Portrait dit de ta Femme d'Andréa del Sarto
Vue de face, appuyée contre une balustrade, vêtue d'un corsage brun décolleté. Sur la tête et les épaules, un voile gris dont elle tient un pan de la main droite. La main gauche posée sur la poitrine.
IL, 0,70; L , 0,65. T. — Fig. en buste gr. nat.
Domenichino (Domenico Zampieri, dit II). — Le Domlmquin. — Éc. bolonaise. 1581 ; f 1641.
* 57. Le péché originel (n).
: Dans le paradis terrestre, à gauche, devant l'iirbre du Bien et du Mal, Eve, agenouillée, montrant du doigt le serpent qui rampe sur le sol, et Adam, les deux mains tendues vers la première femme. Ils implorent l'Eternel qui apparaît, un manleau bleu flottant au vent, entouré d'anges dont l'un porte le globe terrestre ; en avant, à droite, un lion s'élançant sur un agneau. Fond de paysage, avec un cheval dans une prairie, près d'un cours d'eau.
H., 1,80; L., 1,50. T. — Fig. pet. nat. — « Tableau composé de pures réminiscences » (BuilCK., 816).
Durer (Albrecht). — Éc. allemande. 1471 ; f J528.
* 79. Jésus et les docteurs (ni).
Au miheu, au second plan, Jésus, vu de face, le visage penché vers la gauche encadré par les boucles de sa chevelure blonde, vêtu d'une lunique verte, discute et compte sur ses doigts le nombre des arguments qu'il développe. Autour de lui, six docteurs : deux au premier plan, l'un à droite, vieillard au crâne dénudé et à la longue barbe blanche, en manteau rouge, lui présentant un livre ouvert ; l'autre, à gauche, en vêtement sombre, coiffé d'un bonnet jaune sur lequel se lit une inscription en lettres hébraïques, appuyant ses deux mains sur un volume fermé, des tranches duquel sort un papier où se lisent le monogramme du maître, la date 1506 et les mots : crus quinque dierum. Au second plan, aux côtés de Jésus, quatre autres docteurs : à droite, vu de profil, un vieillard édenté, au visage ridé, coiffé d'un bonnet blanp, agite les mains en avant ; et, dans l'ombre, un personnage, — un portrait — , dont la tête, vue de face, est seule visible ; à gauche, un docteur, le visage à demi caché par un chapeau vert, est plongé dans la lecture. Au fond, un assistant imberbe, aux cheveux ras, regardant le spectateur.
H., 0,65; L., 0,80. B. — Fig. en buste gr. nat. — Peut-être ce tableau est-il celui ont parle Durer dans sa lettre à Pirckheimer, en lui annonçant l'achèvement de sa Fête
GALERjlE BARBERINI.
du Rosaire : « J'ai aussi exécuté uu autre quadro. Jamais auparavant je n'en ai fait un pareil. » Eu examinant cette peinture, on recoimait facilement que l'artiste esquissa d'abord les figures au moyen de lignes et de hachures encore visibles, comme s'il se fût agi d'une gravure; qu'ensuite il peignit le tout très légèrement et recouvrit l'ensemble d'un simple glacis. « Les têtes superposées qui se trouvent à côté de Jésus sont trop serrées les unes contre les autres et sont mal disposées. 11 seiuble que Durer se soit uniquement préoccupé du contraste des physionomies et du mouvement varié des mains.... Quoi qu'il en soit, lorsqu'il termina son tableau, il n'en laissa pas, malgré sa promptitude, l'exécution dépoui'vuc d'une certaine fmcsse; c'est ce que prouve, par exemple, le premier pharisien, à gauche, dont la tête très caractérisée et très énergique reçoit, d'une moustache hardie et mouvementée, un surcroit d'expicssion » (TiiAusiNG, Durer, 272). A Brunswick, dans la Galerie, une copie ancienne de ce tableau, et, chez le docteur Blasius, plusieurs dessins avec des mains. L'.Vlbertine, à Vienne, renferme l'étude pour la tête de Jésus et celle j)Our les mains d'un des docteurs. Une copie ancienne au musée de Naple?.
Francia (Francesco Raibolini, dit Ilj. — Éc. bolonaise. Vers
* 72. Sainte Famille et saint Jérôme (ii).
A gauche, la Vierge, debout, de proiil, tournée vers la droite, soutient l'Enfant Jésus posé sur un banc de pierre, ceint d'une étolTe en gaze et déroulant une banderole ; à ses pieds, le petit saint Jean, les mains jointes. Au second plan, à droite, saint Jérôme, vu en buste, vêtu d'une aumuse rouge. Fond de paysage.
H., 0,65; L., 0,55; B. — Fig. à mi-corps pot. nat.
Gargiuolo (Domenico), dit Micco Spadaro. — Éc. napolitaine. 1612; t 1679.