‹ RomeChapitre 212 sur 291 · La Mise au tombeau (Gai. Paroi C · texte numérisé non relu

La Mise au tombeau (Gai. Paroi C

Au milieu, deux disciples, s'avançaut vers la droite, portent le corps du Sauveur; à gauche, la Madeleine, en manteau rouge à manches blanches, les mains jointes, les yeux levés vers le ciel. Au premier plan, un ange en pleurs ; trois anges au fond. Signé, au premier plan : ALESSANDRO VAROTARI PADOVANINO OPERO.

H.-, 1,75; L., 2,30. T. — Fig. gr. nat.

Velasquez (Don Diego Rodriguez da Silva) (y). — Éc. espagnole. 1599 ;t 1660.

* 118. Portrait du pape Innocent X (Cabinet).

Le Souverain Pontife est assis sur un fauteuil recouvert de velours rouge et bordé d'un galon d'or, vu presque de face, légèrement tourné vers la droite, fixant le spectateur. Camail et bonnet en soie rouge ; de la main droite, il porte un billet sur lequel on lit : (( DIEGO DE SILVA VELASQUEZ ». Au fond, une draperie sombre.

H., 1,55; L., 1,18. T. — Fig. jusqu'aux genoux, gr. nat. — « Innocent X assis est le meilleur portrait du Pape fait en ce siècle » (Burck., 798). «Ce tableau de Vélasquez était un des prodiges de l'art. Son succès fut un triomphe; la toile portée en grande pompe, à la procession dans les rues de Rome, renouvela l'illusion que jadis avaient produite les portraits fameux de Léon X, par Raphaël, et de Paul III, par Titien. C'était le Souverain Pontife en personne que ce pape, au visage rouge, assis dans un fauteuil rouge, se détachant sur des tentures rouges; il avait suffi d'un ourlet d'hermine au bord de la calotte de pourpre, de quelques touches vivement posées sur les points lumineux du nez, de la pommette et des frontaux, enfin d'une tache de linge, pour donner à cette peinture, d'un ton si uniforme, le relief, la rondeur, l'accent, la vie » (Armengaud, Rome, 284). « Peu de portraits, voire même peu de tableaux, ont aussi rapidement conquis l'admiration. De ce visage laid, les yeux bleus dardent un regard plus éblouissant que la pourpre la plus luisante et l'or le plus ruisselant. Ce portrait est presque un impromptu. Alors que Velasquez avait le plus souvent pour modèles des courtisans qu'il faisait poser à sa convenance, il ne pouvait voir le pape que de loin ou pendant une courte audience; l'étude des traits était donc forcément faite pendant les quelques minutes pendant lesquelles il avait la chance que Sa Sainteté restât près de son chevalet. Ceci explique les hésitations, les solécismes de technique. On peut constater ici les luttes soutenues contre les difficultés optiques, dans les empâtements, sur les glacis, le col de dentelle blanc flottant sur un rochet de même couleur, les repentirs des mains dont l'esquisse primitive est encore visible.... C'est, peut-être, à cette exécution que ce portrait doit son action puissante : il a le charme des choses immédiates; c'est la concentration extrême de toutes les forces de l'observation, et de l'observation dans l'espace de quelques heures » (Justi, Velasquez, ii, i84).

COLLECTION DORIA

GALERIE DORIA PAMPHILJ. 219

Weenix ou Weenincks (Jan Baptist). - Éc. hollandaise. 1621; 11660.

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