COLLECTION DU PRINCE GIULIO PALLAVICINI
COLLECTIONS ROSPlGLlOSl. — PALLAVTCINL
des psaumes et compose une idylle en asseyant la Vierge aux doux regards dans un bosquet de roses. Son typ,e rappelle la femme qui s'avance avec un geste de grâce amoureuse dans le Royaume de Vénus à l'Académie des Beaux-Arts ou la déesse debout sur une conque dans la Naissance de Vénus aux Uffizi. L'Enfant Jésus lève la main droite plus haut que pour bénir, il veut caresser ceux qui le prient. U se retrouve dans le tondo placé dans la galerie des Uffizi, près du Magnificat, où la Vierge est comme couronnée d'anges. Le saint Jean a des proportions plus robustes que celui de la galerie Horghèse : il exprime plutôt la dévotion et le ravissement qu'une tendresse enfantine. Le mouvement de cet enfant suave, celui des anges qui sont des figures de décoration dépourvues de l'animation, de la sainte ferveur, de la tendresse des autres anges de Botticelli, nous font placer cette œuvre parmi les dernières du maître, au temps où, chez le peintre devenu disciple de Savonarole, la dévotion amortissait la joyeuse liberté de l'artiste. Botticelli renonce aux séductions de son art : les voiles transparents qui ornent la tète de ses Madones, les jets de lumière dorée, les riches bordures des vêlements pâlissent, les chevelures perdent leurs boucles charmantes; la facilité acquise par une longue expérience remplace tout cela par la rigueur du dessin et la puissance du modelé. On sent, dans ces œuvres, une trace de fatigue, un affaiblissement dans la réminiscence des études antiques du Vrai; on retrouve cependant, dans les roses des fonds lumineux, le peintre que réjouissaient les prés émaillcs de pâquerettes, de fraisiers et de petits œillets et qui semait de lis et de roses les trônes de ses Madones. Le saint Jean et l'ange posé à droite, dont les profils sont trop semblables, rappellent l'ingénuité de sentiments, la délicatesse particulières à ce très noble artiste * (Venilki, Tesori inediti d'arte di Roma, n° 11).
Bril (Paulus). — Éc. flamande. 1554; f 1626. Scène de voleurs.
Sur une route, "des voleurs assaillent un homme et une iemme ; l'un d'eux prend l'homme à la gorge; un autre, au second plan, renverse la femme. Au fond, dans un bois, un voleur poursuivant un troisième personnage.
H., 0,48; L., 0,64. B. — Fig. pet. nat.
Halle dans un bois.
Au premier plan, deux couples de promeneurs et une petite, lille, tenant un lévrier en laisse; au second plan, un valet de chiens; au fond, un château fort sur un rocher, au pied duquel un paysan navigue dans une barque. Paysage boisé et montagneux à l'horizon.
H., 0,18; L., 0,64. — Fig. 0,10.
Cignani (Carlo). — Éc. bolonaise. 1628; f 1719. Les Cinq Sens.
Une femme, en robe rouge, assise près d'une colonne, allaite un enfant; quatre autres enfants sont à ses côtés : l'un, à gauche, en tunique foncée, élève une grappe de raisins; un autre, au second plan, au milieu, lui fait sentir une lleur; le troisième, tout nu assis sur un
coussin, porte un miroir dans lequel se regarde le quatrième, debout, se penchant en avant.
H., 2 m. ; L., 2,60. T. — Fig. gr. nat.
Cigoli (Lodovico Cardi, dit II). — Éc. florentine. 1559; f 1613. Tobie et Vange.
Au milieu, le fds de To'Hîê^ agenouillé, en tunique jaune à col de fourrure, se tourne vers l'ange et lui offre un collier de perles ; à gauche, le père, en tunique bleue, lui présente une bourse. Au fond, deux femmes.
H., 2 m. ; L., 1,30. T. — Fig. gr. nat.
Daniele da Volterra (Daniele Ricciarelli, dit). — Éc. florentine. 1509 ;t 1566.
Descente de croix.
H., 2 m.; L., 1,20. T. — Esquisse du tableau conservé à l'église Santa Trinita dei Monti. (Voir Rome, i" volume, par les mêmes auteurs, i94.)
Giordano (Luca). — Éc. napolitaine. 1652; \ 1705.
La conversion de saint Paul. — La mort de Julien V Apostat.
H., 3 m. ; L., i m. T. — Fig gr. nat. — Tableaux se faisant pendant.
Lucrèce.
Drapée dans un manteau bleu, la poitrine nue, la jeune femme vient de se frapper au-dessous du sein gauche et chancelle, soutenue par' une servante; une autre femme, agenouillée, au premier plan, est vue de dos. A gauche, s'avance Tarquin, suivi de deux officiers.
H., 2 m. ; L., 2,i0. T. — Fig. gr. nat.
Le jugement de Paris.
Le jeune berger, assis à droite, s'apprête à donner la pomme à Vénus, debout devant lui, entre Minerve et Junon, Cupidon à ses pieds. Au premier plan, le troupeau de Paris.
H., 2 m.; L., 2,40. T. — Fig. gr. nat. — Pendant du tableau précédent.
Lorenzo da Prato. — Éc. florentine. Fin du xv«^ siècle. La Vierge, V Enfant Jésus et deux anges.
Debout sur une rampe, les jambes arquées, l'Enfant Jésus, nu, entoure de ses petits bras le cou de la Vierge, tournée de trois quarts vers la