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La diseuse de bonne aventure

A gauche, une bohémienne, en chemisette blanche, un manteau vert sur son épaule droite, coiffée d'un turban blanc, lit dans la main d'un jeune homme. Celui-ci, vêtu d'un pourpoint noir bordé d'un galon doré, et d'un manteau vert, est coiffé d'une toque noire à plume ; sa main gauche est posée sur la garde de son épée.

H.,i,14;L., 1,49. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. « — Unjour, dit Bellori, que je parlais au Caravage des plus fameuses statues de Phidias et de 61ycon,afin qu'il les étudiât pour son propre usage, sa seule réponse fut de me montrer du doigt un groupe d'hommes, voulant dire que la Nature remplaçait les meilleurs maîtres; et, pour prouver son dire, il appela une bohémienne qui passait justement à ce moment et l'invita à venir à son atelier désirant la représenter, disant la bonne aventure, sviivant l'usage de ces femmes. 11 peignit un jeune homme, avec sa main gantée sur la garde de son épée tendant son autre main à la femme qui l'examine ; et dans ces deux demi-ligures, Michel Ange représenta admirablement la vérité pour confirmer son opinion ». De la première manière du peintre et de son faire le plus agréable.

Palma (Jacopo) dit Palma Vecchio. — Palma le Vieux. — Éc. vénitienne. — 1480; t 1528.

* 205. Le Christ et la femme adultère,

A gauche, un pharisien, au crâne dénudé, à la barbe taillée en pointe, vêtu d'une houppelande jaune, une écharpe verte autour du cou, de profil, tourné vers la droite, tient, par la main, la femme adultère; celle-ci, de trois quarts, tournée à gauche, en robe verte décolletée, sa chevelure blonde tombant en boucles sur ses épaules, baisse les yeux. Au second plan, au milieu, le Christ, en robe rouge, vu de

GALERIE DC CAlMTOLE.

face, porte la main droite en avant; de chaque côté, dans l'ombre, un assistant dont on ne voit que la tête.

H., 0,73; L., 0,77. T. — Fig. à mi-corps gr. nat, — Peinture très retouchée. Peutêtre ce tableau est-il celui que décrit I'.Vnommo de Morelli comme figurant en lol2 dans la Coll. de Francesco Zio, à Venise, sous le titre du Christ absolvant ta femme adultère par Jacomo Pnlma. « Bien que cette assertion ne soit pas certaine, l'expression sévère et songeuse du Christ n'étant pas celle d'un homme qui absout, cette peinture est certainement de Palma. La femme, avec sa chevelure blonde qui tombe sur ces épaules, ses yeux baissés, est un des premiers types de ces vénitiennes aux formes plantureuses qu'on retrouve dans la sainte Bar/je de l'Église S. Maria Formosa. (Voir Venise par les mêmes auteurs, ui) et dans la Belle du Titien, autrefois dans la Coll. Sciarra, maintenant dans la Coll. du baron Alphonse de Rothschild, à Paris ». (A. Ventuki. Arck.,Sto., 1889, U9) « Une des premières œuvres de Palma, attribuée jadis au Titien » (Blbck., 729).

Pietro da Cortona (Pietro Berrettini, dit). — Éc. florentine. 1596; t 1669.

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