LE TO'BEAU D'’A BSALON
LEGENDE
En visitant la vallée de Josaphat, décrite plus loin, || | voici les principaux monuments que nous rencon- || trons du Nord au Sud :
lo La Basilique de l’Assomption qui renferme le | Tombeau de la Sainte Vierge ;—2° La sainte Grotte de l'Agonie ;—8° A un jet de pierre, vers le Sud, le | Rocher où Notre-Scigneur trouva ses Apôtres en-| dormis;—4 Près de là, le Lieu de la trahison de| Judas ;—5 Le Jardin de Gethsémani ;—6° Plusloin, | sur le bord oriental du Cédron, le Tieu de la station || des 8 Apôtres ;—7° Près du lit du Cédron, le Rocher des Vestiges des genoux du Sauveur ;—8° Le Tom-\ beau d’Absalon ;—9° Le Tombeau de Josaphat ;— 100 Le Tombeau de Saint-Jacques-le-Mineur ; — || 11' Le Tombeau de Zacharie (?) ;—12° Le Mont du | Scandale ;—130 Le Village de Siloé ;—14 La Fon- | taine de la Sainte Vierge ; —15° Le Jardin du Roi jou 10° La Piscine de Siloé;—17% Le Lieu du Martyre du propuète Isaïe;—18 Bir-Ayoub.—On croit que c’est dans ce puits (puits de Jacob) que les Israélites, | avant de partir pour la Captivité de Babylone, ca-| chèrent, par ordre du prophète Jérémie, le Feu Sacré du Temple; et que c’est là qu’au retour s’opéra létonnant Prodige dont il est parlé au Deuxième Livre des Machabées (IT, Mac. C. L.).
de ] une sas] solen qui É païen Un que u jane.
dans ] Du pâlisse à la fo ‘ Le ‘une “ Jumik ‘les té ‘ ouvri ‘que d à cetti
as loin, | encon- |
rme le || Grotte Sud, le | res en- || son de us loin, || station | Rocher || > Tom- || hat ;— || ur ;—| ont du | a Fon- | Roi ;—
artyre it que!
élites, | ne, Ca-| 1 Sacré
opéra
Lxième |
ROME 173
toujours entre scg mains les clefs qui ouvrent les portes
amissible royaume,” Chaque fois que je me défendre
de l'éternel] et in
visite la place Trajane, je ne puis d’un profonde réverie,
Si le Forum romain a retenti des plus be:
Forum de Tr une voix autrement noble et fièr SUASIVC prononcer
iUX accents de l’éloquence latine, le
ajan à entendu 6, puissante et perl’une des proclam
ations les plus solennelles dont l’histoire
ait conservé Je texte :
qui annonça Officielleraent les funé païen et le Couronneme
celle ailles du monde ntchrétien du monde
Un jour, C'était en 1 que une
nouveau,” an 812, Constantin Convoassemblée du Peuple romain, sur Ja place Tra-
Jane. Il entre dans Ja basilique Ulpienne et se place dans l’abside,
Du haut de cette tr pâlissent les Rostre
à la foule :
ibune improvisée, devant laquelle
s, l’empereur adresse ces paroles “ Les funestes divi
‘“‘une heureuse fin,
“lumière de la vé
sions des esprits ne Peuvent avoir tant que nul rayon
de la pure rité n’a éclairé
eux qu'enveloppent S dune ignorance Profonde. Il fant done ‘ouvrir les Jeux des âmes, (C’est de cette manière “que doit mourir l'erreur de l’idolâtrie.
“à cette superstition que
‘les ténèbre
Renoncons l'ignorance à enfuitée et que
& la déraison a nourrie, Que le Seigneur, unique ct & vrai, qui règne dans les cieux, soit seul adoré !….
& Pour faire connaître à tout l’univers romain que “ nous baissons la tête devant le vrai Dieu, devant le & Christ, nous avons entrepris de bâtir en son honneur “ une église dans notre palais. Il sera prouvé ainsi au # monde entier qu'aucun vestige de doute ou de notre “ erreur passée ne reste au fond de notre cœur...”
Les sénateurs atterrés écoutèrent ce discours dans un morne silence, Pressée le long des nefs, la multitude des chrétiens, rapporte un auteur, s’épanouissait pour la première fois. Lorsque l’empereur se tut, la joie populaire éclata et pendant deux heures les échos de la basilique et du Forum redirent ces acclamations :
Malheur à ceux qui nient le Christ ! Le Dieu des chrétiens est le seul vrai Dieu ! Que les temples soient fermés et que les églises s'ouvrent !
“ Ceux qui n’honorent pas le Christ sont ennemis des Augustes ! Ceux qui n’honorent pas le Christ sont ennemis des Romains ! Celui qui a sauvé l’empereur est le vrai Dieu !
“ Celui qui honore le Christ triomphera toujours de
ses ennemis ! ”
Cependant, exaspéré par l'attitude des sénateurs, le
peuple voulait leur faire un mauvais parti.
Constantin les en empêcha du geste et de la voix :
“ch Q:
aient Ro
nism
D'a nèren
couroi
A q saluer, saint ] majestr
Le sé pour cé] ples ge Roxolar naturell( nommé
nique ct
ré!
main que devant le honneur Gé ainsi au de notre ‘re s dans un nultitude ssait pour t, la joie échos de ations :
Dieu des les soient
ennemis hrist sont empereur
ujours de
ateurs, le
la voix :
‘ Pour être chrétien, devenir, Refuser l’admi
coupable ; l’imposer se
S'écria-t-il, il faut désirer Je 6 ssion À qui la demande serait rait inique : telle est la r ‘de Ja vérité, Ceux qui ne “perdront pas nos Ceux qui se feront “chrétiens avec Nous seront nos amis...”
Qui ne voit que ce
ègle nous imiteront pas ne bonnes grâces :
Jour fut l’un des plus
beaux qui aient lui sur le monde ?
Rome venait d'entendre l'oraison funèbre du paganisme,
La persécution cessa, D'après les anciennes
chr niques, les r nèrent, et toute ]
nes s’illumia ville se par
4 Spontanément d’une
Couronne de cierges et de lampes, k*x
À quelque distance saluer, sur ]
saint Paul,
de ce lieu mé a place Colonna, dont Ja statue en Majestueusement ]
morable, j'aime À l’'apôtre des nations, bronze doré domine a Colonne Antonine.
Le sénat dédia jadis ce Monument à Marc-Aurèle,
loricuses Campagnes
ples Sermaniques : les
Roxolans, les Y ?
pour célébrer ses g contre les peu- Marcomans, les Qu ’andales et les Sarmates, brillait la statue de l’e nommé le P} ilcsophe,.
ades, les
Au sommet, naturellement,
Mmpereur, sur-
L'un des bas-reliefs rappelle le miracle de la Légion Fulminante.
Marc-Aurèle poursuivant les Barbares traverse le Danube et s'engage imprudemment dans les montagnes de la Bohème. Bientôt il est cerné par des ennemis supérieurs en nombre, et, pour comble de malheur, le manque d’eau et la chaleur accablante réduisaient ses troupes à la dernière extrémité,
La mort était imminente,
Alors le commandant des cohortes prétoriennes vient trouver le général: ‘ César, dit-il, la Légion Mélinite
qui fait partie du corps d'armée, est composée de chré-
tiens auxquels rien n’est impossible.” — ‘ Faites-les mettre en prière,” lui répond Mare-Aurèle, — Ces six mille hommes en prière et les bras étendus formaient un spectacle si étrange, que les Barbares qui, à cette heure, s’avançaient pour attaquer l’armée romaine, s’arrêtèrent tout surpris. C’est alors qu’une pluie abondante commença à tomber ; mais, dit un auteur païen lui-même, la pluie qui inondait les Barbares semblait s’enflammer comme de l'huile ; les hommes et les cheraux brûlaient ; quelques soldats désespérés se blessaient de leur épée pour éteindre le feu avec leur sang, ct ils se jetaient au milieu des Romains où l’eau seulement était rafraîchissante.”?
La foudre et la grêle achevèrent la déroute des enne-
mis ; les Quades furent complètement défaits.
; em] la TI nan O ce lP men mest Sixt chan obéli, la st âmes Bart:
Sa noi
66 Je disciple dicatio:
Barbar
ROME ET JÉRUSALEM 177 a Légion En mémoire de ce fait, l'armée proclama Marc-Aurèle empereur pour la septième lois, ct ce prince voulut que werse Île la Légion Mélinite S’appelât désormais Légion Fulmi. nante,
Or,
y monta-
les enne- la colonne Antonine ; ce prodige, C’est, d’une :
ment composé de
itteste encore aujourd'hui malheur,
utre part, un superb
luisaient vingt-huit blocs de m mesure cent quarante-huit
Sixte-Quint — 4 Jo
nes vient chanté |
e monuarbre, et qui pieds de hauteur, En 1589, plus grandiose des poèt
es gloires de l'Eglise Mélinite obélisques et de de chré-
cs, car il a avec des colonnes, des S palais” — Jo fit relever,
Et comme la statue de saint Paul, ce
pacifique conquérant dos Faites-les âmes, remplace maintenant celle du Vainqueur des Ces six Barbares, voici comment la c
olonne Antonine célèbre ormaient sa nouvelle destinée :
i, À cette Tiéumphalis . Lt sacra nune sun Ù ane Ter ’ rome ? Cl isti vere pium uie abon- Discipulum ferens
ur païen Qui ter Crucis
E Pradicationem semblait : De Romanis t les che- 4 Barbarisque
: + Trüvmphait essaient
tie “Je suis désormais tri ng, CÙ IIS
omplhale et sucrée, portant le voué du Christ, qui, p
ont ; disciple vraiment dé ar la pré-
dication de Ja croix, triomphe des Romains et de
S Barbares.” les ennc-
ROME ET À ÉRUSALRM
A côté de ces divers monuments du paganisme que
l'Eglise a conservés, restaurés, ennoblis et consacrés,
il y a, à Rome, une foule de sanctuaires antiques, plus modestes peut être, mais non moins précieux et vénérables.
Au pied de lEsquilin, voici, par exemple, l'église de Sainte-Pudentienne, bâtie au-dessus de la maison du sénateur Pudens. C’est iei que saint Pierre, à son arrivée à Rome, reçut l'hospitalité. Pendant sept années consécutives, cet asile sacré fut le cénacle où le vicaire de Jésus-Christ célébra les augustes mystères, baptisa les premiers fidèles et donna l’onction sainte à saint Lin et à saint Clet, ses successeurs. Entre-temps, saint Paul fréquenta aussi la demeure de ces fervents néophytes.
Saurons-nous jamais ce que les fondateurs du christianisme firent ici pour le bien de l'Eglise naissante ?
Ce que nous ne pouvons ignorer, c’est l’héroïsme des vierges Pudentienne et Praxède, petites-filles du sénateur Pudens.
Regardez à gauche, près d’un pilier, cette grille de fer qui recouvre l'oritice d'un puits immense. À genoux !..car ce puits n’est autre chose qu'un vaste reliquaire où les deux courageuses jeunes filles ont déposé les ossements de milliers de martyrs. Ainsi,
quand les persécutions éclatèrent, sainte Pudentienne
a pô J que C’es dép:
Pud belle D.
quelc beau de la de la noir y En le cœu
ganisme qe t consacrés, ntiques, plus eux et véné-
iple, l’église le la maison Pierre, à son ’endant sept cénacle où le es mystères, tion sainte à Entre-temps, e ces fervents
eurs du chris- » paissante ?
st l’héroïsme etites-filles du
cette grille de immense. À e qu’un vaste nes filles ont rtyrs. Aïnsi,
e Pudentienne
le —
et sainte PraxiCe— avant d'en devenir elles-mêmes les glorieuses victimes — eurent qu'un souci Br, au péril de leur vie, les corps des mar
leur sang avee des éponges et Je
fioles funé
: recunciltYrs, prendre faire couler dans les
leur palais où elles ment les restes sacr
aires et les Puits de descendaient furtive és de leurs frères, Comme notre foi et notre couraze 82 retrempont sur la tombe de ces vrais soldats du Christ !
Une chapelle renferme un de bois, qui sert d’autel
apôtres offrit bien souv
autre trésor : une table
» Ct sur laquelle Je prince des
ent le saint sacrifice, Jamais je n'oublierai les suaves et for que nous laisse Ja y
C’est d’un œil
tes impressions isite de ce vénéra
ble sanctuaire, distrait, je
l'avoue, que j'ai regardé, au ‘abside représentant tant, cette
départ, la mosaïque de ] Pudentienne, Et pour belle de Rome...
sainte mosaïque est ]a plus De même, dans l’église de Sainte-P axède, qui est à
Ù S = quelques pas de nous,
toutes les ric beautés artistique
hesses, toutes les s le cèdent pour de la Passion de Notre-Scigne de la colonne de la F1] noir veiné de blane e
Eu vérité, de
moi à un souvenir
Ur: une portion notable
agellation. Elle est en marbre
t mesure trois pieds de h ‘ant une telle re le cœur s’'émeut et]
auteur.
lique, l'esprit se trouble, cs Jeux se rempli Pendant trois quar
ssent de larmes.
+ Son gez-vous ?
ts d'heure, au
rapport de Catherine - Emmerick, les bourreaux, munis de verges, de lanières de cuir armées de fer, et de bâtons hérissés d’épines, déchirèrent le corps virginal du Sauveur attaché À cette colonne... Mon Dieu, qu'elles vous ont coûté cher “ ces délicatesses sensuelles, ces jouissances criminelles dont la chair baptisée des chrétiens est trop souvent l'instrument ! ”
Le mont Esquilin est riche en monuments historiques. Outre ces deux antiques églises, et la basilique de Sainte-Marie-Majeure que nous connaissons déjà, il s'enorgueillit à bon droit de Saint-Pierre-Aux-Liens. On y conserve, dans un superbe tabernacle en bronze, les chaînes du prince des apôtres.
Chaque fois que je fais ce pèlerinage ad vineula, je me rappelle avec émotion les ardents soupirs et les touchantes paroles de saint Jean-Chrysostome : “ O bienheureuses chaînes ! bienheureuses mains qui en furent ornées !.…. Etre enchaîné pour Jésus-Christ, c’est plus que d'être apôtre, que d’être évangéliste, que d’être ange ! Chaînes bicnheureuses, plus belles que tous les diadèmes, que toutes les couronnes des rois, qui me
CE
donnera de vous voir ?”
Plus fortuné que le saint évêque, j’ai pu les voir de mes yeux, les toucher de :es mains, les baiser de mes lèvres, et les passer un instant À mon cou...
Elle cet Lelle l’église de Saint-Pierre-Aux-Liens, et
ar a
le lé C’es mün bova sante nu, pour barbe la jan les m sanda ‘able en m qu’apr
bourreaux, s de fer, et rps virginal Mon Dieu, ses sensuelir baptisée