‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 72 sur 101 · ON N · texte numérisé non relu

ON N

basilique du Saint-Sépulcre, le glas funèbre, Un soldat

ture ouvre la marche et maintient l’ordre public ; les Franciscains viennent ensuite, suivis eux-mêmes de la foule silencieuse, recueillie. Nous saluons en passant l'are de l'Æcce homo, nous arrêtons quelques minutes à l'église de la Flagellation, Jà même où Jésus subit cet horrible supplice, puis nous pénétrons dans la caserne turque (le Prétoire). Les soldats, sous les armes, nous regardent défiler ; ils sont froids mais dignes : pas une insulte. Jamais du reste le disciple du Croissant ne trouble l’homme qui prie. Non, le persiflage est inconnu en Orient... — Cette cour intérieure est précisément le théâtre de la condamnation à mort de Notre-Sceigneur : à genoux ! C’est la premièrestation. A 60 pas plus loin, vis-à vis de l'emplacement de l'en tique escalier du Prétoire (Scala Santa, transporté par sainte ITelène à Rome), se trouve la deuxième station: Jésus-Christ chargé de la croix. La troisième, où Jésus tombe pour la première fois, est à environ 600 pieds de distance. Elle est marquée par deux tronçons de colonnes couchés sur le sol. Voyez-vous, dans cette rue à gauche, les ruines de Notre-Dame du Spusme ? C'est ici qu'eut lieu l'inénar able rencontre du Fils ét de la Mère ! (quatrième station). Encore 70 pieds ct nous nous arrêtons là où le Cyrénéen aida Jésus à porter su croi. Cet endroit est indiqué par une

légère entaille pratiquie dans le mur d'une maison

mèbre, Un soldat ordre publie ; les eux-mêmes de la aluons en passant quelques minu- , même où Jésus 1 pénétrons dans s soldats, sous les sont froids mais reste le disciple du rie. Non, le pertte cour intérieure adamnation à mort la première station.

placement de l'ennta, transporté par deuxième station :

troisième, où Jésus environ 600 picds deux tronçons de ez-vous, dans cette Dame du Spasne ?

encontre du Fils et Encore 70 pieds ct néen aida Jésus à

indiqué par une

mur d’une maison

fiement, une rosace incrustée di

(cinquième station). Nous Commençons À gravir

Après un trajet de 270 l cevons à notre gauche un

le Golgotha, eds, nous aperfût de colonne. Ici, sainte Véronique essuya lu Jace adorable de Notre.Se

iyneur, couverte, hélas! de sueur, de sang, de

poussière : c’est la sixième station,

crachats et de Mais, une centaine te Judiciaire, le Fils

une Seconde Jois (septième station), — C'est À une distane

de pieds plus loin, près dé la port de l’homme, épuisé, tomba

À peu près égale qu'il console les pieuses femmes de Jér usalein ;

et une pierre indique cette huitième station.

Depuis que le Calvaire est renfermé dans lenceinte de la ville, la Voie douloureuse se trouve ici interceptée, Nous revenons donc sur nos pas, franchissons une rue

voûtée, et là, au fond d’une impasse, nous vénérons,

en face d’une colonne commémorative, la lroisièine

chute de Jésus (neuvième station). Les einq dernières

stations se font À l'intérieur de Ja basilique du St-

Sépulere, où nous arrivons assez vite en passant À Montons tout de suite au

Presque à l'entrée de ln C hapelle du Cr

travers deux sales bazars.

Calvaire. Uel-

ans le pavé nous désigne Jésus dépouillé de ses Environ six pieds plus au fond, y

la dixième station : vélements.

ous voyez cette mosaique carrée, en marbre rouge : là, Jésue fut cloné à

la croit (onzième Station). A une distance de vingt

pas, À main. gauche, sous l'autel des Grecs, la cavité

pratiquée dans le roc vif reçut le pied du gibet sacré ;

c'est la douzième station: Jésus meurt sur la croir. Attendris jusqu'aux larmes, nous nous relevons pour nous agenouiller devant l’image du Stabat Mater qui est près de la fente du rocher et à mi-chemin entre Île crucifiement et l'érection de la croix ; ici même le corps inanimé de Jésus fut déposé dans les bras de sa mère (treizième station). Baisant une dernière fois le sol ensanglanté du Calvaire, nous descendons la sainte montagne pour terminer le-pieux exercice au Sépulcre, à soixante pas plus loin : Jésus mis dans le tombean (quatorzième station).

Mon Dieu! comme elle est vive et pénétrante limpression que nous laisse le véritable chemin de la croix:

& Le fidèle frissonne quand, parcourant dans l’église de sa paroisse les stations du chemin de la croix, il arrive à celles qui lui rappellent le crucifiement et la mort de son Dieu: à Je lem, sur Île Golgotha, en se voyant sur la colline . ne où s’achevaient, fl y à dix-huit siècles, les plus grands et les plus douloureux mystères, le pèlerin se sent d'abord terrifié, autant que les soldats romains, témoins des commotions extraordinaires de la nature au moment de la mort du Christ, Pour reprendre son calme, il a besoin de se souvenir que le sang dont fut arrosé ce jardin était l’effusion de l'amour du cœur de Jésus pour l'humanité : il se

frappe la poitrine comme la foule qui avait assisté à

vag tesq du t gres appa

semi

du gibet sacré ; urt sur La croir.

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jui avait assisté à

LOME ET JÉRUSALEM

ce spectacle, et demande siens et pour lui, de ne Lt

souffrances infinies du Sauveur.”

Le chemin de la croix,

AVONS-nous dit, est le e du ciel,

“N'a-t-il pas fallu, Christ souffrît et ent

hemin écrit l’évangéliste, que le Ât ainsi dans sa gloire ?°?

Il souffîit sur 1 triompha sur le

Oliviers.

& sombre colline du C

alvaire ; il radieux

Sommet du mont des Cette illustre Montagne s'élève À l’est de Jérusalem, que par la valiée de Josaphat.

“ Les pentes en sont ercore arbres qui lui ont valu Le Messie avait co

dont elle n’est séparée

a et I parsemées des Son nom si connu et ‘itume de ses disciples, pour se retirer l

EN NE) Sl Venere,

les gravir souvent avec

e soir, À Béthanie, dans la demeure de Lazare. Autrefois, suivant Josèphe, le

mont Olivet était couvert d'arbres et de fleurs : JA

étaient les “ jardins du Roi.” On le cultivait en ter- = , . n .

Tasses superposées… Aujourd'hui,

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