L. Colonne enfermée
M. Autel de l'Annonciation. Nota : c’est cet
Autel qui a été reproduit dans la Gravure No 1.
N. Porte de la chapelle obscure.
O. Chapelle obscure.
P. Autel de la Fuite en Egypte.
Q. Escalier par lequel on communique avec la sacristie de l’église supérieure.
RETH
entant l’em- , transportée
scerdant de
sainte Anne. |
ar les Arabes |
ota : c’est cet ns la Gravure
Je
munique avec ieure.
Hic Verbum caro faction est !
“Tcile Verbe s'est fait chair!" Mon Dieu ! qui pourrait traduire les sentiments d'ad-
miration, d'amour et de reconnaissance qui faisaient
battre nos cœurs, au fond de cette grotte mystérieuse et trois f
ois sainte ? Ici donc le « Verbe s’est f
ait chair?
dans le sein vire ‘ual de M
arie ! Ici, au retour de l'Egypte, “il a habité Parmi nous,” habitait in nobis ? “ Ici, sous les yeux de Marie et de Joseph, il a grandi ‘en âge et en Sagesse, plein de grâce ct de vérité!” Ici, il a vécu une vingtaine d'années, c'est-à-dire les deux tiers de son existence !.… Oh! que ce lieu est saint ! Pieusement agenouillés autour de l'autel, nous
baisons amoureusement le pavé du sanctuaire et nous le trempons de nos larmes brûlantes: ce fut tout
d'abord notre seule prière,
Quelque temps après
» NOUS nous dirigcons vers l'atelier de saint Joseph,
séparé, suivant l'usage, de la
Une chapelle neuve a succédé À l’église des Croisés, dont on
maison d'habitation.
a découvert, l’an dernier, les
murs, l’abside et les pilastres. — Ici, nous nous repr
sentons Jésus adolescent, aidant de ses mains divine
son père nourricier, Mmaniant
é- * À S «d comme lui l’équerre et le Compas, la scie et le rabot : c’est la divinisation du travail !
Continuant notre pèlerinage À travers la ville, nous
visitons la chapelle qui occupe l'emplacement de la
7 respere vit enr es soseus
Synagogue, d'où les Nazaréthains, incrédules et gros siers, chassèrent un jour Jésus. C'est alors qu’il leur dit cette profonde parole : Nul prophète n’est reçu en son pays.” Tout près de nous, un autre oratoire renferme un bloc de rocher connu sous le nom de Mensa Christi (table du Christ). Selon la tradition, Jésus ressuscité aurait dîné sur cette picrre, en compagnie de ses disciples.
Mais hâtons-nous de nous rendre à l'unique fontain de Nazareth, qui est à environ 1,500 pieds de l’église de l'Annonciation. — Que de fois l’humble épouse de saint Joseph —se confondant avec les femmes du peuple —a dû venir y puiser! Ce puits s'appelle fon- ; taine de la Vierge” ; et nne gracieuse légende veut que cette eau, mau raise autrefois, obtint une vertu : merveilleuse dès que Marie y eut trempé les vêtements de l'enfant Jésus.
Quoi qu'il en soit, elle est délicieuse au goût.
Nous nous trouvions là au déclin du jour ; c'était
le moment le plus favorable pour venir faire sa provi- ] sion d’eau : les Nazaréthaines en profitèrent à qui t mieux mieux. Rien de pittoresque comme cette lon- Q gue procession de femmes et de jeunes filles, au cos- À A tume brillant, à l'allure fière et noble, et portant l
chacune, sur la tête où l'épaule, l’'urne antique, dont
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quel religieux frémissement ! je adorable qui se passa ici
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la forme n’a pas
varié depuis l’à ige des Mais se peut-il que la
son divin Fils, ait pare
S patriarches, sainte Vierge, accompagnée de oUrU, avec l’amphore tradition.
nelle, des rues si sales, si mal entretenues ?
f— Nans doute ; cependant une dame anglaise disait naguère À notre guide, le R, P. Jean-Joseph : «Oh
alors, un ange devait, au moins, p
asser devant Marie et semer des fleurs sur ses pas !? — Bravo!
Voyez-vous, À quelque distance de la ville, le mont
du Précipice ? C'est du haut de cette colline habitants de Nazareth voulurent jadis précipiter Jésus (S. Tue IV, 20. ). — De ce point élevé,
le panorama est superbe, D'abord Nazareth, avec sa ceinture de col-
lines : le Carmel, le Thabor, le Petit-ILerm: on, Îles ?
Montagnes de Gelboé et de la Sam:
de Tibéri ade, le Gr:
que les
arie ; puis, au delà d-ITermon couronné de ses neiges éternelles,
Mais la nuit arrive rapidement ; allons prendre un saint repos près de L endroit où dormit Jésus,
Le lendemain, à quatre heures et demie,
J'avais l’ineffable consolation de e
élébrer les saints my
stores dans la vénérable Grotte de l
Annonciation. Avec me représentais la scène Lily à dix-neuf sièeles ! A l'Evangile, en particulier, quand je lus le sublime
ge et la Sainte Vierge, quand
Eh D qe ha rmt iet
j'entendis le salut de l'envoyé de Dieu et la réponse
ARE pleine de trouble de l'humble Marie, quand je vis le ni messager céleste rassurer la timide Vierge, et la Vierge
consentir enfin à la maternité divine et prononcer le
Fiat rédempteur, oh! alors mon émotion fut à son
comble : je me sentis comme suffoqué par les larmes...
Non, jamais lAre Maria ne m'avait si vivement
impressionné !
Pourquoi faut-il que nous quittions si vite la cité de
Marie ? Nous aimerions tant à y prolonger notre
séjour !.. Mais le programme est inexorable. IT est
six heures, et, déjà, notre drogman — Sobh Shattout
—nous attend à la porte de C'asa-Nova avec moukres
et montre», Jetant donc un dernier regard sur Nazarei!, sous nous dirigeons sur Tibériade, l’ancienne capitale «ie la Galilée.
La route est difficile. Au delà du vallon creusé par
la fontaine de la Vierge, il faut escalader les collines
qui entourent la ville, en suivant un sentier abrupt,
rocailleux et bordé de chênes aux larges branches qui
empiètent sur le chemin et nous désarçonnent sans
façon. Qu'importe ? le voyage n’en sera que plus
mouvementé et plus pittoresque. D'une autre part,
quel heureux contraste entre ce riant paysage, cette
puissante végétation de la Galilée, et l’affreuse aridité
qui désole la Judée !
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ROME ET JÉRUSALEX
Après une chevauchée d'environ ti)
heure, nous arrivons à Cana, ombragé de
cactus, de figuicrs, de remier miracle de Notro- Seigneur, En ce temps-là, on célébrs chez Simon le Cananéen, Le vin, hél
A la prière de M
grenadicrs, et témoin du l
ut un festin Hnptial as ! vint à manquer, arie, sa mère, Jésus consen
changer l'eau en vin, % comme trois ans plus tard, au Cénacle, dans le repas du suprême adieu, les apôtres Je virent changer le
vin en son SANG." — On nous montre,
dans l’église grecque schismatique, 4 cent pas d'ici, deux urnes en pierre qui durent contenir le vin miraculeux,
Nathanaël (saint Barthélemy), qui devint apôtre des Indes, était de ce Pays (S, Jean, II.)
Dans un second Voyage à Cana, le Sauveur guérit, À distance, le fils du centurion de