Voir l'appendice, n» vin
2. Catena(/. c, p. i85) cite ces paroles textuellement dans son récit, sans indiquer de source.
son maître et, le 3 octobre iSjr, il écrivit au cardinal Rusticucci quMl renonçait volontiers au projet d'aller en Moscovie.
L'entreprise lui semblait si importante et si difficile, qu'il se faisait un mérite de n'avoir pas reculé devant elle. In magnis voluisse sat est, disait-il avec le poète, comme pour se consoler de n'avoir pas mieux réussi K
Pie V avait, de son côté, des motifs de consolation autrement efficaces. Le 7 octobre 1571 marquait dans l'histoire une date à jamais mémorable : la flotte chrétienne remportait, sur la flotte ottomane, une victoire qui noyait dans les eaux ensanglantées de Lépante le prestige du croissant. Désormais la preuve glorieuse en était acquise, que l'union des princes chrétiens suffisait pour briser la puissance musulmane. C'était aux papes à maintenir cette union — problème difficile, auquel Pie V c.onsacra le reste d'une vie qui allait bientôt s'éteindre. Absorbé par cette in-