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PALAZZO REALE OU DEL QUIRINAL

PALAZZO REALE OU DEL QUIRINAL (Palais royal ou du Quirinal)

Sur le mont du Quirinal, a été commencé en 1574, par les ordres du pape Grégoire XIII, sous la direction de Flaminio Ponzio. Il a été modifié et agrandi d'après les dessins de Domenico Fontana. du Bernin, d'Ottavio Mascherini et de Carlo iMaderna. Autrefois il servait, en été, de résidence aux Souverains Pontifes. Depuis 1870, il est habité par le roi d'Italie.

Devant le palais, sur la place, sont les deux célèbres marbres antiques dits « les Dompteurs de chevaux » et un obélisque érigé en 1787 surmontant une fontaine.

Dans l'escalier d'honneur :

Melozzo da Forli. — Écolo romagnolo. l^.'X; f 1494. * Le Christ bénissant. Fresque.

Debout sur une nuée, le Christ, vu de face, le corps légèrement tourné vers la droite, les bras étendus, bénit. 11 est vêtu d'une robe lilas et drapé dans un manteau blanc. Autour de lui, des anges aux ailes diaprées.

Fragment de la célèbre Ascension du Christ, autrel'ois dans l'église des Saints- Apôtres, commandée à l'artiste par le cardinal Riario d'après les uns, par le cardinal Giuliano della Rovere, neveu du pape Sixte IV, d'après Sciimauzow, en 147'2, suivant Crowe et Cavalcasellk, en U82, suivant M. Steinmann. Lors de l'agrandissement de l'église, en 1711, la fresque fut détachée du mur par un sciage. La ligure du Christ fut transportée au Quirinal, ainsi qu'en fait foi l'inscription latine composée par le pape Clément XI, et dont la traduction est la suivante : « Cet ouvrage de Meloz/.o da Forli, qui mventa ou perfectionna l'art de peindre les voûtes suivant les lois admirables de la perspective, a été transporté ici, de l'ancienne église des Saints-Apotres, en l'an de salut 1711 ». Les autres fragments, les anges musiciens et les apôtres furent déposés à la Sacristie de Saint-Pierre (Voir Rome par les mêmes auteurs, 1" volume, 522). « A l'époque eu Benozzo Gozzoli habitait Rome, il s'y rencontra avec un certain Melozzo, originaire de Forli, qui s'occupa, avec beaucoup de soins et de diligence à l'étude des raccourcis, comme on \)eut le voir à Sant'Apostoli de Rome, dans la tribune du maitre-autel. Ces qualités apparaissent dans l'Ascension du Christ, dans un chœur d'anges qui le suivent au ciel, où la ligure du Christ est si bien en raccourci qu'elle semble percer la voûte. Aussi est-il loué par les artistes qui ont appris beaucoup de lui » (Vas., hi, 52). « Le Christ, il faut le reconnaître, manque d'élévation et de noblesse, il a les extrémités lourdes, et les draperies auraient pu être moins cassées, plus calmes et plus agréables à la vue. Elles peuvent

être rapprochées de celles de l'école de Mantegna et permettent d'accepter l'hypothèse formulée par Lanzi que Ansuino da Forli fut un des maîtres de Melozzo » (Cr. et Cav.,

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