‹ Rome et le Canada [microforme]Chapitre 6 sur 16 · LES COUVENTS ET LES PATAIS · texte numérisé non relu

LES COUVENTS ET LES PATAIS

La révolution est donc maître de Rome depuis quatorze ans et demi,et à la place de la liberté qu’elle promettait à l'Eglise etau peuple romain, que leur a-t-elle donné ?

L'oppression, la tyrannie et l’esclavage : esclavage pour les moines et les religieuses, esclavage peur les pères de famille, esclavage pour la conscience du catholique, esclavage pour la population tuut entièré. C’est cette

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Hiberté que les anti-cléremmx accordent toujours à mne mai qui se laisse conduire par eux.

Les révolutionnaires, une fois maîtres de la Ville Sainte.r changèrent bientôt l'aspect. Tis sittaquèrent de préférence à tout æeamx touchait de plus près la religion catholique.

Les couvents, ces ilinstræ sanctuaires de la piété et de iwtence attirèrent d'abord les Wemixles des temps modernes, qui -onisurpassé les ravages de l'invasion = barbares.

Les usurpateurs chasseut de ces saintes maisons leurs gusbles et modestes habitants eiswimestullèrent en s'appuyant sur ledreï dæ plus fort : ego nominor leo, eme nomme Fon. Les jésuites, cetorite sublime de dévouement et quiz comptéet qui compte encore dans sopsæim tant d'hommes éminents, furet: les premières victimes de iasmmiation ; les disciples de saint Framms eurent

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aussi leur tour, et les autres monas-

tères ne furent pas non plus épargnés.

Les palais que possédait le Souverain-Pontife, grâce à la générosité de quelques princes chrétiens, devinrent la possession du gouvernement italien ; et le roi spoliateur ne craignit pas même d’habiter le Quirinal, ce palais pour ainsi dire sanctifié par le séjour de l’illustre Pie IX la veille de son départ pour Gaëte, alors que les adeptes du carbonarisme menacçaïent de saper l'ordre social par sa base. C’est dans ce palais que le glorieux prédécesseur de Léon XIII s'était réfugié pour échapper aux glaives des assassins inspirés et guidés par Mazzini. Une foule furieuse se rua sur le Quirinal et tenta d’y mettre le feu. Le Pontife-Roi crut alors que son heure dernière était arrivée.

Mais son règne ne devait pas finir en 1848, et la révolution fnt déjouée dans son ignoble et criminel projet

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par une femme, la comtesse de Spaur, qui, aidée de son mari, le duc de Harcourt, sauva le roi de Rome et le transporta dans son carrosse à Graète, dans le Royaume de Naples, où le Pape fat reçu à bras ouverts par le roi Ferdinand J1, cette autre victime de la révolution. Les Italiens souillent aujourd'hui de leur présence cette ancienne résidence des Papes, comme ils souillent toute la vilie de Rome.

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