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Mercure volant les troupeaux d'Admète (Gai. Paroi A

A gauche, Apollon, en tunique jaune et manteau bleu, assis, joue du violon ; au milieu. Mercure emmenant les troiqjeaux ; à droite, un bois ; au fond, un pont, sm' une rivière et des ruines. Montagnes à l'horizon.

U., 0,55; L., 0,i5. T. — Fig. 0,13.— Au revers on lit : CLAUDIO FECIT IN V. R. QUADRO FAICT l'OUR LE PRINCE PANFILLE. N* 92 du Livre de Vérité sous le titre: Apollou et Mercure. — Gravé par Burnett (18"2-2).

* 76. Le sacrifice à Apollon dans Vile de Délos (Gai. Paroi A).

A gauche, devant un bouquet d'arbres, sont assises des jeunes tilles portant les vases du sacrifice ; au milieu, sur lui pont jeté sur un ravin d'où s'élèvent deux arbres au feuillage touffu, un berger assis jouant du chalumeau, deux femmes et les prêtres conduisant les animaux destinés à être immolés. A droite, un édifice dont on ne voit qu'une encoignure, et, au fond, le temple d'Apollon, surmonté d'une coupole et auquel mène un escalier que gravit la foule des fidèles. A l'horizon, une vallée arrosée par une rivière et éclairée par le soleil couchant. Au revers, on lit : IL PRliNCIFE PANFILE, CLAIÎDE.

H., 1,50; L., -2 m. T. — Fig. pet. nat. — N" 119 du Livre de Vérité. — .< Ce tableau est peut-être le plus beau paysage de Claude, d'une tenue et d'une sobriété exlrènics, d'une

facture large et souple et d'un ton excessivement fin et argenté. L'ne lumière magique se répand partout ; rien ne manque au charme délicat du fond; la contrée enchanteresse qui fuit vers le couchant révèle, aux derniers rayons du jour, tout un monde de détails charmants, et se perd, au loin, en se noyant avec les eaux de la rivière qui la traverse, dans l'infini de l'Océan. Le grand bouquet d'arbres qui se détache au centre sert à opposer les ombres les plus intenses à la lumière également portée à son maximum. C'est un de ces contrastes que le peintre affectionnait à l'apogée de son talent » (M"'" M. Pattisson, Claude Lorrain, si).

*88. Paysage avec un moulin (Gai. Paroi A).

Au premiei^ plan, à droite, devant un bouquet d'arbres, un groupe d'hommes et de femmes assis regardent des danseurs; au milieu, des personnages, pi^ès d'im pont et un berger dont le troupeau paît sur la rive opposée. A gauche, un bois d'où débouche une cavalcade. Au second plan, un moulin, près d'une tour en ruines, sur le bord d'une rivière qui passe sur un barrage et coule vers la droite. Au loin, une ville et des collines. Effet de soleil levant. Au revers, on lit : CLAUDIO INV. ROMA. OUADRO FAICT POR IL EXCELLENT-» SIC PRINCIPE PANFIL.

H., 1,50; L., 2 ra. T. — Fig. pet. nat. — ÎSMIodu Livre de Yérité. — Gravé par Vivarès (1766) et Gmelin (180i). 11 existe un dessin du même sujet, daté 1647. — A rapprocher du tableau de la National Galiei y, n° 12, commandé au peintre par le duc de Bouillon, en 1648. « C'est une page éclatante de jeunesse et de gaieté, où quelques défauts sont rachetés ]i;ir une fraîcheur et un parfum printaniers, \\n air de fête incomparable. Le dessin trop st i ré, le tini trop précieux et une certaine délicatesse dans l'exécution, qui est un peu trop uniforme, sont autant de preuves que ce charmant tableau a dû précéder, de quelques années, la composition exécutée pour le duc de Bouillon, (M"" M. Pattisson, Claude Lorrain, si).

*92. Le repos en Égijpte (Gal. Paroi A).

Au milieu, la Vierge assise, tient, sur ses genoux, l'Enfant Jésus, tourné vers un ange agenouillé qui présente au Sauveur vme corbeille de fleurs. En avant, saint Joseph arrangeant le bat de Ta ne. A droite, un bouquet d'arbres ; à gauche, dans une vallée, coule un cours d'eau sur lequel est jeté un pont. Montagnes à Phorizon.

II., 0.90: L.. 1.20. T. — Fig. pet. nat. — « Fidèle à son humeur. Claude Lorrain nous montre la Sainte Famille dans un paysage tranquille, riant et magnifique. D'autres peintres l'eussent représentée se reposant la nuit au plus épais d'un bois, à la lueur d'un flambeau ou au clair de la lune. Mais Claude n'a rien du génie sombre et fantastique de Rembrandt. Il met, dans ses paysages, la sérénité qui est dans son âme; il y verse des torrents de lumière et n'y fait voir que des images de paix et de bonheur » (Armkngaup, Rome, 288).

Lotto (Lorenzo). — Éc. vénitienne. Vers 1480; f 1556. *290. Saint Jérôme (Gal. Paroi G).

Au miheu, le saint, nu, est agenouillé sur son manteau rouge, les bras étendus, la tête penchée vers un crucifix fiché en terre contre une

(JALERIE DOniA P.AMPllILJ. 207

piorrp. Sur les côt/'s, nmns rochors ; ;m loin, paysngo l)04sé, ot, siuline route, le lion.

H., 0,60; L., 0,42. T. — Fig. pot. nat. — Peut-être est-ce là le saint Jérôme que l'Axo- NiMO décrit dans la maison de Domenico dal Cornello à Bergame. Une réplique, sous le nom du Titien, au musée de Madrid. « Tableau d'une tonalité vigoureuse ot d'un grand style » (Cr. et Cvv.,'iV. h, .ï2.=>). Rien n'est plus intéressant que de comparer cette passionnante peinture de 15ir> avec celle représentant égaltMuent un sniiil Jérôme qu'il peignit en loW et qui est au Louvre, iN° 1330 » ( Berenson, Lolto, 27s).

Matsys (Quentin) ou Metsys. — Éc. flamande. 14G6; | iooO. * 495. Deux hypocrites (v).

L'un, à gauche, vu de face, les mains jointes, la tête baissée, est plongé dans la prière ; l'autre, au visage ridé, et au regard faux, à droite, de trois quarts tourné vers la gauche, appuie sur l'épaule de son voisin sa main gauche qui tient un béret rouge; en avant, des bulles d'air. Les deux personnages portent un vêtement vert.

H., 0,28; L., 0,43. B. — Fig. en buste, pet. nat. — « Œuvre capitale et du plus bel elTet » (HvMANs, Carel van Mander, i, ific).

Mazzolino (Lodovico). — Ec. ferraraiso. Vers 1481 ; | 1528. '120. Le mtmacre des Innocenh (m).

Au pi eniier plan, scènes de carnage ; des soldats ari achanl les enfants des bras de letu^s mères et les égorgeant; à droite, une troupe de cavaliers. Au second plan, un porte-élendard, un soldat soiniant de la trompette, et im oflicier siu' les marches d'un édilice en haut (lu(|uel, sons un portique terminé par une frise portant un bas-relief antique, est assis Hérode, entouré de ses ofliciers. Au fond, à droite, la Fuite en Egypte, avec des anges adorantlaSainle Famille, arrêtée sous un palmier; au ciel, l'Hernel et deux groupes d'anges; à l'horizon, la Sainte Famille, sur une roule, se dirige vers un village.

H., 1,50; L. 1,23. B. Fig. pet. nat. — Attribution donnée par M. Venturi (Arch.Sto., 181K), 404, et Cat. Hrniin. 49). « l/esprit si bizarre de Mazzolino a trouvé, dans ce sujet, un niotit pour s'abandonner aux compositions tumultueuses et grouillantes auxquelles il se complaît. » Au musée de l,a Haye, une réplique, avec variantes, sous le ntnn île .Mazzolino.

Michelangelo da Caravaggio (Michelnngelo Amerighi, dit). —

MicHEi-A.NGE m: Caravage. — Ec. lombarde. 151)1); [ l()09.

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