‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 70 sur 101 · PF · texte numérisé non relu

PF

marbre, Æcco

gination oricn- 1e—une vraie us ce portique e invisible du Allah aura soin mes, Toutede franchir le u-dessus de la : tout à l'heure

store du Coran.

mosquée d'Elovoïde, et qui oriah, Divisée véritable forût 6 C'était autre-

sar Justinien, à

id-prêtre. C’est

que la Vierge prédestinée, dit saint Jean Damascène, croissait comme un bel olivier, planté

dans la maison du Seigneur, et fécondé lé

ir la douce roste de l'Esprit-Saint,

Là, fut levée, pour la première fois, la bannière de la

virginitatis ! L'étendnrd de Marie sur le Moriah, l'étendard de Jésu

tout le christianisme sur

virginité: Signifer

8 sur le Calvaire :

ces deux montagnes !”

— Il va sans dire que ces détails no

sont point de Mustafa.

Jetons un regard distrait sur le ]

rétendu tombeau des fils d’Aaron,

mais arrêtons-nous à l'extrémité du temple, auprès de ces deux piliers de marbre noir : ce sont les fameuses Colonnes de l'E preuve,

Cieux, écoutez ma voix : Crre, préte l'oreille.

. Si vous êtes assez heureux Pour Vous frayer passage entre cos deux colonnes très 'approchées l’une de 1]

€ assure ,

, C'est-l-dire, assez mince

autre, votre salut éternel est — Parole d'honneur, il est rudement étroit le chemin du ciel des musulmans ! Plus d’un Arabe, diton, s’est étoufté en essayant de le franchir. Mais, À quelque chose malheur est bon. Ainsi, grâce au frottement, le marbre s'est usé peu Presque tout le monde peut se glisser impunément entre ces deux piliers qui s'ouvre de Mahomet ! — Pauvres gens !

à peu, ct, aujourd'hui,

nt sur le paradis

Cependant nous descendons dans le souterrain, par-

tagé en deux nefs par une rangée de 92 pilastres ct à et quatre colonnes monclithes: ce sont les écuries de Salomon. Les Templiers, dont la salle d’armes se voit

À l’étage supérieur, firent servir cet immense soubas-

RAR su Coin de T ire

sement au même usage que le grand roi. Maïs, voyezvous là-bas, tout au fond, cette forme humaine s’agitant 4 en cadence? C’est un Arabe qui prie: spprochons. — à Religieusement tourné vers la Mecque, droit comme la flèche du minaret voisin, les bras pendants, il fait F

une pause. Après avoir croisé les mains sur la poitrine,

à la hauteur des épaules, une autre pause. Touchant

du meuton les genoux, une longue pause. Puis il se redresse, recommence les mêmes mouvements, et tombe cette fois à gencux, le front sur le pavé. . A la suite d'une pause prolongée, il s'assied sur les jambes et \ marmottant des versets du Coran, on l'entend murmurer le sempiternel refrain : Allah séidi, Mohammel,

bel Kébir, — Remarquez-le, notre présence n'avait Ÿ

point troublé l'Arabe. Non, pas de respect humain \ 4 |

chez les fils du Prophète. Entre nous, quel dommage k = al (

que ces braves gens ne soient pas catholiques! Je ne

connais pas de libres-penseurs parmi eux ! |

On ne visite jamais EI-Aksa sans aller voir, à Pangle l ; de l’esplanade, le berceau du Prophète Jésus. C’est une 4 ; niche de pierre, creusée en forme de coquille ; on croit [ que le divin Enfant reposa ici, chez le prophète ( p

Siméon, quand la Sainte Vierge le présenta au Temple,

2 pilastres ct es écuries de armes se voit nense soubas- Mais, voyezaine s’agitant pprochons. — droit comme dants, il fait ur la poitrine, e. Touchant e. Puisil se ents, et tombe . À la suite es jambes et tend murmu- . Mohammed, ence n'avait spect humain uel dommage liques! Je ne !

voir, à l'angle us, C’est une aille ; on croit le prophète ta au Temple,

Pour terminer notre eXCUrSIOn, nous nous rendons

sur les remparts, Regardez ce tronçon de colonne engagé dans un créneau comme

première assise du Sirath (

un Canon: c’est ln

mentionné plus haut), pont

invisible qui, comme l’écheile de Jacob, va de la terre

au ciel. Or, au jour du jugement, les vrais croyants

devront escalader ce mystérieux Sirath, encore plus

étroit que la lame d’un rasoir ; les justes réussiront à

en atteindre le sommet : Les pécheurs, au contraire,

trébucheront et culbuteront tôte première dans la valiée de Josaphat, puis rouleront dans la Géhenne ?x

œlernum ! — Néanmoins, ne vous cffrayez pas outre mesure : Mahomet sera IX, Et les Arabos se trompent fort où le Prophète viendra an secours des plus

désespérés. Ainsi, le mat d’ordre est donné, Tout sse croître toute sa vie une longue mèche de cheveux, Hé bien !— 9 consolation suprême ! =

Arabe — qui n’est pas chauve — Jai

à la résurrection, Mohammed, d'après une promesse formelle, eMpoignera par ja chevelure, comme antant d'ITabacues, la plupart des musulmans et les enlbvera au paradis, sans se demander, je pense, si leur embonpoint leur eût jamais permis de passer entre les Colonnes de l'épreuve, si leur aumône à couvert un jour la Plaque de Juspe de pièces étincelantes, où encore si leur dextérité Les eût rendus capables de franchir inoffenso pede le redout pont du Sérath !..

able

Quoi qu'il en soit de ces rèveries, pour nous, catholiques, nous, les fils de la lumière,” le véritable chemin du ciel est celui que nous à tracé le Sauveur lui-même et qu’il a suivi le premier : c’est la Voie de la captivité et la Voie douloureuse ; c’est la route difficile mais sûre qui commence, pour nous comme pour le Christ, au Jardin de Gethsémani, gravit péniblement le Calvaire et vient aboutir ou plutôt s'épanouir au radieux sommet du mont des Oliviers—le mont de l'Acension d’où Jésus, entouré de légions d’anges et de saints, s’éleva triomphant jusqu’à la droite de son Père !— Or, ce chemin ‘“ étroit, semé de ronces et d’épines,” et tout rougi d’un sang divin, nous Pavons, ces jours-ci, parcouru, sillonné en tous sens, — Suivezmoi en esprit À Jérusalem, et, tous ensemble, refaisons

notre pieux et touchant pèlerinage.

La Voie de la captivité est le trajet de plus de 3,000 pas fait par Notre-Seigneur depuis son arrestation jusqu'à sa condamnation à mort. Elle comprend six stations : le Jardin des Oliviers, la maison d’Anne, celle de Caïphe, le Prétoire de Pilate, le palais d’'Hérode-Antipas, et enfin le Prétoire, une dernière fois.

Le 6 mars, vers les trois heures de l'après-midi, nous nous dirigeons vers la Vall‘e de Josaphat, traversons

le lit desséché du Cédron, et, nous dérobant au contact

pour nous, ” Je véritable cé le Sauveur la Voie de la route difficile mme pour le t péniblement s'épanouir au —le mont de ns d’anges et droite de son de ronces et nous Pavons, ns. — Suivez-

ible, refaisons

plus de 3,000 n arrestation comprend six ison d'Anne, te, le palais

une dernière

rès-midi, nous

at, traversons

ant au contact

des infortunés lépreux qui nous assaillent de toutes

parts, nons arrivons bientôt À la

grotte de l’Agonie, située sur le versant de la colline

des Oliviers, Avee quel religieux frémissement nous descondons les six degrés qui conduisent à la grotte ! Nous nous

rappelions les angoisses inénarrables que Jésus éprouva

ici même, la veille de sa mort, ses gémissemonts, sa

défaillance, sa sueur de sang, la visite de l'ange cons9-

lateur, et puis la résignation pleine et entibre de la douce victime prononçant le Fiat rédempteur !... A

mesure que vous avancez, le Saisissement anwmente : l ; g

cette faible clarté qui descend de lt voûte, cette cette mystérieuse pinombre qui répand partout une mobilité effray

nu, comme À l'origine

lumière indécise, ante, ce rocher À » Cet enfoneczment où Jé

sus se laissa choir et qui fut imprégné de

sang, oh ! que tous ces souvenirs vous émeuvent ct vous aceablent ! Vous tombez à genoux, vous appuyez le front sur c2 pavé humide, vous le baisez amoureusement, et bientôt vous sentez vos yeux s’humecter de

lirmes, “ ce san »

du cœur,”

comme Îles appelle saint Augustin, ment, en dehors du Calvaire, quel sanctuaire est plus attendrissant que celui-là ? Ze;

Vrai-

, en effit, ce ne & nt ni

les fouets des bourreaux, ni les coups (le la Hagellation, ni la couronne d'épines quiont causé À Notre-Scigneur cet épuisement, cette étrange agonie, cette eonvulsion

du cœur, cette désorganisation physique, cette abon-

376 HOME ET JÉRUSALEM dante sueur de sang, Non. C’est la pensée seule dk nos etimes dont il s’est chargé, lui, la sainteté même : defectio tenuit me pro peccatoribus ! Au: 1, en ce moment, la vue de nos propres fautes nous écrase à notre tour ; leur énormité nous effraie, Commment n pas nous appliquer à nous-mêmes cette réflexion de Bossuet ? “ L'eussiez-vous cru, pécheur ; eussiez-vous ru que votre péché eût une si grande et si malheureuse puissance ? Si nous ne voyions défaillir le dix Jésus qu'entre les mains de ses bourreaux, nous n'a cuserions de sa mort que ses supplices. Maintenan que nous le voyons succomber dans le Jardin des Oliviers, où il n’a que nos péchés pour persécuteurs, accusons-nous nous-mêmes de ce déicide !? — C'est pourquoi, nous prosternant une dernière fois, nous continuons l’ardente prière de l’évêque de Meaux : «Terre, terre, ne bois pas ce sang. ce sang nous appartient, et est sur nos âmes qu'il doit tomber. Que le vermeil de ce beau sang empîche nos crimes de paraître devant la justice divine !”

Cette grotte irrégulière, longue de 30 pieds et, large de 24, renferme trois autels Celui du fond, orné d’un riche bas-relief représentant l’apparition de Pange à Notre-Seigneur, est élevé précisément à l'endroit où priait et agonisait le divin Maître. Sous le tombeau de l'autel, des lampes qui brûlent jour et nuit permet-

tent de lire cette tonchante inscription, empruntée à

EN SEX seule de ainteté mème :

Aus-i, en ce nous écrase À Comment ne e réflexion de eussieZ-VOUS et si malheuéfaillir le dix ux, nous n'a , Maintenan le Jardin des r persécuteurs, cide |!” — C’est ière fois, nous ne de Meaux :

ce sang nous il doit tomber.

he nos crimes

) pieds et, large du fond, orné rition de lance t À l'endroit où us le tombeau et nuit perimet-

1, empruntée à

se

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