Tentation de saint Antoine (m
H., 0,40; L., 0,38. B. — D'un élève de Jérôme Bosch.
Appartements particuliers.
Botticelli (Alessartdro Filipepi, dit Sandro). — Éc. florentine. 1447; t 1510.
L Annonciation.
Dans un vestibule, à gauche, l'ange, en vêtement rouge et manteau blanc, dont il retient les plis de la main gauche, portant un lis de la main droite, s'incline. A droite, dans une chambre, la Vierge est agenouillée devant un pupitre. Au premier plan, un rideau blanc suspendu à une tringle. Au fond, dans une autre chambre, un ht recouvert d'une étoffe rouge.
H., 0,33; L., 0,36. B. — « Les visages sont minces et allongés, l'architecture est de forme classique; mais les plis des vêtements sont défectueux et l'ensemble porte plutôt le caractère de Zoppo que de Botticelli » (Cn. et Gav., JV, It., i, 350, n). Morelli n'avait vu dans cette Anwonc/af/o?i qu'un tableau d'élève; mais, dans son ouvrage sur Botticelli, M Ulmann (8i), rapprochant cette peinture des quatre petits tableaux de l'Académie des Beaux-Arts à Florence, la considère comme une œuvre authentique du maître. C'est également l'opinion de M. Venturi. « On remarque, dans ce tableau, le soin minutieux avec lequel sont rendus tous les détails : l'exécution des livres à couverture rose et des autres objets, posés sur la banc où est assise la Vierge, le rideau, le plafond et le pavage en marbres rose et blanc. L'expression des figures, de l'ange en particulier, est pleine d'animation; dans les vêtements transparents de Gabriel, se retrouvent les couleurs propres à Botticelli » [Cat. Braun, 75 et Arte 1901, 75). Autrefois dans la Galerie.
COLLECTION DU PRINCE BARBERINI
Cliché Aii(lp]s(in. l'Iuirognivure Vigiierot, J)Piuonlin Pt C".
Carnevale (Fra Bartolomko Coruadini dit Fra). La Présentation de la Vierge au temple.
GALERIE DARBERINI.
Carnevale (Fra Bartolomeo Corradini, dit Fra). — Éc. ombrienne. (?) ; i entre 1478 et 1488.
* \ . La Naissance de la Vierge.
Au second plan, sous le portique d'un palais dont la façade est richement ornée de sculptures et de bas-reliefs, plusieurs femmes donnent leurs soins à l'enfant que deux d'entre elles lavent dans une bassine; une jeune fille, un vase à la main, franchit une porte. Au fond, sainte Anne couchée dans un lit ; autour d'elle, quatre servantes. En avant, sur une place, la Visitation : les deux cousines se donnent la main, accompagnées par deux amies ; une troisième femme s'avance de la droite; à gauche, se dirigeant vers le groupe central, une mère tenant son enfant par la main et une dame que suit une servante. Au fond, sous un auvent accoté au portique, un page, un faucon sur le poing, et un chasseur avec son chien ; dans le lointain, des pages et des cavaliers sur une route qui mène à la ville.
H., 1,50; L., 0,95. B. - Fig. 0,23.
* 2. la Présentation de la Vierge au temple.
Au milieu, la Vierge, vue de dos, en robe bleue, qu'accompagnent une jeune femme, en robe bleue, et trois femmes plus âgées, drapées dans des amples manteaux relevés sur leur tête ; à droite, deux jeunes gens, coiffés de toques et vêtus, l'un, en noir, l'autre, en violet; à gauche, trois mendiants nus assis à terre et un chien. Au second plan, le temple, riche édifice à trois portes cintrées, dont la façade est ornée de deux bas-reliefs; la porte du milieu est précédée de deux colonnes dont les bases sont enrichies de bas-reliefs représentant une danseuse et un faune; sur l'architrave, sont agenouillés l'Ange et la Vierge de l'Annonciation. Devant cette porte, une vieille femme égrenant un chapelet et un jeune homme appuyé contre la muraille; à gauche, trois personnages, l'un, jeune, les deux autres, plus âgés conversant, ensemble. Dans l'intirieur du temple, à trois nefs, groupes de personnages ; au fond, les prêtres devant l'autel.
■ H., 1,50; L., 0,95. B. — Fig. 0,25. — Ces doux tableaux, qui se font pendant, étaient autrefois attribués à Bollicelli. M. Venturi (Arch. Sto., 189^^, iio) les a restitués à leur véritable auteur, moine de l'ordre des frères prêcheurs à Urbin. Dans un ouvrage sur les églises d'Urbin, Amdrea Lazzvri a fait mention d'un de ces deux panneaux qui fut donné, dit-il, au cardinal légat Antonio Barberini. Voir A/t/i. Sto., 1895, 396 et ioo. Peutêtre est-ce là un des tableaux que cite Lanzi (ii, 20)? « Ou voit, aux Réformés, un des tableaux de Fra Carnevale, dont la perspective est défectueuse et qui a toute la profusion d'ornements que l'on reproche à ce siècle; mais il est rempli de portraits parlants et pleins de vie, orné d'une belle architecture et animé des plus belles couleurs. •