‹ Rome et la JudéeChapitre 36 sur 64 · CHAP. XV. - SIÈGE DE JÊRUSALBM · texte numérisé non relu

CHAP. XV. - SIÈGE DE JÊRUSALBM

éheVj aiiii de le rendre plus inaccessible, avait iHc garni d'un revêtement de pierre : dans les premiers soulèvements des Juifs', rèdifice central avait été détruit mais le rocher et le mur d'enceinte qui le coiiroimait subsistaient toujours.

Ces trois enceintes, de Sion, du temple et d'Antonia, formaient la partie la plus forte et la plus haute de la ville. Mais le reste ne laissait pas (|ue d'ùtrc défendu. Au pied du temple s'étendait, à l'ouest, Acra, la ville basse, avec une enceinte, fortifiée garnie de quatorze tours. Au nord du temple, au nord et à l'ouest d'Acra, à droite elà gauche du ravin de Tyropœon, fcdéveloppait IU'Z(Hha,la ville neuve, danslaquellc se trouvait compris le Calvaire, réuniedepuisAgrippaà Tenceinte de Jérusalem. La muraille de Bézétha avait été commencée par ce prince sur un plan qui eut rendu Jérusalem imprenable; les pierres qu'il lui avait données pour assises avaient vingt coudées de long, dix de large, cinq de haut. Un ordre de Tempereiu' Claude avait arrêté ce travail ; au jour de l'insurrection on lavait repris ù la liate, mais en donnant au mur une hauteur de vingt-cinq coudées seulement. Quatre-vingt-dix tours, liantes de quarante coudées, le f^arnissaient^. C'était évideinmenl de ce dernier colé, le moins fort par sa nature et le plus hâtivement fortifié, que Jérusalem devait être attaquée. Mais, Bézétha occupée, Acra se présentait. Après Acra, il fallait prendre le fort Anlouia afin de pouvoir assiéger le temple. Le temple pris, Sion restait. C'était donc cinq places fortes à assiéger les unes après les autres'.

' Dans leg piiemiers combats contre les Romains (août 66) V. Jos., de //.. 11,51 (17, 7); VI, 51 (5,4).

* Jos., de B., T, 15(4, 2); Ànt.,xix, 5 (7, 2). Le récit de Tacite est un peu différent: Fer avaritîamClaudianorum temponim, empto juremuniemli, ttrusere muras in pacetanquèm adbdlum. t, 12.

' Sur toulce f(ui précède, voyei pHn*ipa1einciit la de«cri|!t'oii de Jcrus»-

Jérusalem eût donc été forte; mais elle était encombrée.

lue population iimiiense cl en grande partie inutile se pressait dans ses murs. Tacite y compte six cent mille âmes; d après le récit de Josèphe, il faudrait pousser levaluation

loin (l;iii> JoM |.lii-, (le B., v, 15-15 ( i cl 5). — Parmi k^s modernes. Williams, lîoli^ City, et le plan qui y est joint. — Le j)lari et les explications tlu docteur Schultzc. — Le Voyage (\e M. de Saiilcy. — Je dois de précieuses iudiculiuiis il un >avanl el(l('\on('' vovai^eur, M. leconilc Mf'ltliior de Vonuê.

Les tliiïf reiiti's enceintes pai liellcs de reiiccinte totale de Jérusalem sont detei nmii rs d une manière assez uniforme |iar les voyaiieurs.

Le mm de Sion avait, selon Josèplie, suixaiite tours, réparties sur une longuem- de 1*» stades, envinm r»,l)()0 mèlies (plan de Schultze), ce qui Uoiuie 1(10 coudées (.M) niPlres) d'une tour à raiilre.

Le ujur de Dé/étlia (dit d AiJirippa) avait (piatre vingt-dix tours. Sa lonsniem- était, d'après le plan, d enviion '20 siades. Selon Josèphe, qui compte 2U0 coutlée> d une tour à l'autre, il lauilrait dire M) stades; mais ce chiffre eï»t inadmissible d'après Josèphe lui-même, et les vestiges encore subsistants de quelques tours indi(pa'nt entre elles une distance de 140 coudées seulement.

Quant au troisième mur, celui d'Aci a, s i longueur devait être de 6 siades euvirou. Josèphe compte quatorze tours, 170 coudct» pour chacune.

L'euceinle csLlérieure se composait donc ainsi :

Nttrd* Agrippa, en entier 20 stades.

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