LE PAPE PRISONNIER
Mais on me dira : ‘‘ Après tout, le Pape est libre et n’est pas prisonnier, comme vous le prétendez, dans le Vatican, cette réunion de palais comprenant onze mille chambres, grandes et petites.” Le Pape n’est pas prisonnier ! Ah ! il ne l’est que trop. Je
sais bien qu’il n’est pas enchaîné et plongé dans un sombre cachot—la Papauté ne sera jamais enchaînée— mais peut-il parcourir les rues de Rome comme en 1868 et en 1869, et bénir ses enfants sur son passage ?
Peut-il visiter les trois cents et quelques sanctuaires de la Ville Eternelle comme autrefois ? Peut-il consoler les malades et les infirmes dans les hôpitaux ? Non, Léon XIII ne le peut pas. Son apparition dans les rues de la ville serait saluée par la balle ou le poignard de l'assassin.
Les outrages commis sur les restes mortels du grand Pie IX nous prouvent que les sectaires sont capables de tout. S'ils n’ont aucun respect pour les morts, comment voulez-vous qu'ils respectent les vivants, et surtout celui qu'ils poursuivent sans cesse de leur rage infernale. Du reste, tous les jours Léon XIII entend du haut des fenêtres du Vatican
és DE —
cette terrible menace : Mort a Pape. ‘“ Autour de sa pro comme jadis autour de la Crox retentissent les blasphèmes, mêlés à prière de ceux qui lui demeurent fidèles jusque dans le martyre. Is bilasphémateurs et les sacrilèses &aut recrutés parmi ses concitcyens, parmi les peu,les que son cœurægihæ spécialement chéris, parmi ke premiers qu'il a voulu sauver, grme ceux qu’il a comblés de ses brenfñitrs ceux qu’il en accable encore æusæ souffrance, en sa captivité. Linyratitude de l'Italie, vaut celle dès Juifs :
puisse Dieu lui épargner læ même châtiment ! Oui, le chef ssmrème du monde catholique, ce dieteur de la Vérité universelle est in:mêème, plus que personne, la victime d&|æ révo- Pation.” Léon XIII est rsilement le prisonnier du Vatican.
VERTE ANR. L