QUATORZIÈME LETTRE
Les jeunes saints de Rome: SK. Louis de Gonzague —<$, Jean c 172
Berchnans —S, Stanislas de Kostka — I,
& brèche de la Porta Piu,
Roue, le 15 février 1893.
} 3 . FAT + ae VO NEUN des charmes du sCJour de Rome, P:à 2 " ‘ + MAR cest, pour le prêtre, de pouvoir visiter
les pieux sanctuaires dela Ville-Ete
rnelle et surtout de célébrer ]n
messe sur la CA
tombe des saints, dans les cellules qu'ils ont
habitées, ou au moins devant une de leurs
reliques insignes, et quelquefois ;
ut pied d’une image où d’une madone miraculeuse,
Et, qu'ils sont nombreux ici ces o atoires privilégiés !
La liste complète en
serait trop longue, Signalons au hasard les chambres
de S. Camille de Lellis, de
ROME ET JÉRUSAIEM
sainte Cathrine de Sienne, de K, Dominique, de $, Pie V,deS. François d'Assise, de S. Félix de Cantalice, de sainte Fra icoise Romaine, des, Tenace de Loyola, de S, Benoit Labre, de S, Grégoire-le-Grand ; les cellules de S. Pailippe de Néri, de S. Jeun de Matha, du B. Jean-Baptiste de Rossi, ct enfin, {he last but not the least, les chambres de S. Louis de Gonzague, de S. Jean Berchmans, et de S, Stanislas de Kostka.
Entre tous ces sanctuaires, il en est qui nous attirent particulièrement et fascinent davantage : tels sont ceux dédiés aux trois jeunes saints que je viens de nommer,
L'église de Saint-Igaace, près du Panthéon, possède à elle seule les corp: et les cellules de saint Louis et de saint Berchmans, — Saint Stanislas repose à Saint-André du Quirinal.
Ces trois anges de la Compagnie de Jésus sont peutêtre les saints les plis populaires de Rome.
Les étudiants, les séminaristes et même les gens du monde ne séparent point leur culte de celui de la Reine des anges,
Louis, Jean, Stanislas! Quels ravissants modèles de sainteté douce, facile, aimable, charmante !
“ Dans le champ de l'humanité, qu’il cultive avec amour, Dieu produit, en tout temps, mille et mille
prodiges qui nous ravissent et nous arrachent ce cri
du
cré cac sit, ir c'es La gra sève pein sup les :
avec éten Te jeun Rien leur :
que, attra «6 I dit-on plus à suave
e, de $, Pie Cantalice, de Loyola, id ; les cel- Matha, du but not the gue, des, ka. us attirent tels sont * viens de
héon, posde saint
slas repose
sont peut-
s gens du
lui de la 1odèles de tive avec
et mille nt ce cri
du prophète : # Dien est admir Mirabilis Deus in Stnclis suis.”
able en ses saints’?
Mais il lui plaît de
créer, parfois, d'humbes merveilles où, pour être plus
cachée, sa puissance n’est Pas moins féconde. 1] cho.
sit, de temps en temps, une plante délicate sur laquelle
il répand silencieusement l'abondance de ses grâces : c’est son droit, car il est le maître absolu de sos
dons, La plante qu’il a choi
sie se hâte de Sermer, clle monte, grandit, elle envoie Partout les fertiles ondées d’une sève générense, et quand les autres commencent À peine à s’affermir, elle est déjà devenue le palmier superbe et couvert de fleurs qu'il faut transporter dans les jardins célestes, l'arbre robuste qu'il faut placer avec honneur dans les Constructions de ] éternelle,” 1
a Jérusalem
Tels nous apparaissent ces Patrons accomplis de Ja Jeunesse : Louis de Gonzague, Berchmans et Stanislas, Rien d'éclatant, de singulier ou d'extraordinaire dans leur vie. La sainteté de ces anges terrestres est héroïque, mais accessible À tous. Et, comme elle est
attrayante dans de si jeunes saints !
“Il en est de la sainteté comme des fleurs. Celles, dit-on, qui s'ouvrent avant le solstice ont un charme blus doux, une grâce plus délicieuse, un parfum plus save que celles qui s’épanouissent sous les feux dn
EE
1—Le Père M nsAbré, — P
anégyriqe du B, Jean Berchmans,
soleil, IT est incontestable que le doux charme de la Jeunesse se fait sentir jusque dans la vertu ct dans ln sainteté, et qu'il répand sur elle un délicieux reflet de grâce et d’amabilité,”
Sans doute, ce délicieur reflet de grâce et d'amabilité rayonne d’un même éclat au front de Louis, de Jean et de Stanislas. Mais, l'avoucrai-je ? Mes préférences sont pour Louis.
À ce propos, je me rappelle qu'en 1882, au retour de nos promenades par la ville, nous ne inanquions jtumais, mon compagnon (M, l'abbé X, Leduc, de St- Iyacinthe) et moi, de salucr nos amis, À Saint-Ignace, Or, en entrant dans l’église, nous nous crosions inva. riablement : M. Ledue me laissait la droite pour me rapprocher de mon saint Louis de Gonzague, et lui passait de l'autre côté pour être p'us près de son cher Berchmans..…..
Quoi qu'il en soit, j'ai cru, cette année, devoir faire
des excuses à l’ani de mon ami, d'autant plus que de
Bicnheureux qu'il était alors il est saint anjourd’hui. Pour le moment, suivez-nous dans cctte riche et somptueuse église de Saint-Iuriace, Elle est partagée en trois n2fs jar d'énormes pilastres surmontés chacun de petites coupoles, Les remarquables peintures de Ja voûte produisent un effet de perspective
des plus étonnants.
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Sans nous laisser trop distr
aire par ce luxe d'orncmention, allons pieusement nous
agenouiller au tombeau
de saint Louis de Gonzague,
A la vérité, « on ne peut
songer sans admiration À
ce jeune homme qui
renonça à la couronne avant de
l'avoir portée, ct qui commença À mener une vie
Parfait, À l’âge où ]
a raison s’épanouit à peine chez les
autres enfants,
mule de saint Jean-Baptiste pour l'innocence et de Madeleine pour |
4 pénitence, il Jutta
de candeur avec les anges cet
d’austérité avec Îles
anachorètes, aim
a l'Eucharistie Comme saint Thomas d'Aquin, eut des extases d'Assise, fit or
comme saint Francois aison Comme Thérèse de Jésus, ct CONServVa l'innocence baptism
ale jusqu’à son dernier soupir. On ne saurait dire quelle était la perfection même,”
vertu lui manqua : il
C'était un ange, un séraphin,
Avez-vous vu que
lques-unes des images qui nous le , , leprésentent absorbé dans
la prière ?.. Dans ses Mains
trêles, amaigries, décolorées,
saint Louis de Gonzague
tient un crucifix et le presse
amoureusement sr son
cœur, Une auréole céleste entoure son front, l'œil est immobile et Je reg
jard noyé dans la contemplation.
“On dirait, aux mouvements r
Ythmés de sa poitrine, qu'il compte ses actes d'amour et bonheur,”
ses instants de
Le saint et héroïque jeune homme mourut le 20 juin 1591, victime de son dévouement au chevet des pestiférés, — martyr de la charité,
Au même instant, sainte Madeleine de Pazzi, qui l'entrevit au ciel, s'écria : # Ah ! qu'elle est éclatante cette gloire de Louis, fils d'Tgnace ! ”
L'Eglise de la terre lui prodigua À son tour, outre la canonisation, d'impérissables honneurs.
Comme celui du Christ, son tombeau est glorieux.”
Regardez : le corps de l’angélique saint Louis repose sous l'autel dans une urne revêtue de lapis-lazuli, et ornée d’arabesques en argent, Quatre colonnes torses en vert antique soutienneat l’autel, Sur un bas-relief en marbre blanc, on a représenté Louis de Gonzague
s'élevant vers le ciel, au milieu d'un groupe d’anges,
L'un de ces esprits célestes agite une couronne au-dessus
de sa tête, Bref, des anges en marbre et en bronze, qui tiennent à la main des lis on des lampes allamées, forment autour de cette tombe virginale un cortège d'honneur,
Quels doux souvenirs se pressent dans ma mémoire ! C’est ici que j'ai eu le bonheur de célébrer ma deuxième messe, le 5 juin 1882. Et que de fois j'y revins par la suite !..
L'autre autel du transept, À gauche, est dédié à
cinc Très un « été ] .— À dans Et ar Mère cordi récon puis i
jusqu
Le
r'AVISS,
Jésus
miel À
t le 20 juin
: des pesti-
Pazzi, qui t éclatante
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glorieux.” is repose -lazuli, et nes torses | bas-relicf Gonzague e d’anges, ‘au-dessus n bronze, allumées,
in cortège a ‘ra !
memoire :
deuxième
ins par la
dédié à
saint Jeun Berchmans, l
e digne émule de saint Louis de Gonzague, Il est Monumental, [ui aussi, ot d’une grande richesse,
Que j'aime le médaillon qui le décore ! Saint Berch-
tiges se tiennent Présente un chapelet et un crucifix, l’autre, les Règles de la Compagnie de Jésus,
Ces trois objets qu'il atte
Mans est sur le point de mourir: deux
à ses pieds ; l’un lui
ctionnait le Plus en ce monde, c'est son triomphe, sa gloire,
Le chapelet ! Dis qu'il put prier, il Je récitait À l'écart cinq ou six fois de suite, Conme il aimait la Reine du La veille de sa mort, il
un de ses confidents : # C’est le
Très-Saint-Rosaire ! écrivait À culte de Marie qui { été le principe et le fondement de m
a vie spirituelle.” — À un autre: “II
N'y à pour moi de ge urité que
dans une vraic et fidèle affection pour la Vierge Marie,”
Et avec quelle familiarité enfantine il tr
aitait sa bonne Mère : # Sainte Vierge, die
ait-il, il faut que vous m'ac-
cordiez telle grâce, j'en ai besoin. Vous aurez en
récompense tant de chapelets, tant de mortifications ; ?”
illet à l'image de 14 Madone Jusqu'à ce que sx prière fût exaucée,
puis ilattachait un petit ]
Le crucifix ! L'image de Jésus ! Ce signe sacré Je nl
ravissait. Et, comme Pour saint Bernard, le nom de Jésus était “une mélodie À son oreille, nn rayon de
miel À ses lèvres, et un baume à
son cœur,’
ROME ET JÉRUSALRM
Ecoutez son amoureuse et ravissante élégie sur le nom de Jésus: Jésus ! Jésus ! si la muse me donnait cent bouches, toutes abreuvées de l'onde sacrée qui inspire les poètes ; si le guide divin des chastes sœurs de Castalie me dictait ses chants, Jamais, jamais, je ne pourrais redire les douceurs de ton nom. © mon Jésus, le plus suave de tous les noms, frais et embaumé comme le souffle du printemps! Les cieux, ia terre, l’immensité des ondes connaissent ta demeure, Ô source de félicité. Tu es plus doux que le miel de 'ITybla, plus doux que le parfum des lis, des vivlettes et des roses, plus doux que les ondes parfumées qui s’échappent de la prairie, plus doux que les ots d’ambroisie qui coulent dans les veines fécondes de la nature... Point de son plus harmonieux ne flatta nos oreilles, jamais
pensée plus douce ne berça notre esprit. Jésus ! A toi
les saluts de mon cœur, à toi la langue que tu m'as
donnée pour chanter ton nom sacré !”
Et les règles de la Compagnie! L'amour qu'il leur portait n'avait d’égal que eelui dont il brûlait pour la Compagnie elle-même. Or, dans son enthousiasme, il s’écriait: “ Ma chère Compagnie, et ma sainte Compagnie, Compagnie d'amour, œuvre divine, je veux t'aimer toujours.”
Ne quittons ;:: ces deux tombes: ne disons pas adicu à ces deux anges de la terre sans visiter leurs
man, qu'il franc gran
dinai
légie sur le medonnait sacrée qui astes sœurs amais, je ne mon Jésus, umé comme e, l'immen- ) source de Iybla, plus t des roses, happent de sie qui cou- . Point de Iles, jamais ésus ! à toi
ue tu m'as
r qu'il leur lait pour la vusiasme, il ainte Com-
e, je veux
disons pas
isiter leurs
cellules encore embaumées du parfum de de leurs vertus, j'allais dire de ] Jésus-Christ.”
leurs souvenirs,
a ‘bonne odeur de
Malheurensement, un voile de tristesse plane sur ces
lieux vénérés,
Le Collège Romain, qui les renferme, est devenu depuis 1870 le Lycée Victor-Fmmanuel.
Le gouvernement usurp
. . , LA) AtCur N'a laissé aux l'êres .
Jésuites que ces deux modestes chambres, aux uelles Î , 1
il 'attachait, comme bien on pense, aucun intérêt.
La premitre, celle de saint Louis de Gonzague, ne
mnesure que dix pieds sur huit.
On y conserve l'ancienne porte derrière
une autre vitrée, Ce cercueil vide e
st celui où reposa d’abord le saint. Son portrait authentique,
qui surmonte l'autel, est dû au cardinal Bellarmin.
J'ai voulu voir aussi le traité de théologie écrit tout
entier de la main de saint Louis : don de Pie IX au Collège Romain.
La pièce Voisine — chambre de saint Jean Berch- Mans — est moins riche en souvenirs,
Mais, savoir qu'il l’a habitée nous sutlit, N'a
ait-il pas dit en en franchissant le seuil: “Je veux deveuir un saint, un grand saint ?° — Et encore : Pas de choses extraor-
dinaires, mais faisons les
actions Communes d’une
manière non commune, Tout le mérite de nos actes
vient de la parfaite union à Dieu ?”
Les noms de ces deux anges en appellent naturelle ment un troisième: celui de Stanislas de Kostka, une des plus pures gloires de la Pologne catholique.
Rendons-nous à Saint-André du Quirinal.
Elle est gracieuse ectte église et tout À fait digne du trésor qu'elle contient, C’estle Bernin qui en à dressé les plans.
La façade est décorée d'un portique semi-circulaire à colonnes ioniques, L'intérieur du monument, en forme de rotonde, est entièrement revêtu de marbres précieux, de dorures et de fresques remarquables, Enfin une vaste coupole À rosaces et À caissons dorés domine l'édifice.
La deuxième chapelle, À gauche, est précisément
celle de $. Stanislas, Le corps du bienheureux repose
sous l'autel dans une belle ehâsse en lapis-lazuli. Les tableaux qui ornent le pieux oratoire rappellent les deux mémorables visions que mérita cette Âme pure et extatique : là Sainte Vierge remettant l'enfant Jésus dans les bras de Stanislas ; Stanislas recevant la com munion de lai main d'un ange,
ITélas ! la chambre qu'il occupa dans le noviciat de
Sa dot ap le € il sc et ] l'art Te des } (0x
l'Egl
de nos actes
nt naturelle- Kostka, une lique.
uit digne du
. ’ 1 en a dressé
ni-cireulaire nument, en de marbres marquables,
issons dorés
précisément reux repose azuli. Les ppellent les ime pure et ifant Jésus
ant la com-
noviciat de
Saint-André, n'a l'as échappé, comme celle de $, Louis
et de S, Berchmans, a vandalisme des Piémontais,
Il y a à peine quatre ans, ces
envahisseurs décrétèrent sa destruction, En vain 1
lus de dix mille dames
polonaises adressèrent-elles une émouvante supplique
à la reine Marguerite, tout fut inutile, Eu désespoir de cause, les Jésuites eMportérent les
murs de la cellule pièce par pièce ct la reconstruisirent
près de la sacristie de Saint-André, C'est là que je l'ai visitée ces jours derniers après y avoir célébré le saint sacrifice, Au milieu se trouve une œuvre d’ sant effet : la mort de Stanislas. Le saint jeune homme, doucement étendu sur un lit de marbre
art du plus puis-
Jaune, la tête appuyée sur un coussin identique, tenant d
ans ses mains le crucifix et un chape
let, paraît légèrement endormi ;
il semble que Je moindre bruit va l'éveiller,
La tête, les mains et les pieds sont en marbre blane,
et la soutane en marbre noir.
Ce chef-d'œuvre est de Legros, Quand il l'eut achevé, l'artiste, dit-on abjura le rotestantisme, , ? . r 4 7 + £ = .
Tels sont les soux enirs, les monuments et les reliques des jeunes saints de Rome,
OS. Louis, S, Berchimans, S. Stanislas
! Priez pour
l'Eglise et pour nous !
Nous sommes ici dans la rue du Quirinal. Plus loin, elle se nomme rue du 24 septembre et aboutit à la Porta Pix.
La Porta Pia ! Quelle honte, quel sacrilège elle rappelle !
Un écrivain a dit : Une grande expiation (la fuite
de Néron) a fait la célébrité de la Porte Nomentane ; un grand crime, celle de la Porta Pia : les Piémontais sont entrés par là.”
Le 20 septembre 1870, soixante mille hommes, commantlés par le renégat Cadorna, donnèrent l'assaut.
‘ On aurait pu croire, observe l'abbé Boulfroy, à une nouvelle invasion des Barbares ; ces Barbares étaient les sujets d’un roi catholique qui s'était dit l’ami du Pontife de Rome. Il prétendait répondreaux aspirations nationales de vingt-quatre millions d’Italiens, en mettant le siège devant la Ville Eternelle. En entendant une telle énormité, Pie IX laissa éclater son indignation : ‘ Vous mentez, dit-il À l’'émissaire de Victor-Emmanuel, et vous calomniez ce pauvre peuple d'Italie. Sur ces vingt-quatre millions dont vous parlez, il y en à vingt-trois qui sont mes enfants, qui m’aiment en vérité, qui veulent que je sois respecté dans mon aractère spirituel et rétabli dans mon pouvoir temporel. Je vous abandonne l’autre million, que vous avez
corrompu, entraîné et rédu't à la plus lâche servitude.”
. Plus loin, boutit à la
crilège elle
ion (la fuite Nomentanc ;
Piémontais
e hommes, ent l’assaut, lfroy, à une ares étaient dit l'ami du aspirations taliens, en
En entenéclater son nissaire de ivre peuple vous parlez, i m'aiment ; dans mon irtemporel.
vous avez
servitude.”
SUVRIAYIIL QG anA
LÉGENDE
Les Pèlerins qui vont à Tibériade, partant de | | Nazareth, passent généralement par le Thabor : de | Nazareth au Thabor, il y a 2 heures et 44 minutes | | de marche, et du Thabor à Tibériade, 5 heures.
|! La Tibériade actuelle n’est pas celle bâtie par | Hérode Antipas dont il ne reste que des ruines. Elle | est située au Nord d’une petite plaine et au Nord de | l'emplacement de la Tibériade hérodienne. Elle forme un parallèlogramme d’environ douze cents | pas delong. L’enceinte, construite en blocs de basalte | et flanquée de tours circulaires, est battue du côté! e l'Est par les vagues du Lac. La citadelle qui | pied. occupe l’angle Nord-Ouest tombe en ruines, Tibériade Ta n’a qu’une seule porte; mais les énormes brèches faites aux murailles par le tremblement de terre de
le dr.
11837 permettent d’y pénétrer de tous les côtés.
Cette ancienne capitale de la Galilée est aujour-| En d’huï une des villes les plus sales que l’on puisse, sur Je | imaginer 1. Cependant une cinquantaine de palmiers, | |semés ça et là, lui donnent de loin un aspect agréable. |
s’élan écoro | Tibériade renferme environ 6,000 habitants dont . 5,200 Juifs ; 600 Musulmans ; 230 Grecs-unis, et 10! Latins. (Guid. Indic.). Tes Pères de Terre-Sainte y | desservent la petite Paroisse naissante, et ils sont les | de a Gardiens du Sanctuaire. rance
ee enchar
cepen la vie,
1—Ceci était écrit en 1887. Tibériade vient d’être pavée à | au flan Ineuf. Il sera plus facile, désormais, d'y maintenir la
| propreté.