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Le triomphe de Bacchus

Monté sur un char doré que traîne un tigre, le jeune dieu, ceint d'une draperie rouge, une grappe de raisin à la main, s'avance vers la droite; autour de lui, des bacchantes dansant et des musiciens. A gauche, des femmes et des jeunes gens juchés sur un éléphant ; au milieu, Silène, sur un Ane, que soutiennent des faunes ; à ses côtés, une bacchante et un faune qui exprime dans une coupe le jus d'une grappe. A droite, devant un hermés, un groupe d'assistants. Au fond, un temple corinthien. Le ciel est nuageux et la pluie tombe à l'horizon.

H., 1,42; L., 2,04. T. — Fig. pet. nat. — Tableau exécuté, d'après Bellori, pour Marcello Sacchetti qui avait chaudement recommandé l'artiste au pape Urbain VIII et au cardinal Barherini. « Une des premières œuvres de Pietro, remarquable par le paysaye, mais les ombres des visages sont lourdes et épaisses » [Cat., i8).

Poussin (Nicolas). — Éc. française. 1594; f 1665. 63. Le triomphe de Flore.

H., 1.42; L., 2,04. T. — Copie du tableau du Louvre n» 732 (voir le Louvre, [lav les mêmes auteurs, iio) exécutée à Rome vers 1630 pour le cardinal Luigi Omodei.

Reni (Guido), dit Le Guide. — Éc. bolonaise. 1575; f 16-42. 17. U âme bienheureuse.

Représentée sous la forme d'un adolescent, nu, une draperie rose passée sur le bras droit, qui, debout sur un globe terrestre, lève les bras au ciel d'où descend une nuée lumineuse.

H., 2,o0; L., 1,32. T. — Fig. gr. nat. — Esquisse transportée à Paris de 1797 à 1819.

Rubens (Petrus-Paulusj. — Éc. flamande. 1577 ; f 1640. * 84. Romulus et Rémus.

Au milieu, les deux enfants sont assis à terre, l'un tétant la louve, l'autre cherchant à saisir des cerises que lui apporte une pie; à gauche, dans les roseaux, est assis, sur une urne, d'où s'échappe l'eau du fleuve qui coule au premier plan, un vieillard représentant le Tibre, les jambes cachées par une draperie verdàtre, une rame à la main ; derrière lui, une jeune femme; à droite, un berger contemplant les enfants, au pied d'un arbre sur la branche duquel sont posées deux pies qui se becquètent.

H., 2,10; L., 2,12. T. — Fig. gr. nat. — Provient de la Coll. Pio di Savoja où, en 1742, il était estimé 600 scudi. Peint par Rubens pendant son séjour en Italie. « Quoique la peinture soit sèche et bien inférieure aux productions postérieures du maître, on reconnaît déjà sa manière dans la forme des enfants et du vieillard » (Max Rooses, Rubens, n" 801). Il existe plusieurs répliques de ce tableau : l'une, figurait sous le n" 139 de l'inventaire fait dans la maison de Rubens, après sa mort; une autre, dans un catalogue de la Collection de la famille Lundon; Reynolds vit en 1781, chez M. Danoot, à Bruxelles, une esquisse représentant le même sujet; on en remarque une autre au palais de Sans- Souci. Une réplique parut, enfin, dans les Ventes Siebrecht, Anvers 1754; Pasquier, Rouen 1755; Stiers d'Aerlselaer, Anvers 1817 et 1822.

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