‹ RomeChapitre 22 sur 291 · Les saints Cosme et Damien (rez-de-chaussée, salle vi · texte numérisé non relu

Les saints Cosme et Damien (rez-de-chaussée, salle vi

A gauche, les deux saints soignant deux malades. L'un, au premier plan, tient un instrument de chirurgie et s'apprête à opérer un homme au torse nu, assis à terre ; l'autre, au second plan, présente un breuvage à une femme. A gauche, sur un vase à terre on lit : OiNTO D.. « probablement indication incomplète de l'onguent contenu dans ce i)ot de pharmacie et prise, parfois, pour une signature hiimorislique ».

H., 2,25; L., 1,57. T. — Fig. gr. nat. — Provient de l'hôpital Sainte-Anne, à FerPare. Donné, en 1507, par l'évêque de Ferrare au cardinal Scipion Borghèse. Attrilxié alors à Paul Véronèse. « C'est une œuvre d'un coloris vigoureux comme tous les tableaux de Dossi, mais négligée, si on la compare aux meilleures productions du maître » {Cat.,

* 181. David portant la tête de Goliath (iv).

Sous les traits d'un homme mûr, barbu, très brun, David, nu tète, en armure damasquinée, tient son épée de la main droite. Il appuie la gauche, où s'enroule la corde de sa fronde, sur la table qui porte la tête du géant. Au second plan, à droite, un jeune page, en costume italien, coiffé d'un béret rouge.

11., 0,98; L., 0,83. B.— Fig. à mi-corps, gr. nat.— Tableau en assez mauvais élat et dont le titre est assez hypothétique. David, en elTct, est toujours représenté sous les traits d'un adolescent imberbe. Morelm, peut-être avec raison, suppose que le sujet représenté est quelque épisode du Roland furieux. L'attribution à Dosso, donnée par lui, est acceptée par M. Ventiri. « (-e tableau était attribué à Giorgione, mais il n'est personne qui n'y reconnaisse la note lumineuse, vibrante, du coloris de Dosso » {Cal., m).; Cr. et C.w. (iV. IL, n, i6i) croyaient reconnaître dans l'armure de David et la tète du géant la facture de Pietro délia Vecchia. « En tout cas, c'est une copie dont l'original est à Stuttgard » [Cat, Crespi, 42).

*211. La Vierge et V Enfant Jésus (v).

IL, 0,35 ; L., 0,28. B. — Fig. gr. nat. — C'est là une fort belle esijuisse plutôt qu'une ^ œuvre linie, avec un beau jeu de couleurs, des teintes viveset .scintillantes. L'auréole de la Vierge, le rayon de la tête ensoleillée de l'Enfant, les paillettes d'or, les éclats de lumière dans les arbres du fond produisent un effet merveilleux. L'exécution est faite par touches franches et libres, à l'exception des chairs dans les figures, qui sont peintes avec négligence » (6'af., 126).

* 217. L'Enchanteresse Circé (v).

Assise, de face, le visage tourné à gauche, les yeux au ciel. Jupe bleue, corsage rouge à basques, turban jaune et rose : sur ses genoux, est jeté un riche manteau rouge à fleurs dorées. De la luam droite, elle tient, posé sur sa cuisse, un tableau couvert de signes cabalistiques, et de l'autre, abaisse une torche au-dessus d'une coupe d'où sortent des flammes. A gauche, un chien, un pigeon sur une cuirasse, et un canard

au pied d'un arbre auquel sont suspendus des cadavres d'enfants ; au fond, sur le bord d'un chemin qui mène à une ville fortifiée, trois personnages, dont deux assis, semblent écouter le troisième debout, appuyé sur une pique. Bouquet d'arbres, à gauche.

H. 1,16; L. T. — Fig. gr. nat. — Probablement inspiré par un épisode du

Roland furieux d'Arisloie, imprimé en 1516. Autrefois dans les appartements d'Alphonse I" au château de Ferrare. « On peut voir, dans cette Circé, si puissante et si véritablement magicienne, de quel essor ce génie fantastique était capable. C'est là qu'il parait dans toute sa Terve et dans toute sa grandeur et l'on y sent qu'il auraitpu être l'interprète de Milton aussi bien que de l'Arioste » (Rio, Ar/. Chrélien, 111,451). « Ce type de femme, que seul Dosso Dossi, contemporain et compatriote de l'Arioste était capable d'imaginer, se retrouve dans plusieurs tableaux de la Villa Monte Impériale et dans une lapisserie exécutée d'après un carton du peintre, que possède le Musée des Gobelins, à Paris • (H. Thode, Jahrbuch, 1888, 175).

31 i. Une femme accompagnée de deux vieillards et d'un jeune homme (viii).

Au miheu, une jeune femme, en robe noire et guimpe blanche, semble demander protection à un jeune homme, vêtu d'un pourpoint gris à rayures jaunes, sur le bras auquel elle pose la main. Elle tourne son visage à droite vers deux vieillards ; l'un d'eux, au premier plan, en manteau bleu, à col de fourrure, coiffé d'un turban, saisit, de la main droite, le manteau de la jeu ne,. femme.

H., 0,60; L., 0,80. T. — Fig. en buste, gr. nat. — Attribué jadis à Giorgione. M. Venturi y voit une œuvre de jeunesse de Dosso I)os«i, contemporaine de la Nymphe poursuivie jiar un satyre du Musée Pilti, n'Ml (Voir Florence par les mêmes auteurs, 138). « Le vert cuivré du manteau de la femme qui fait saillir la belle teinte rose de son épaule peinte en glacis, les carnations brûlantes du jeune homme qui se tient près d'elle et le vêtement de celui-ci rayé, à larges brossées, de jaunes orangés, sont très caractéristiques du Dosso. Si trop de relouches n'avaient pâli et assojnbri la fraîcheur et la vivacité du coloris dans les chairs, si les têtes si caractérisées des deux vieillards n'avaient perdu leur force, par suite d'une restauration, nous aurions là une œuvre admirable, pour sa facilité, de la jeunesse du maître » {Cnt., 158).

Dosso (Batiista Luteri, dit Battista di). — Éc. ferraraise.

6. Dames et cavaliers dans un paysage (2^ Salle au rez-dechaussée).

H , 1,16; L., 1,59. T. — Ce tableau et les deux suivants (n" 18i et 245), provenant du château de Ferrare, furent donnés par Enzo Bentivoglio, en 1608, au cardinal Scipion.

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