Allégorie (Salon
A gauche, s'avance une femme, en corsage rose et jupe marron, appuyée, de la main droite, sur un boucher, et brandissant, de la gauche, une lance ; derrière elle, une autre femme, en robe verte et chemisette blanche, dont on ne voit que le buste et la main droite tenant uneépée; elle se dirige vers une troisième femme, à demi nue, enveloppée dans une draperie blanche, qui semble en proie à la frayeur et est appuyée, les genoux fléchissant, contre un arbre; devant elle, un cahce renversé, et, sur le sol, une hostie; contre une pierre, une croix;' derrière elle, des serpents enroulés autour d'un tronc d'arbre ; âù milieu, un amas d'armes, de casques, etc.; au fond, sur la mer, une divinité marine.
H.. 1,80; L., 1,70. T. — Fig. 1,10. — Esquisse. « Allégorie de signification obscure » (BiRCK., 73t;j. Autrefois dans la famille Aldobrandini. A rapprocher du tableau du musée du Prado intitulé : La religion venant, au secovrs de l'Espagne.
*586. Portrait (Vinconnu dit de Janse'nius (Gai. Paroi D.).
De trois quarts tourné vers la gauche, assis dans un fauteuil, sur le bras duquel est posée sa main gauche ; la main droite sur son genou. Le visage encadré d'une longue barbe grise est vu presque de face. Vêtement noir bordé de fourrure; baretfe noire. A gauche, un livre et une sonnette d'argent sur une table recouverte d'un tapis persan. Au fond, à droite, un rideau noir.
II., 1,20; L., 1,01. T. — Fig. jusqu'aux genoux gr. nat. — Bien que l'attribution au Titien de ce portrait semble contestable à la plupart des critiques, Cr. et Cav. (7V::., Il, 419) le cataloguent cependant parmi les œuvres originales du maitre. Comme le fait justement remarquer M. Venti ri (Cc?/*^//. Braun, 65), ce portrait, qui doit dater de la première moitié du xvr siècle, ne peut être celui de .lansonius, qui naquit en 1585. Ce cl itique ti ouve, dans la facture, des détails qui lui rappellent plutôt le Tintoret que le Titien, par exemple les mains d'une teinte un peu froide, traitées en esquisse, avec les doigts ouverts.
*588. Salomé portant la tête de saint Jean-Baptiste (Gai. Paroi D.).
La jeune fille, de trois quarts tournée vers la droite, le visage, qu'encadrent les boucles de sa blonde chevelure, incliné sur l'épaule droite,
GALERIE DOlilA
Clicne Anaeisou. Photogravure Vignerot, Demnulin et C *.
TlZIANO (TlZIAXO VkCKIJ.I dit II/). — liK TlTIKN.
î)88. — Salomè portant ta tête de Saint Jean-Baptiste.
GALERIE DURIA PAMPHILJ.
porte, sur un plat, la tête du martyr posée de profil. Elle est vêtue d'une chemisette blanche et d'un manteau rouge qui découvrent la poitrine et son avant-bras ; à gauche, une servante, en robe verte, les yeux tournés vers sa maîtresse. Au fond, une arcade cintrée, sur laquelle est assis un amour.
II., 0,75; L., 0,72. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Ce tableau a été attribué successivement au Giorgione, puis à Pordenono par Cr. et Cav. {N. It. n, us et 287). « Portrait caractéristique d'une robuste femme au maintien noble, au mouvement de tête gracieux, au regard suggestif qui montre comment souvent Giorgione a pu être confondu avec Pordenone. » Mohei.li (259 et 307) et Bode (758) se sont justement élevés contre cette opinion. « C'est là une des plus belles œuvres du Tition, e.vécutée entre 1540 et 1550, une de ses plus attachantes. Le type de la Salonié est tout à fait caractéristicjue du maitre. La façon dont le manteau tombe sur ses épaules et la gamme des couleurs ne permettent aucun doute. En outre, l'oreille de la suivante, à la forme arrondie, est bien différente des longues oreilles qu'on remarque chez lo Pordenone. » L'attribution de cette peinture au Titien a aussi été donnée par .M. Viomiiu {('jai. lirnuii, 49). « Par la douceur de l'expression, par la suavité du regard, par la majesté souveraine de l'ensemble, par l'inimitable finesse de teinte de la gorge, c'est une œuvre merveilleuse. » A rapprocher des Trois Ages du Titien dans la ColI.de bridgewater Ilouse, à Londres.
*590. Portrait dit de Marco Polo. (Cal. i'aroi D.)
Vu de l'ace, le visage encadré par une longue barbe blanche, légèrement tourné vers la gauche; de la main gauche, il retient les plis de son manteau noir. La main droite est posée sur une table, recouverte d'un tapis gris, où se remarquent un bijou et une rose.
A la partie inférieure, une inscription presque elTacée : MAR. POLVS VEN....
IL, 1,10; L., 0,90. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. — Catalogué maintenant sous le nom de Jacopo Bassano. « Tableau en mauvais état, mais présentant tous les caractères d'un Titien » (Cr. et Cav., Tiz., u, 418). Cette opinion n'est pas acceptée par la plupart des critiques. Cependant Morei.u (50s) rjipprorhe ce portrait (pointure intéiossante, pleine dfî vie et conçue avec sentiment, dans lequel cependant il ne retrouve pas la main du Titien), du portrait du physicien Parnia au Musée de Vienne, (uuvre inconte.stéo du niaitro de Cadoi'o.
Valkenborch ou Valckenborch (Maerten) le Vieux. — Éc. 11amande. 1542; 11004.
*284. Repas clmmpêtre. (Gai. Paroi C.)
Dans un jardin, au milieu, trois convives, deux femmes et un soldai, sont autour d'une table; à gauche, un jeune honnne, assis à t(M're; au second plan, une femme âgée, un chien dans les bras, à laquelle un vieillard olfre un verre de vin, et des serviteurs: devant la porte d'ime maison, un couple d'amoureux; à droite, une jeime fille jouant du luth; au fond, deux personnages, devant un bouquet d'arbres. Effet de soleil couchant. Sous la table, un petit chien.
H., 0,95 ; L., 1,33. T. — Fig. pet. nat.
Varotari (Alessandro) dit II Padovanino. — Éc. vénitienne. 1590; 1 1650.