NV Y CA Ÿ
—- di ent es
ruines, et prend de plus en plus une toilette européenne, Sa population est d'environ 350,000 habitants, dont les catholiques se répartissent ainsi : Latins, 40,000 ; Maltais, 8,000 ; Grecs-unis, 6,000. Le reste se compose dArméniens, de Turcs, de protestants, ete. L’évêque latin d'Alexandrie est aujourd’hui Mgr Corbelli, de l'Ordre Sérayphique. Le coup d'œil n’est pas des plus pittoresques. Dans la Basse-Egypte, en particulier, il n'y a ni montagnes, ni collines. Ce sont partout des plaines généralement arides. Seuls les bords enchanteurs du Nil font exception. ÆEn somme, Alexandrie est basse, unie et sans relief. Et puis tant de révolutions l'ont bouleversée qu’il n’y reste guère d’antiquités. Jusqu'au quartier arabe qui, en se “odernisant, perd de plus en plus sa physionomie orientale d’autrefois. Pourtant, il y a pour le touriste une intéressante excursion À faire.
Accucillis avec la plus grande bienveillance par le KR. D. Antonio da Tivoli, supérieur de l’hospice franciscain, nous avons encore le bonheur d’avoir pour ciceroni le R. P. Stanislas et l'excellent Frère Antoine. Prenant alors deux coupés, traînés chacun par deux superbes coursiers arabes, nous visitons à loisir Alexandrie et ses environs.
Voici d’abord la colonne de Pompée, le seul monu-
m ui ba ut gr $S0] no et.
le :
tra ses Tor brû nou l'év bien sur.
tom
ce $S mag niadi Pe Eden Sycor avec
toute
te curopéenne, tants, dont les ins, 40,000 ; te se compose te. L’évêque Corbelli, de t pas des plus particulier, il it partout des lsenchanteurs Jexandrie est le révolutions d’antiquités.
ernisant, perd d'autrefois.
» intéressante
lance par le de l’hospice d’avoir pour ellent Frère aînés chacun 3 visitons à
seul monu-
ment qui ait résisté aux ra ages du temps. J’en rapporte
un léger fragment de granit, bakchiche quelconque, A la place des Consuls, s'élève une belle statue équestre de Méhémet-Ali, arribrogrand’père du jeune Khédive actuel, Abbatti Au sortir de la ville, après avoir visité
, , échangé contre un
l'hypogée chrétien, anches du Nil, où maints fils ’administrent des ablutions
un. Un peu plus loin, vous traditionnel où &, Athanase,
ses persécuteurs,
nous longeons l’une des br et filles du Prophètes
, Selon le rite du Cor:
avez l'endroit fuyant, dans une barque, est surpris par quelques émissaires, Toutefois, ne le reconnaissant pas, ils lui demandent à “ Savez-vous où est Athan nous le cherchons.”
brûle-pourpoint : ase ?...
—“ Il n’est pas loin, r
, épond l'évêque lui-même, coure
Z toujours.” Ils coururent si bien que le noble fugitif ent tout le te
mps de sauter sur le rivage et de g
agner une grotte qui servait de tombeau à sa famille.
Il va sans dire AE nous nous arrêtons pour vénérer
aujourd’hui dans un schismatique, sir Anto-
ce souterrain fameux, renfermé magnifique jardin d’un grec niadis,
Peu de villas romaine
S peuvent être comparées À cet Eden, planté de P
almiers, d’acacias, d’abricotier
s, de Sycomores, de citronniers,
d’orangers, tout en fleurs, avec des avenues splendides et des parterr
es où s'étale toute la richesse de la vée
gétation tropicale,
Là-bas, À l'extrémité du jardin, il faut gravir ce tertre, ombragé de palmiers, ct jouir du panorama : d’un côté la plaine, le canal du Nil, aux ondes dorées comme celles du Tibre ; au delà la ville, puis le lac Maréotis qui se confond au loin avec la ligne bleue de la Méditerranée,
À nos pieds, un escalier en pierre nous conduit à la grotte de $. Athanase. Elle est fraîche, humide, malsaine, On y voit cinq ou six tombes vides, creusées dans le roc.
Rebroussant chemin, nous allions sortir du jardin quand nous rencontrons un gentilhomme aux cheveux blancs : “ C’est le propriétaire, sir Antoniadis,” nous dit le frère Antoine. Aussitôt nous lui présentons
nos hommages,
Entre-temps arrive le jardinier, un Arabe, dont la manière de saluer nous amuse beauco: À quelques pas de son maître, l’Arabe s'arrête, porunt sa main À la bouche, au front et à la poitrine : c'est le ner plus ultra de la civilité vis-A-vis de son maître. Le fils du désert ne se découvre jamais, même pour saluer le khédive et le sultan. Seulement pour eux, il commence par toucher la terre du doigt avant de poser sa main de bronze sur la bouche, le front et la poitrine. S'agit-il d'envoyer un bonjour à son ami, où veut:il
vous remercier d’une politesse, il se contente de
de det Par pha Jui :
cha N le q avec voir, laut baza
des
au v
aut gravir ce lu panorama :
ondes dorées le, puis le lac
igne bleue de
s conduit à la che, humide,
ides, creusées
ir du jardin aux cheveux niadis,” nous
i présentons
abe, dont la À quelques nt Sa main À c’est le ner maître. Le e pour saluer eux, il comde poser sa
la poitrine.
, où veut:il
contente de
frapper sa poitrine, en ajoutant quelquefois : Æ1hhamdoulillah, séid (merci, monsieur).
Autres pays, autres mœurs,
Au retour de la villa, nous visitons l’église Saint- Antoine, où jadis le fondateur des ermites de la Thébaïde venait prier souvent, dit-on,
Continuant notre course à bâtons lOMpUs, nous pas-
sons près du lieu où saint Marc, l’apôtre de ce pays, fut décapité, On sait que les restes de l’illustre martyr ont été transporté: À Venise.
À vingt minutes de là, nous arrivons aux 4 iguilles de Cléopâtre, ou plutôt à l'endroit qW'occupaient ces deux obélisques dont l’un est aujourd’hui À Londr
es, l’autre À New-York.
En face de nous, voici les blocs énormes du vieux
phare tombé en ruines, L'ancienne île de Pharos qui
lui servait de riédestal, est reliée à la mer par ) 1
chaussée,
une
Nous terminons enfin notre excursion en parcourant le quartier arabe, sale, malpropre, tortueux, pauvre, avec une population misé able, nonchalante, hideuse 4 voir. La moitié de ces gens-là est couchée À terre c l’autre moitié est plus où moins accroupie, à côté de bazars À peu près déserts et dans lesquels dominent des pyramides d’oranges, de citrons et au ventre rebondi,
de pastèques
298 ROME ET JÉRUSALEM Décidément — on l’a dit avec raison — ce n’est pas en Egypte qu’il faut chercher le beau type de l’Arabe 5 1 J fier, digne, noble et civilisé, mais bien à Tuniset À Alger, x *%
Aujourd’hui même, à 10 heures du matin, nous partons pour Jaffa, remettant au mois d’avri! le voyage dans la Hante-Egypte. Notre paquebot est le Ahédivieh (en arabe Duhkahlieh). Le soleil est
brillant, l'atmosphère tiède, la mer une nappe d'azur.
L'équipage est gai, souriant, animé. Parcourez les groupes de voyageurs, vous entendrez tous les idiomes de la tour de Babel. A l'avant du vapeur, les Arabes ne quittent leurs divans que pour invoquer, sept fois le jour, Allah et son Prophète. Vous connaissez leur prière favorite: Allah séidi, Mohammed bel Kébir ! (Dieu est grand, ct Mahomet est son prophète !) Oh ‘vont-ils nous en donner du bel Kébir d'ici à Jaffa !..., et, pas une vague, pas un sifflement du navire pour étouffer de temps à autre leur chant plaintif,
Cherchons à nous distraire en voyant fuir derrière nous les rivages fameux de l'antique terre des Pharaons.
Pour moi, me promenant de bâbord À tribord, je fredonne avec les Hébreux se dirigeant vers la Terre Promise, le joyeux psaume : Zn eritu Israel de
na?
rest de ]
Q font glisse
bruit
1—} autre | grand All,
— ce n’cst pas pe de l’Arabe
Al
Là Tuniset à
1 matin, nous 1ois d’avri! le paquebot est Le soleil est nappe d’azur.
Parcourez les us les idiomes ur, les Arabes uer, sept fois onnaissez leur d bel Kébir !
1 prophète !) Kébir d'ici à siflement du e leur chant
fuir derrière des Pharaons, d à triborl, eant vers la ritu Israel de
Ægypto.... de Populo Larbaro ! Cependant, l'astre du jour baisse rapidement et eMpourpre les flots de la Méditerranée en Y éteignant un à un ses derniers ayons. Rien de COMparable À un coucher ‘le soleil en pleine mer, Spectacle grandiose, saisissant qui plonge l’Âme dans une douce rêverie… Certes, il ne faut rien moins que messieurs les Musulmans Pour nous rappeler À la réalité, Les voilà debout comme un seul homme. Puis, prosternés Je front contre terre, entendez-les Soupirer en do mineur leur adieu au soleil qui s’en va ; c’est la simpiternelle invocation : AUluh séidi Mohammed bel Kébir 1}.
Pauvres gens ! Quel malheur Pour eux de méeonnaître le vrai Dieu, le vrai Soleil de Justice, et de rester comme cela assis ” (ou couchés) % À l'ombre de la mort !..”
Quelle splendide nuit !
Le firmament est constellé d'étoiles Scintillantes qui
font cortège à Phébé au disque argenté ; et nous
glissons "sur les flots sans secousses et Presque sans bruit — per amiea Silentin lune, Comme dirait Virgile.
1—En toute justice Pour les Musulmans, je dois signaler une autre formule beaucoup plus correcte Pour traduire “ Dieu est grand et Mahomet est son prophète ?’ ; LA voici: La Allah il Alu, vé Molaummed reçoul Allah.