‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 45 sur 101 · LES · texte numérisé non relu

LES

qui remontaient Je

Tibre, démolie D de terre, ince

al Un tremblement udiée trois fois, toujours elle de ses ruines et de ses cendres, € fable, renaissant plus riche e

Enfin, le 9 qd

s'est relevée °mme le phénix de Ja t plus belle,

cembre 1854, Pie IX]

à COnsacra une 1 ne , dernière fois en prése

nee de tous les évêques venus À

Rome pour ] 10 de l'Immacnlée

à proclamation du dogn Conception.

“€ On est saisi l'admiration quand on pé

nètre dans cette basilique quia ce

ent vingt mètres de long, soixante ingt-trois de haut, cinq nefs, un transept, Un riche plafond à caissons et quatre-v granit. Une lumière douce et bI de la lune, ‘avonne sur Je

de large et v

ingts colonnes de anchâtre, comme celle SMosaïques de Ja

alle nacrée tandis que le chœur,

et transparente, tout brillant d’or

cette teinte chaude il Qui filtrent à travers les vitraux. Sur l'autel de la

Confession où reposent le Corps de saint Paul et celui de Timothée,

soutenu par quatre Phyre et quatre d'albâtre veinc Comme la peau des tigres d'Afrique ; la base de ces der en malachite, miné

et de Peintures, semble recevoir

et empourprée des feux du sole

s'élève un double baldaquin, colonnes de por-

nières colonne

‘al rare offort par Ni

Ces simples mots gravés sur la b'erre

e l’apôtre : ES, Paulus

martyr? S, Paul, apôt

S est

colas Ter, empereur de Russie,

résument la vie q » Apostolus et

re et martyr” On lit encore

sur la frise du baldaquin : “ Vous êtes un vase d’élection, saint Paul, apôtre, prédicateur de la vérité dans le monde entier.”

‘ Une autre richesse de la basilique cst la frise forméce par les deux cent soixante portraits en mosaïque de tous les papes. On y voit les chefs de l'Eglise universelle, depuis saint Pierre jusqu'à Léon XIII glorieusement régnant. Nombreux sont ceux dont le nimbe d’or nous révèle qu’ils sont inscrits au catalogue des saints. Radieuse et imposante couronne !

‘ Dans la chapelle du erucifix, une statue en marbre blane de sainte Brigitte, par Charles Maderne, rappelle les longs et amoureux colloques que Notre-Seigneur eut avec la généreuse veuve en cet endroit, La divine image qui s’entretint avec la sainte a une expression d'indicible douleur, Le cou, di ser,’ est violemment tourné vers la droite ; la boute est entr’ouverte. comme si elle venait de parler avec effort. Après celle de sainte Brigitte, ce erucifix reçut la visite et aussi les pieuses confidences des saints qui habitbrent

tome, notamment (le sainte Françoise Romaine. On voit encore là une image en mosaïqu2 de la Sainte Vicrge, aux pieds de laquelle, le vingt-deux avril 1541, saint Ignace de Loyola et ses premiers compagnons prononcèrent les vœux de l'Ordre qu'ils venaient

de fonder,”

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e en marbre rne, rappelle Seigneur eut La divine expression est violemntr'ouverte, ort. Après la visite et habitèrent maine, On le la Sainte -deux avril iers comp

ils venaient

inexpugnable que Île

Cependant je me sentais rappelé vers la Confession 2e .

à toinbe de saint Paul.

C'était le 25 Janvier, fête de ]

apôtre. Sait-on tout le

ct je revins sur |

& Conversion du grand bonheur que nous éprouvons sacrés ? Le doux rê ses paroles cnflammées Je t être Comprendre, Qu'on relise ectte

tique $

auprès de ses restes ve de saint

Chrysostome, cront peut- Page si vibrante

d'émotion, si pathé

“ Qui me donne

a, S’'écriait-il, de me le corps de

saint Paul, de m'att son sépulcre, de voir la Poussière de ces membres qui port stigmates de Jésus-Christ, et Ce qui manquait

Pr'osterner sur acher à

aient les aCComplissaient en

eux à Sa passion ? Oh ‘oui, je voudrais

restes de cette bouche de Paul, plus hauts mystè

le Christ lui-même... Oh ! oui, je voudrais voir le

S menbres,

voir la poussière, les

révélatrice de res que n’en découvrit

sépulcre où reposent ce armes (le justice, embres pleins de vie d aient morts autrefois e

armes de lumière, m

ans la mort, Comme ils ét n pleine vie : mem » animés de l'esprit du Christ, e monde, organes et vêtements de ,Jé

du Saint-Esprit ot

bres sacrés rucifiés au sus-Christ, temple son divin Sanctuaire,”

Et, dans son enthousiasme, lé sait À la ville cette

EX

loquent évêque adr sublime apostrophe :

cs-

oilà ton vrai rempart, à Rome, et plus sûr

ct plus plus profondes quoi je t'aime !

S forteresses et les

circonvallations. © Rome, voilà pour

‘Je pourrais exalter ta vaste étendue, ton antiquité, ta magnificence, et ton peuple innombrable, et ta puissance, et tes richesses, et les merveilleux triomphes de tes armes : mais non, pour moi, ta gloire, c’est que Paul ait daigné t’rerire, c’est qu’il aimait tes fils, c’est qu’il vint te voir et te parler, c’est que chez toi s’est achevée sa carrière. Voilà ta seule vraie gloire, d Rome, géant immense, où brillent comme deux yeux étincclants les corps des deux apôtres. Le ciel ne resplendit pas sous les feux du soleil, comme tu resplendis toi-même sous l'éclat de ces deux flambeaux, dont tu illumines le monde. C’est de Rome que Pierre et Paul sortirent glorieux du sépulere. Quel spectacle Rome alors con templera, quand Paul, sortant du tombeau, s’élèvera avec Pierre, emporté dans les cieux à la rencontre du Seigneur! Quelle rose offre Rome au Christ! Quels diadèmes, quels colliers d’or, quelles jaillissantes fontaines, lui sont ces deux apôtres! O Rome, reçois l'hommage de mon admiration, non pas pour l'or qui te couvre, les trophées qui te parent, les monuments

dont tu t’enorgueillis. Ces deux colonnes qui portent

l'Eglise, voilà ce que j’admire en toi !”

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