‹ RomeChapitre 21 sur 291 · Le Jugement de Salomon (viii · texte numérisé non relu

Le Jugement de Salomon (viii

Dans un palais à trois portiques, au second plan, devant le roi assis sur un trône, les deux mères et le soldat qui s'apprête à frapper l'enl ant de son glaive; en avant, groupes d'assistants.

H., 0,67; L., 0,52. B. — Fig. 0,12. — Fragment de cassone, autrefois attribué à Franciabigio. « A rappi ocher du Persée délivrant Andromède aux L'Hizi » (Bukck, 566) (Voir Florence, par les mên,ies auteurs, n» 1312, 39). « Ce tableau montre combien l'auteur se préoccupait plus d'appliquer les règles de la perspective que de développer la composition et le sujet. Toute l'architecture est tracée à la pointe, par le compas, en creux, sur l'enduit de plâtre et toutes les figurines se meuvent avec symétrie par rapport à l'axe central du tableau; elles sont groupées et pliées de façon à former un accord parfait avec celles qui leur sont oi)posées » [Cat., 163). « L'architecture est ce qu'il y a de mieux dans ce tableau ; mais les figures d'un dessin enfantin et la composition qui dénote trop d'inexpérience ne permettent pas d'attribuer ce fragment à Piero » (Ulmann, Jahrbiicli, 1896, 5i).

*545. La Vierge adorant l'Enfant Jésus (viii).

Dans l'étable, au milieu, l'enfant Jésus, assis sur une drapei^ie, la tête sur un coussin, tient, dans ses bras, une croix; à gauche, agenouillés, le petit saint Jean et la Vierge ; à droite, deux anges, de longues trompettes à la main, vêtus, l'un d'une tunique rouge, l'autre d'une tunique violette et d'un manteau rouge, tournés vers le Sauveur. Au fond, dans une prairie, un berger, le bœuf et l'àne. Au loin, une ville et un rocher, surmonté d'un château.

Forme ronde. Diamètre 1,40. B. — Fig. gr. nat. — Attribué autrefois à Raphaël. « Le coloris, surtout celui de la robe de la Viertie, d'un rouge éclatant, nous rappelle la jolie peinture de Filippino à la Badia de Florence, tandis que les deux anges nous font souvenir du Sodoma ou de Cesare da Ceslo. En étudiant les caractéristiques de cette œuvre, la main d'une raideur disgracieuse, la forme de h> tête, la coupe des vêtements, le paysage, on découvre vite son véritable auteur, Piero di Cosimo » (Morelli, 119). Une réplique de ce tableau à Saint-Pétersbourg, sous le nom de Bugiardini.

Cranach (Luca Sunder, dit Liica). — Éc. allemande. 1472; t 4552.

* 526. Vénus et V Amour (viii).

La déesse est représentée sous les traits d'une femme nue, de trois quarts tournée vers la gauche, coifTée d'un chapeau grenat à larges bords avec plumes blanches ; un voile de gaze transparente lui couvre les hanches ; de la main droite, elle s'appuie sur un arbre. A ses pieds, un petit amour, vu de face, lui montre un rayon de miel qu'il tient de ses deux mains et sur lequel se sont posées des mouches. Quatre vers latins, en haut, à droite. Signé du dragon et daté 1551, sur le tronc d'arbre.

H., 1,70 ; L., 0,73. B. — Fig. gr. nat. — « Ce n'est pas là Vénus, fille de l'onde chaude et brillante, née dans l'atmosphère pure, sous un ciel lumineux ; mais une Vénus, fille de la terre froide et obscure, née au milieu des brumes, dans une grotte profonde. C'est la Vénus qui règne dans les salles du Venusberg » (Montkgut, Revue des Deux Moridef!, 1870, m, 829).

Credi (Lorenzo di). — Éc. florentine. 1459 l 1537.

* A'5'5. La Vierge, V Enfant Jésus et saint Jean (x).

Sur une galerie, la Vierge assise, en robe grise et manteau bleu à doublure jaune, vue de face, tient, sur ses genoux, l'Enfant Jésus posé sur un coussin vert, une boule dans la main gauche et bénissant, de la droite, le petit saint Jean, les bras croisés sur la poitrine. A droite, sur ujie table, un livre ouvert ; à gauche, des fleurs, dans un vase de cristal. Au fond, par deux ouvertures, échappée sur la campagne.

Forme ronde. Diamètre 0,90. B. — Peint a tempera. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Un des quatre tableaux provenant de la famille Salviali. A rapfft'ocher de la sainte Famille du palais Pitti. (Voir Florence par les mêmes auteurs, n" 554, 163). « Cette Madone, malgré certaine enflure des formes, offre une clarté, une délicatesse de coloris et un charme singuliers » (Bcrck, 565). « La composition rappelle Léonard; mais l'artiste donne, ici, aux corps une enflure qu'il exagéra plus lard. Le dessin, les draperies sont de la première période de Credi » (Cr. et Cav., ut, 409). C'est donc sans raison que quelques critiques ont ctu retrouver, dans cette sainte Famille, un tableau peint par Léonard pour le pape Clément Vil et que cite Vasari. Ce tondo a sans doute été exécuté dans les dix dernières années du xv' siècle. « Le coloris est brillant ; le modelé de l'Knfant rappelle ]e putfo, dans la cour du Vieuv Palais à Florence » (Morelli, 89). « Cette œuvre est d'une finesse merveilleuse. La couleur des chairs est claire, couleur de terre cuite émaillée.

GALERIE BORGHÈSE

La tonalité générale est languissante, le passage d'une couleur à l'autre juxtaposé comme dans une marqueterie ; les dégradations des teintes très légères; les contours d'une sûreté extraordinaire jusqu'à paraître gravés ; l'ensemble étudié avec amour... » (Cat., 203).

Cuylenborch (Abraham van). — Éc. hollandaise, xyii^ siècle. 279. Le Bain de Diane (vi).

Signé :

H., 0,58; L., 0,71. B. — Fig. pet. nat.

Dolci (Carlo). — Éc. florentine. 1616; f 1686. *506. Le Sauveur (viii).

Forme elliptique. H., 0,28; L., 0,21. B. — Acheté avec le n^ 540, en 1818, à Ignazio Grossi; mais de moins bonne qualité, a Ici le nez est très long, la tète est mal construite, la bouche n'est pas bien placée » {Cat. iss).

*340. La Vierge douloureuse (viii).

Forme elliptique. H., 0,28; L.,0,21. B. — Pendant du n" 306. — Réplique de la Madone du Doigt, au palais Pitti.

Domenichino (Domenico Zampieri, dit II). — Le Domimquin. — Éc. bolonaise. 1581 ; f 1641.

* 53. La Chasse de Diane (i).

Sur un tertre, boisé, au second plan, vers la gauche, la déesse, debout, de face, les jambes et les bras nus, en jupe violette et tunique rose, un croissant dans sa chevelure blonde, se dresse, dans une attitude vive et triomphante, montrant, de ses deux mains levées, son carquois et son arc; derrière elle, trois fillettes. Elle regarde au-dessous, à gauche, ini groupe de cinq nymphes (trois à demi-agenouillées, deux debout et tournées à droite). L'une de ces dernières vient de décocher une flèche qui a percé, de l'autre côté de la scène, un oiseau suspendu à une perche. Près de Diane, sous le tertre, une toute jeune Nymphe, se retourne vers l'oiseau, avec un geste de surprise. En contre-bas, à droite, une Nymphe, nue, assise au bord d'une source, se déchausse en regardant, au loin, dans la plaine, deux de ses compagnes portant un chevreuil mort; une autre, aux vêtements tlottants, près du tertre, retient à gi and'peine par son collier un molosse qui veut s'élancer vers cette proie, tandis (ju'un autre chien à ses pieds, se désaltère. Datis le bassin de la source, sur 1 1 gauche au premier plan, une jeune Nymphe, presque de l'ace, «i' ippiiYi'ut, en arrière, sur ses deux bras plongés dans l'eau, les deux

jambes sorties sur l'herbe du rivage; devant elle, une plus jeune, debout dans l'eau, qui lui touche l'épaule en montrant au loin les chasseresses. A droite, caché dans les arbres, paraît Actéon regardant Diane. Au loin, dans la campagne, d'autres Nymphes courant et chassant.

H., 2,25; L., 3,20. T. — Fig. gr. nat. — D'après Passeri, ce tableau fut enlevé de force de l'atelier du Dominiquin par le cardinal Scipion Borghèse, malgré les lamentations et les récriminations du peintre. Œuvre admirable par l'invention et l'art, disait Bellori, en 1672 : la plus belle de son temps qu'il ait vue, ajoutait le cardinal Ludovisi, depuis Grégoire XIV. « La meilleure production de cette classe d'artistes est la Chasse de Diane, célébrée avec tant de raisons, charmante peinture qui est d'une période artistique très pure. Pleine d'animation, de détails gracieux et naïfs, elle ne peut pas ne pas plaire. Si l'on excepte VAiirore du. Guide, les fresques du Garrache au palais Farnèse, et celle du Guerchin au casino Ludovisi, il n'existe pas d'oeuvre du xvii» siècle plus digne de la popularité qu'elle inspire » (Morelli, 229). « Il faut avouer qu'en voyant cette peinture riante, dont la grâce paraît si facile on a de la peine à comprendre pourquoi le Dominiquin fut appelé « le bœuf de la peinture » ; il est Trai que, de son temps même, on reconnut que ce bœuf avait bien creusé son sillon. La chasse de Diane est un morceau d'autant plus curieux à étudier, que le peintre y mit de la noblesse et du style, tout en se tenant près de la nature. Ge mélange des deux éléments dont se compose particulièrement la manière bolonaise, est frappant surtout dans la ligure d'une jeune nymphe qui retient, par sa laisse, un chien lévrier s'élançant vers l'oiseau qu'on vient d'abattre » (Armengaud, Rome, 250). « Pour juger de l'âme charmante du Dominiquin, c'est surtout dans les scènes païennes qu'il faut le voir; il porte une pudeur rougissante de jeune fille, même dans les sujets qui autorisent toutes les voluptés du pinceau. Voyez, par exemple, le Bain de Diane. Quel admirable prétexte pour le peintre d'imiter l'indiscrétion d'Actéon ! mais le peintre n'a nullement l'âme lascive d'Actéon; aussi cette immense toile, avec son encadrement de corps nus, est-elle chaste comme Diane elle-même. Comme pour ajouter à cette chasteté, le peintre a choisi l'heure froide et vive de l'aube ; toutes ces nymphes sont transies par la double fraîcheur de la nuit et du bain ; la brise piquante des premières heures du jour marbre leurs beaux corps de plaques rouges, bleuit leurs membres, congèle l'incarnat de leurs joues » (Montégut, Revue des Detix-Mondes, isvo, t. iv, p. ioo).

*55. La Sibylle de Cumes (i).

De trois quarts tournée à droite, le visage de face. Echarpe grise à fleurs d'or, turban chargé d'orfèvreries. Chemiselte plissée, découvrant la gorge ; la main droite sur une table; dans l'autre main, appuyée sur le manche d'un violoncelle, un papier de musique. Au fond, un mur, sur lequel court de la vigne vierge.

H. , 1,23; L., 0,94. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat, — Peint pour le cardinal Scipion Borghèse. Intitulé autrefois la Musique, puis une Muse, puis sainte Cécile. « L'exécution est simple, le coloris est clair » [Cal., 61).

Dosso-Dossi (Giovanni Luteri, dit). — Éc. ferraraise. Vers 1480; 11546.

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