‹ RomeChapitre 252 sur 291 · II., 0,52 ;L., 0,26. T. - Fig · texte numérisé non relu

II., 0,52 ;L., 0,26. T. - Fig

Correggio (Antonio AUegri, dit II). — Le Gorrège. — Éc. de Parme. 1494; f 1554.

Sainte Catherine.

La sainte agenouillée, de trois quarts tournée vers la droite, appuyée sur un fragment de roue, est plongée dans la lecture. Au fond, à gauche, une colonne.

T. — Fig. pet. nat. — « Dans cette cliarmanle figure, qui a perdu sa transparence primitive et qui a été gâtée par des restaurations maladroites, il n'est pas possible de reconnaître la main du Corrège. C'est sans doute une copie ou une réplique postérieure de la Sainte Cfdherine que possède la Collection d'IIampton Court, attribuée au Corrège. Quelques détails nous font retrouver ici la main d'un maître. Peut-être l'artiste s'est-il servi d'une toile préparée pour le portrait d'une grande dame et l'a-t-il trans formée en une jeune fille plongée dans la lecture d'un livre saint» (Ventiri, Arch. Sto.,

COLLECTION DE LA COMTESSE DE SANTA FIORE

Cliché Audcisoii. Miotogravure Yignerot, Demouliu et C".

TuRA (CosiMo) dit II Cosme.

L Adoration des Rois liages.

COLLECTION DE LA COMTESSE DE SANTA FIORE

Dyck (Anton van). Éc. flamande. 1599; f 1641.

Portrait de deux princes de Bavière.

Ils soijt tous deux armés de pied en cap : l'un, à gauche, vu de face, tient à la main le bâton de commandement ; l'autre est tourné de profil vers la gauche.

H., 1,24; L., 1,32. T, — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Ces portraits semblent étreceux de Charles I", duc de Bavière, et de son frère Robert, plus tard duc de Cumberland, que Van Dyck a représentés sur une même toile dans un tableau du Louvre, n° 1969 et que G. Honthorst a peints séparément, n°' 2il0 et 2411, au même musée (Voir Le Louvre par les mêmes auteurs, 285).

Fourbus (Frans). — Éc. flamande. 1545; f 1581. Portrait d'un prince.

Il est debout, devant une tente, cuirassé, appuyé sur son bâton de commandement.

IL, 0,50; L., 0,22. T. - Fig., 0,50.

Portrait d une princesse.

Vêtue d'un costume d'apparat, elle s'appuie, de la main droite, sur un fauteuil. Au fond, un rideau rouge relevé.

H., 0,50; L., 0,22. T. — Fig., 0,50.

Tura (Gosinio), dit II Cosmè. — Éc. ferraraise. Vers 1452; t 1495.

* U Adoration des Rois Mages.

A gauche, la Vierge assise, en robe bleue, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus. Ib. sont tournés tous deux de profil vers les Rois Mages, réunis à droite l'un, un ^enou en terre, à longue barbe et chevelure blanches, drapé dans un manteau grenat, présente un vase d'or; le second roi, en arrière, debout, le visage imberbe encadré par des cheveux blonds bouclés, en tunique bleu foncé, fient, à la main, une pièce d'orfèvrerie; le roi nègre, en robe jaune, une plume attachée à sa couronne, prend un vase que lui tend un page agenouillé, coilTé d'un turban. Derrière, la Vierge, à gauche, saint Joseph, debout, en robe bleue et manteau rouge, tenant par la bride l'âne, à l'entrée d'une grotte.

Forme ronde. Diam. 0,39. B. — Fig. pet. nat. — Attribué autrefois à Mantegna.

* La Circoncision.

La Vierge, assise à gauche, de profil tourné vers la droite, lient, sur ses genoux, l'Enfant Jésus qui cherche à s'échapper de ses bras et que

circoncit le grand-prêtre agenouillé à droite; au second plan, devant l'autel, surmonté d'un tableau auquel est suspendu un chapelet, à droite, sainte Anne, les mains jointes, à gauche, saint Joseph tenant à la main un cierge allumé.

Forme ronde. Diam., 0,59. R. — Pendant du précédent, provenant tous deux de la Coll. du prince de Santa Croce. Ce dernier tableau appartient aujourd'hui à la marquise Passeri. « Ces deux panneaux faisaient vraisemblablement partie du tableau d'aulel de la chapelle Saint-Maurel à Ferrare, dont parlent Baruffaldi et Agostino Superbi, œuvre de Cosmè. Un troisième médaillon, La fuile en Ègypte, appartient à M. Benson, à Londres. Ces trois panneaux ont été, sans aucun doute, peints par Cosmè, bien qu'on n'y retrouve pas la sûreté d'exécution, les contours finement découpés en pleine lumière, le coloris brillant comme un émail — toutes qualités propres à ce maître — et qu'on y puisse constater, dans les chairs, une certaine lividité et de la faiblesse dans le clairobscur. Mais on y retrouve le type de saint Joseph : tête carrée, front bas, prohl ferme et barbe touffue, et celui de la Vierge : figure ovale, front élevé, cheveux lisses, tordus autour de la tète et retombant en boucles derrière le cou. En revanche, le saint Siniéon de la Circoncision reproduit le type sénile d'un des rois mages de l'Adoration; cette répétition est due, en partie, à la représentation réitérée des mêmes personnages sacrés dans des scènes dilferentes et, en partie aussi, à une diminution de force vitale chez l'artiste. Il peignit probablement ces médaillons dans un âge avancé et non à l'époque où il retraça si lumineusement les scènes de la vie de saint Maurel que l'on voit à l'Académie de Ferrare. Nous retrouvons, dans le tableau de la Circoncision, des vases et des écrits hébraïques semblables à ceux du grand tableau de la National Gallery. C'était la coutiuTie de Cosmè de rappeler, dans les tableaux chrétiens, les formes judaïques et même les particularités de cette Judée qui fut le berceau du Christiani.sme. On retrouve cette tendance dans la représentation de la grotte où les Mages se prosternent devant le Rédetn])teur. Cette grotte remplace la cabane en usage dans l'Occident depuis les temps antiques ou la galerie d'un palais romain en ruines que le xv" siècle allectionnait. Cosmè Tura, en peignant cette grotte, fut lidèle à son système de représenter les montagnes, par couches, s'élevant comme des faisceaux de plantes : le sol est fait de dalles inégales, en échelons, entre lesquelles poussent des plantes stériles « (Ventliu, Tesori inediti d'arte di Hoina, n°' vu et viii).

Vernet (Claude-Joseph). — Éc. française. 1714; f 1789.

U entrée (Vvn port.

A gauche, un bouquet d'arbres, et, au loin, une jetée à l'extrémité de laquelle s'élève une tour. A droite, deux bateaux, à quai ; au loin, un bateau se dirigeant vers le port. Au premier plan, groupes de promeneurs, sur le rivage. Effet de soleil couchant.

H., 0,50; L., 0,56. T. — Fig. pet. nat.

Wouwermann (Philips). — Éc. hollandaise. J619; f 1668. Un camp.

A droite, devant une tente, deux cavaliers et des soldats dont l'un d'eux tient, par la bride, un cheval gris; à gauche, un cavalier et des paysans. Au fond, dans le paysage, un pont sur une rivière.

H., 0,30; L., 0,M. — Fig., 0,09.

COLLECTION DE LA COMTESSE DE SANTA FIORE. 293

École anglaise.

Portrait d'un magistrat.

Assis dans un fauteuil, de trois quarts tourné vers la gauche, regardant le spectateur. Vêtement noir, manteau rouge, bordé d'hernline. Les mains sur les bras du fauteuil.

H., 1,50; L., 1 m. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat.

École française.

Portrait de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

De profil tourné vers la gauche; visage rasé, coiffé d'un bonnet noir sur lequel est accroché un bijou formé d'un rubis et de perles. Robe violette à col de fourrure, soutachée de perles. Sur le lond vert, on lit : Philippe le I1ai\dy fix du roi Jean duc de Bogne.

H., 0,42; L., 0,27. B. — Fig. en buste trois quarts nat.

Portrait de Marie Stuart.

Vue de face. Robe noire, guimpe, fraise et bonnet blancs; au corsage, un crucifix retenu par une chaîne d'or; à la ceinture, pend une croix. II., 0,18; L., 0,10. Cuivre. — - Fig. en buste pet. nat.

Portrait de François II.

Vu de face, debout, les jambes écartées; la main droite est posée sur le bras d'un fauteuil; la gauche, tenant un gant, est ramenée à la hau teur de la ceinture. Pourpoint grenat brodé d'or retenu par des agrafes d'orfèvrerie; avant-manches, haut-de-chausses et bas gris perle; manteau grenat doublé de fourrure; toque noire avec chaîne en or à la(|nolle sont suspendus des médaillons; l'épée au côté. H., 0,50; L., 0,30. B. — Fig., 0,4i.

École hollandaise.

Portrait d'un bourgmestre et de sa femme.

Ils sont tous les deux vus de face; l'homme à gauche, en vêtement et chapeau noirs, le poing droit sur la hanche, donne la main gauche à sa lémme, légèrement tournée vers lui, en jupe marron, corsage noir, qui tient, de la main gauche, un gant.

11., 1,20; L., 0,90. T. — Fig., 0,75. — Vraiseinblablenient do l'atelier de Thomas de Xeyser.

Page 1