? Ils ont sept ans bien comptés, et Lui ?.. à peine un jour ? Naturellement l'expérience lui manque !

Ecoutez, entre autres, cette fillette Lui débiter une leçon de bonne philosophie : 4 Pourquoi ne dors-tu pas ? Le foin te semble dur ct la paille te pique ! Si tu dormais, tu ne les sentirais pas ; dors, petit Jésus, L'idée de ce que tu souftriras plus tard te tourmente : ferme les JEUX, tu n’y penseras plus. On dit qu’on pense triste la nuit ; dors done, petit Jésus Le

En somme, vous le YOÿez, ces scènes enfantines sont avissantes. Leur couronnement, c’est, aux vêpres de l’Epiphanie, la bénédiction solennelle, avec le Sa ntissimo Bambino, donnée sur la terrasse de l'A ra-Cœli, À tout le peuple romain qui se presse dans l'escalier du Capitole, et se répand, faute l’espace, Jusque dans les rues voisines.

[y a quelque temps, une excursion ou plutôt un

pèlerinage aux environs de Rome fut une heureuse

diversion aux joutes oratoires de nos jeunes tribuns du

Capitole,

La plupart de nos lecteurs ont entendu parler des

Catacombes de Rome, de ces antiques nécropoles ou

cimetières souterrains, dans lesquels les premiers fidè-

les, à l’époque des persécutions tenaient leurs assemfl ;

blées, assistaient au saint sacrifice de la messe et enter-

‘aient leurs morts, presque tous des martyrs.

Quel chrétien pourrait se désintéresser de ces saints

lieux ? Là revit la primitive Eglise, sortie toute san-

glante du Cœur de Jésus et arrosée tant de fois de son

propre sang. Là, elle nous apparaît encore dans tonte

sa simplicité et sa ferveur. Là, sur ces murs humides,

se trouve la trace inetfaçable des mystères et des dog-

mes de notre foi. LA enfin repose, jusqu’au radieux

réveil du dernier jour du monde, la poussière sacrée

de nos plus illustres martyrs !

Or, de toutes les Catacombes de Rome, la plus

importante et la plus instructive est celle qui, succé-

dant au cimetière de la colline vaticane, est devenue

au IIIe siècle le cimetière des Papes : on l'appelle

“ Catacombes de Saint-Calixte.”

La route qui y conduit est la Voie Appienne, la

reine des voies romaines, comme on la nommait

Regis surpa beau:

natior sont I tole, « Carac Par à ces ] millier ils n’or d’appa Métell:

Rome route x mense « bes rom Hé Dh:

est le pè décemb du Sémi Franc de Saint du matin de la Voi en passar vadis, À 1:

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nue

elle

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Regina Viarum, On avait raison : nulle autre ne la

‘ sUTPasse en grandeur, nulle antre ne fut bordée d’ beaux édifices, nulle

aussi

autre n'a été foulée par autant de

nations raincues,

Toutefois, les gloires du passé ne

sont plus que des ruines Sigantesques : ruines du Capi-

tole, du Forum, du palais des César, des thermes de

Caracalla et du tombeau des Scipions !

Par contre, l'histoire de ]

à Rome chrétienne a donné

à ces lieux une nouvelle et impérissablo célébrité ; des

milliers de martyrs Ont passé par Ià, ot si, à la vérité, ils n’ont point élevé, à leur mémoire, des

Monuments d’apparat comme ceux des Scipions et de Métella, ils ont f

Céailia uit mieux encore, en bâtissant une Rome souterraine et en creusant, À côté de ]

‘ancienne route vraiment royale d’'Appius Claudius, cette mense crypte de Saint-Calixte, ] bes romaines,

ima reine des Catacom-

Hé bien ! Ja visite du cimetière de Saint-Calixte, tel

ai eu le bonheur de faire, le 30

est le pèlerinage que j

décembre dernier, en

compagnie de quelques confrères

du Séminaire français.

Franchissant, après avoir

salué le Colisée, la porte de Saint-Sébastien

» NOUS voici vers les sept heures

du matin dans la Campagne romaine.

de la Voie Appienne, nou

Au second mille

S nous inclinons de respect en passant devant la petite chapelle du Dimine quo vadis, À laquelle se attache une tonchante légende,

Se dérobant aux fureurs de Néron, le prince des Apôtres quitte par ce chemin la ville de Rome, lorsqu'il rencontre tout à coup le Sauveur, Pierre le reconnaît et lui demande tout ému: “ Domine, quo vadis 27 (#Scigneur, où allez-vous 2” ) = Jésus répond : “Je vais à Rome pour tre crucifié...” — L'apôtre comprend la sublime leçon. Aussitôt il retourne sur ses pas et subit courageusement le martyre, Or, au lieu traditionnel de la rencontre du Maître et du Dis: ciple, on éleva un sanctuaire modeste, il est vrai, mis cher aux âmes qui souffrent, et qui “achèvent dans l'immolation personnelle ce qui manque à la passion du Christ.”

Bientôt le lever du soleil fait briller à nos yeux l’un des plus beaux panoramas que l’on puisse imaginer. Au loin, les cimes neigeuses des Apennins ; plus près de nous, les vertes montagnes de la Sabine, avec Tivoli et les restes de Tibur (la cité d'Horace) à leurs pieds. Puis les monts Albains, Frascati et les ruines de Tascaluiw, Marino, jastel-Gandolfo, Albano et Genzano. Enfin, derrière nous, la silhouette de Rome, avec ses églises, ses palais, ses monuments, ses coupoles mujestueuses et surtout le dôme étincelant de Saint- Pierre s’élevant ‘ comme un diadème sur la cité reine du monde !*

Quoi mec sitique spectacle !

brabl

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Au Etienn Valéric acolyte aux fr précipit sacré, I et tom sang, les chré côté de l'avait

Ceper Catacom torches,

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s de (ren- "ne, oles aint-

‘eine

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A peine Femarquons-nous À nos pieds ces innom-

brables débris de mx rbre, «le porphyre, de sculpture, souvenirs des sibelos

de gloire païenne évanouis !

Au reste,

nous soimes À d’autres pensées ; et, tout

en approchant rapidement des Catacombes de Saint-

Calixte, nous nous rappelons que, sur cette même Voie

Appienne, un jeune chrétien, entre

son sang,

Il s'agit de saint Tharsicius, premie lEucharistic,

autres, l’a rougie de

r martyr de

Au lendemain de Ja glorieuse mort du pape saint

Etienne, qui succomba en 257 sous les coups de

Valérien-Auguste, Tharsicius, chargé, avec d’autres acolytes, d'aller porter en secret la divine Kucharistie aux frères captifs, est surpris par des païens qui se

Précipitent sur lui et s'efforcent de

lui ravir son dépôt La L] ’ .. .

sacré, L’héroïque jeune homme

s’y refuse vaillamment êle de pierres, baigné dans son Sang. Son vorps mutilé est pie

et tombe, sous une gr

usement recueilli par

au cimetivre de Saint-Calixte, à côté de celui de sainte Cécile ot de

les chrétiens et déposé

saint Etienne, dont l'avait été le digne disciple, Cependant, à huit heures, nous sommes à l'entrée des

Catacombes : hâtons-nous d'y descendre à la lueur des

torches. J’eus le bonheur d'y célébrer la sainte messe

dans la crypte des Papes, là même où re}

)osèrent long-

yat

temps les précieuses reliques de sainte Cécile, de saint Tharsicius et de tous les Souverains Pontifes qui, au IIIe siècle, se succédèrent, À de courts intervalles, sur la chaire ensanglantée de Pierre.

Etmaintenant, imaginez, si vous le pouvez, les douces et ineffubles émotions du prêtre qui, à la suite des illustres confesseurs de la {oi, offre en leur lieu et place le saint sacrifice, force et soutien des héros du christianisme! Devant nous, entre deux rangées de tombeaux augustes et sacrés, s'étend un corridor où jadis se pressait, compacte et recueillie, la foule des fidèles accourus au pied de l'autel, pour assister à l’immolation de l’adorable Victime, ea attendant la leur qui, hélas ! ne tardait guère. Oh ! comme l'âme du croyant se retrempe dans ces souvenirs et cos exemples fortifiants de la primitive Eglise !

Vraiment c’est avec regret que nous quittons ces lieux témoins de tant d’héroïsme et de tant de vertus! Le manque d'espace m'empêche d'en faire la deseription aujourd’hui : nous y reviendrons.

Puisque nous parlons des Catacombas pourquoi ne pas mentionner la belle conférence que lillustre commandeur de Rossi nous a faite dans l’une d’elles, le 31 décembre? En effet, À l’occasion de la fête de saint Sylvestre, il y avait une messe solennelle ce jour-là au cimetière de KSaïinte-Priscille, sur Ia voie Salaria. On

sait q Libère Or, dans ] l’entré.

aüteur une tr mence cimetiè

Vu!

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“ En trouver lius-Glal fut ente gratuite s'efforce tenaient car, aux Cæcilii, «

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douces te des ; place chrise tom- L jadis idèles molar qui, oyant

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oi ne comle 31 saint à au

On

sait que ce Pontife fut inhumé ici, ainsi que les papes Libère, Célestin I, Vigile, Marcellin et Marcel.

Or, à l'issue du saint sacrifice, nous nous réunissons dans la Chapelle Grecque, vaste salle qui s'étend à l'entrée même des Catacombes, Bientôt le savant aateur de “ Rome souterraine chrétienne ” monte sur une tribune, aux applaudissements de tous, et com mence l'exposé magistral, l'historique de cet antique cimetière,

Vu l’affluence des étrangers qui représentaient tous les pays du monde, M. de Rossi a recours à la langue universelle : il parle en français. — Entre nous, quel hommage rendu à notre belle langue, que francophobes voudraient anéantir chez nous !

Voici un pâle résumé de la profonde leçon d’archéologie chrétienne que nous avons eue aujourd'hui :

“ En 1889, la Providence permit que je finisse par trouver ici le tombeau des Acillii, descendants d’Acil. lius-Glabrior ; consul sous Domitien, et martyr, lequel fut enterré dans cet hypogée. Elle est donc bien gratuite cette calomnie des ennemis de l'Eglise, qui s'efforce de prouver que les premiers chrétiens appartenaient exclusivement À Ja plèbe, au profanum vulques ; car, aux noms illustres des Aurelii, des Cornelii, des Cæcilii, de Flavia Domitilla, de Flavus Clemens, cte., s'ajoutent encoré ceux des consuls Acilli...... Ilonneur

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