‹ Rome et Jérusalem [microforme]Chapitre 73 sur 101 · À LA A · texte numérisé non relu

À LA A

vage, äpre, tourmenté, où les roc

tesques du globe, dr

du tuf aride,

c'est un site sauhers, ossements giganessent leurs arûtos aiguës au-dessus Cà et là croisse gres oliviers, des térébinthes apparence,

nt encore quelques mai- , des caroubiers de chétive Au printemps, de petites

anémones rouges semblent couvrir le sol b]

anchâtre de gouttes de sang,”

ardemment à Dieu, pour les

8 rendre inutile le prix des

Le mont des Oliviers a trois sommets distincts. Le premier est Île Viri Galilæi, célèbre par l'apparition des deux anges qui dirent aux disciples attristés : Viri Galilæi, “hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-

vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus que vous

y avez vil monter, en redescendra un jour plein de

gloire.” Cet autre mamelon, au midi, est le mont du Seandale, sur lequel Salomon dressa, hélas ! des autels aux idoles. Enfin, la crête principale s'appelle LV'Ascension, dont Ezéchiel à dit : “ La gloire du Seigneur s’éleva at milieu de la ville et alla s’arrêter sur la montagne qui est à l'Orient.” (Ezéchiel XI, 23.)

Nous avons fait hier ce pieux pèlerinage, visitant à nouveau le Jardin de Gethsémani, sur le versant de la montagne, la Grotte de l'Agonie, le Tombeau des Prophètes, Île Rocher Blane de la Vierge, 1 Ja caverne où chambre de sainte Pélagie, l'illustre pénitente, et l'endroit même où Notre-Seigneur, le dimanche des Rameaux, pleura sur Jérusalem :

‘ Des jours viendront sur toi, dit-il, où tes ennemis tenvironneront de tranchées ; ils t'enfermeront et te

serreront de toutes parts.

1—D'après une charmante légende, rapportée par saint Epiphane, c’est de ce rocher que l’apôtre saint Thomas, le jour de L'Assomption, vit Marie s'élever radieuse vers le ciel. Tout à coup, elle détacha son voile que recueillit l'heureux disciple, et que l’on conserve encore; dit-on, à Prato, en Toscane.

distinets. Le ar l'apparition attristés : Viri i vous arrètez- ‘sus que vous jour plein de i, est le mont sa, hélas ! des pale s'appelle Ia gloire du et alla s'arrêter zéchiel XI, 23.) nage, visitant à r le versant de le Tombeau des Jierge, ! la ca- l'illustre pénieur, le dimanche

, où tes ennemis

nfermeront et te

pportée par saint int Thomas, le jour e vers le ciel. Tout t l'heureux disciple, en Toscane.

“AINODV.1 4€ ALLOND V7

LÉGENDE

| Le Jardin de Gethsémani et la Sainte Grotte de

| J'Agonie se trouventau fond dela Vallée Ge Josaphat, au delà du Cédron, au pied du Mont des Oliviers.

| Nous donnons plus loin la Vue de toute la Sainte | Montagne. On se trouve là dans une région toute de merveilles.

La Sainte Grotte se trouve être l’endroit même, d’après la Tradition où Notre Seigneur eut sa dou, loureuse Agonie. Elle se trouve À un jet de picrre

| (un peu plus d’un urpent) de l'endroit où les Apôtres | s’endormirent.

| C’est là que durant le long espace de dix années! | nous avons souvent tenu Compagnie à Notre Divin | Maître, l'âme remplie d’une inexprimabie tristesse et méditant dans un silence suisissant ! ces ineffables | | paroles du St-Evangile : *....Mon Père, si vous | voulez, éloignez ce calice de moi, néanmoins que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse mais la vôtre. ... 3 étant tombé en agonie, il redoublait ses prières

| prolixius orabat ! Et il lui vint une sueur comme des | gouttes de sang qui découlaient jusqu’à terre...

Il se leva ensuite et vint vers ses disciples qu'il aux

| trouva endormis ;etil dit à Pierre : Quoi ! vous la r | n'avez pu veiller une heure avec moi? Veillez et | priez, afin que vous w’entriez point en tentation, car > | l'esprit est prompt, mais la chair est faible... ..”? cloît

seq.)

Le souvenir du Cœur Agonisant de Jésus ne s'efface plus de l'âme du pèlerin qui avant de quitter

la Terre Sainte a été faire son Ifeure de Garde : | Gethsémani !

1—Tous les pèlerins prêtres éprouvent ce saisissement lorsqu'ils vont de grand matin célébrer la sainte Messe dans cette Grotte, encore tout imprégnée de la sueur de sang de

| Notre Divin Maître. |

| | | a — FE — — ee

jrotte de fosaphat, liviers.

la Sainte ion toute

it même, it sa dou- | de pierre 8 Apôtres

lix années tre Divin tristesse ineftables | : sl vous, ins que ce vôtre. . A es prières comme des NO.

iples qu'il uoi! vous Veillez et tation, car

, Jésus ne t de quitter le Garde À

gnisissement e Messe dans ar de sang de

“Etilste renverseront par terre, qui sont au milieu de

pierre

toi et tes enfants toi, etils ne]

aisseront pas en toi sur pierre, parce

que tu n’as pas connu le ter où tu as été visitée...” (S. Luc, 43, 44 ot sc(). Hélas! la prophétie s'est ge point que l'historien Josèphe :

ville n’a tant souffert ! ”

nps

complie à la lettre, au

Lpu S'écrier: 4 Jamais

Faisons halte À la grotte du Credo, convertie chapelle, Une tradition inattaquable douze apôtres réunis ici articles du symbole, a monde,

Un peu plus loin, le sanctuaire gothique du Pater ou Saintc-Patenostre — comme on

-— st d’un intérêt saisissant.

en nous montre les

chacun l'an des ant de s’élancer À Ja conquête du

pour comp ser

l’appelait autrefois L'oraison dominicale que Jésus-Christ diet

& lui-même mont des B

aux hommes sur le éatitudes, en Galilée, il

la répéta ici, au té seq.). Vous la v

cloître en trente.

Moignage de saint Lie (XI, 1 et 0YeZ reproduite sur les deux Itimnes différentes, Enfin, gravissant le écrions

arcades du

mlatac < Émianr Plateau supérieur, avec le psalmiste :

Sfelerunt petes ejus ! “Nous

où il a posé ses pieds !”

nous nous

Adorabinus in loco ubi

alorerons le Seigneur 1h

Quel ravissant mystère !

Le grand jour de l'Ascension de Notre-Seigneur était arrivé.

Victoricux de la mort, sorti de ‘la tombe par sa propre puis#ance, doué d'une vie jeune et divine sur laquelle le trépas n'aura plus de droit, l'œuvre de la Rédemption terminée, l'Eglise, définitivement établie,

Jésus remonte à la droite de son Père,

Il quitte le Cénacle, où il a apparu une dernière fois pour le festin des adieux, et, suivi de sa Mère, des apôtres et de cinq cents disciples, il franchit le torrent du Cédron, laisse à gauche le jardin de Gethsémani,

et atteint bientit le sommet du mont des Oliviers.

Suivant la croyance générale, c'était l'heure du midi

__ l'heure à laquelle il avait été élevé en croix. Alors

jetant un dernier regard de tendresse sur les fidèles

amis qui l'entouraient, Jésus les bénit tous, et radieux,

triomphant, il s'élance au ciel !...

O prodige ! sur le roc nu de la montagne, le Sauveur laisse l'empreinte de ses pieds.

Cette pierre sacrée, jaunâtre et très dure, est usée par les baisers des fidèles. Onny voit plus que la marque du pied gauche.

Jadis sainte ITélène avait construit au-dessus de cet

auguste rocher une splendide basilique. Les musul-

s d sa allai Jude Les s'en Insee]

el ».,. \ r Q ait re-Seigneut (QE

la tombe par su ne et divine sur it, l'œuvre de la tivement établie,

une dernière fois de sa Mère, des ranchit le torrent de Gethsémani,

des Oliviers.

it l'heure du midi Sencroix. Alors sse sur Îles fidèles

it tous, et radieux,

Û » s: \lmontagne, le Sa très dure, est uste

ÿ voit plus que la

uit au-dessus de cet

ilique. Les musul-

mans l'ont remplacée par une

modeste rotonde octoreste ouverte 1,

gone dont la coupole

Quant à nous, après avoir touché du front et dos lèvres la sainte relique — dernier vestige de l’ITomme- Dieu sur la ter

VO — 1O:1S fixons longte

MpPs nos regards, comme les apôtres, vers vette

route glorieuse que parcourut, dans !a direction de l'Orient, le

divin triomphateur,

Que ne POUVOns-nous, À Ja manibre du vertueux chevalier dont parle saint Francois de ‘ales, suivre aussitôt notre Dicu qui est allé -haut nous préparer une place !

Avez-vous jamais lu ce

ette touchante histoire? Je cède la parole au s

aint évêque de Genève :

“Le gentiliomme bourguigron vint sur le mont Olivet, et Jà, voyant les vestiges

du divin Sauveur, prosterné sur ice

Iles, il commença à re

tirer à soi toutes les forces de ses aftec

tions, comme un archer corde de son arc quand il ve puis se rele

retire la ut descocher sa flesche ;

ant, les yeux et les mains tendus au ciel :

1—Los mahométans croient à l’

à sa mort, Ils prétendent qu’ allaient se saisir de lui,

Ascension de Jésus, mais non au moment où les soldats romains Jésus prit tout à CoUp les traits de Judas, tandis qu’il donnait au traître sa p'opre physionomie. Les rôles furent alors changés: Juda: fui cruc:fif, et Jésus s'enfuit au ciel au milieu d'un nuage lumineux, — O riverie insensée exemple, de figurer au Coran!

bien digne, per

& Mon doux Jésus! dit-il, je no sçay plus où vous

chercher et suivre en terre ; accordés done à ce cœur qu'il vous suive et s'en aille après vous I-haut....” & Et avec cesardentes paroles, il lança quant et quant son Âme au ciel, comme une sacrée sagette, que comme divin archer il tira au blanc de son très heureux objet...”

Pour le moment, venez contempler du haut de la

mosquée le panorama le plus grandiose, le plus pitto-

resque et le plus mélancolique que l’on puisse imaginer.

& On a sous les yeux Îles merveilles de deux mondes, celui de la nature et celui de la grâce ; une magnifique page du livre de la création et lelivre tout entier de la rédemption. À l'Orient, le regard glisse sur des erètes dénudées, s'égare dans les gorges affreuses qui servent de lit au Cédron, plonge dans Ja verdoyante vallée di Jourdain et s'arrête sur les flots immobiles du lac Asphaltique... Au sud, l'immense muraille crénelée des montagnes «de “Moab et d'Ephraïm défend Arabie Pétrée ; au milieu de leurs escarpements, le Nébo détache sa silhouette bizarre et s'élève comme la tête majestueuse du législateur des Hébreux, dont il recèle la tombe ignorée. Au nord, les montagn - de Samarie courent capricieusement rejoindre celles d'Ephraïm. Au couchant, c’est l'horizon de Bethléem, ealme et pur comme Île sommeil du divin Enfançon ; c’est la

vallée des Géants dominée par le mont rongeñtre «les

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