La chasteté de Joseph (i
A droite, la femme de Putiphar assise sur un lit, à demi nue, saisit,, de la main droite, le manteau de Joseph qui cherche à s'enfuir.
H., 1,01 ; L., 1,57. T. — Fig. 0,60. — a Le visage de la femme qui respire la luxure et son attitude sont d'un naturalisme brutal » (Caf., 68). ,
Licinio (Bernardino). — Éc. vénitienne. Trav. de 1524 à 1541. * 115. La famille du peintre (m).
Au milieu, sa femme est assise de face, en robe blanche, à manches rouges, tenant, dans ses bras, son dernier né emmailloté. Elle tourne son visage à droite, vers un de ses enfants, en tunique brune, qui lui offre une corbeille de fleurs. Au second plan, un jeune garçon, en vêtement noir et toque noire (le frère de Bernardinoj., présente une réduction du Torse du Belvédère (ayant encore sa jambe droite, qui, depuis, a été brisée). A gauche de la mère de famille, une petite fille, en robe verte, caressant le bébé, deux petits garçons, l'un, à la chevelure rousse bouclée, la main levée, vu de face, en arrière, et l'autre, en robe rouge et mancTies mi-vertes, mi-jaunes, coilfé d'une tocjue rouge à plumes, sur l'épaule duquel est posée la main du peintre, debout, au second plan, en vêtements noirs et toque noire, regardant tendrement sa femme.
A droite, sur le fond, la signature : B. LYCLMl OI'VS et une inscription latine : {Ici, Licinius représente son frère avec toute sa famille, cl leur prolongeant leur vie dans leurs formes, se la prolongea lui-même par son art.) D'après cette inscription, la peinture représenterait donc plutôt le frère de Bernardino avec sa famille.
II., 1,18: L.,1,65. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. — Une autre peinture, représentant la famille du peintre, provenant de la galerie de .lacques H, et datée 1524, se trouve au musée de Hampton-Court. Au musée de Madrid, le portrait de sa femme. « A Rome, dans le palais Borghèse, se remarquent plusieurs tableaux de Licinio et un, en particulier, qui représente le maître et toute sa famille, œuvre exécutée avec goût et véritablement digne d'attention » (Scannelli, Mict 'ocosnio d6tlci Pittuffi, i6b). « Bernardino Licinio est l'inventeur de ces tableaux de famille qui représentent l'ai tiste entouré de ses amis et de ses élèves. L'exemplaire conservé au palais Borghèse est, à tous égards, un excellent modèle du genre» (BuRCtt., 748) «. Dans les vêtements, le coloris est cru, les formes sont charnues et lourdes, les types d'une expression sans vivacité, l'exécution un peu molle. Cependant ici le peintre ne tombe pas, comme d'habitude, dans le rouge » {Cat., 90). Relativement au Torse du Belvédère qui fi^ïure sur ce tableau, lire l'article de M. Kristelleb, (Arch. Slo,, 1891, -iTii),
Lomi (Urazio) de' Gentileschi. ~ Éc. tlorentiiie. 1565; f 1646.
167. Sainte Cécile et son époux, saint Valévien, couronnés par un ange (iv).
Dans un vestibule, à gauche, sainte Cécile, en jupe violette et robe jaune, est agenouillée, les mains jointes; à ses pieds, un violoncelle ; près d'elle, sur une table, un orgue. A droite, saint Valérien, en pourpoint violet, chausses rouges, manteau blanc, tenant à la main une toque ornée d'une plume, franchit le pas d'une porte. Les deux époux lèvent les yeux vers un ange, aux ailes déployées, qui descend du ciel, tenant, de chaque main, une couronne. A droite, une porte donnant surTescaher d'une terrasse. Signé, sur l'orgue, des initiales : L. E. 0.
H., 0,78; L., 0,60. B. — Fig. 0,30- - Attribué d'abord à Paul Véronèse, puis par MonELLi à Feti. Retouché, dit-on, par le Dominiquin. « Malj^ré )a minutie avec laquelle sont rendus les plus petits détails, les vitraux de la fenêtre et leurs reflets dans la chambre, le tapis, les lettres du livre ouvert, etc., etc., le dessin est défectueux, les draperies lourdes < l chiffonnées, le coloris visqueux, criard » {Cni., loo).
Lotto (Lorenzo). — Éc. vénitienne. Vers 1480; f 1556.
* 185. Portrait d'homme (iv).
Debout sur une terrasse, vu de face, la tête incHnée sur l'épaule gauche. Vêtements et toque noirs. Chevelure, barbe et moustaches noires. Aux doigts, plusieurs bagues. Sa main gauche, à la hauteur de la ceinture ; la droite posée sur une table couverte d'un tapis vert, où se montre, au milieu de fleurs et de roses effeuillées, une petite tête de mort. Au fond, adroite, une draperie; à gauche, dans un paysage, saint Georges combattant le dragon. Au loin, une ville; montagnes à l'horizon.
H., 1,10; L., 1 m. B. — Fig. jusqu'aux genoux, gr.'nat. — Catalogué autrefois sous le nom du Pordenone. La nouvelle attribution donnée d'abord par O-Muxoler est généralement acceptée. « La maestria de l'exécution, la façon de peindre les mains, l'inclinai son de la tête si particulière à Lotto, les jeux de lumière dans les draperies, tout cela est bien caractéristique» (Morelli, 235). «Dans aucun portrait du Titien, on ne rencontre une plus fière attitude. Jamais Lotto ne s'est approché plus près du maître vénitien » (Cr. et Gav., N. It., II, 528).
* 195. La Vierge, V Enfant Jésus, saint Onuphre et saint Ber-
nardin (iv).
Au milieu, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, de face, tient Jésus dans ses bras. L'enfant pose la main sur un cœur saignant, surlequel se lit le monogramme l. H. S, que lui présente saint Bernardin. Celui-ci, debout, à gauche, mitré, en robe blanche et dalmatique brodée, tient, de la main droite, une pahiie, et, de la gauche, sa crosse contre
GALÎERI^E BORGHESE.
son épaule. A droite, saint Unuphre, vieillard à longue barbe blanche, nu, avec une ceinture de feuillage, les mains jointes, en prière. Signé, sur le fond, en haut,
et daté : LAVRENT- L0TV5-M-D- VIlI •
H., 0,55; L., 0,67. B. — Fig. à mi-corjis pet. nat. — Un des quatre tableaux mis récemment dans la galerie (Voir n' 377, 25) provenant, d'après Morelli (ase), d'un couvent de la Marche d'Ancône. C'est l'œuvre de Lotto portant la date la plus ancienne, après le saint Jérôme du musée du Louvre, de 1500 (Voir le Louvre, par les mêmes auteurs, p. 202). D'après Thausing (Z)</rer, 272), Lotto aurait emprunté, pour \e saint Onuphre, la tête d'un des scribes, celui de gauche, dans le tableau de Durer, « Le Christ et les docteurs] » de la galerie Barberini (Voir 146), Palma Vecchio, dans la Femme adultère de la galerie du Capitole (Voir lis) de son côté, donne à un des pharisiens les traits de l'autre scribe du même tableau. Morelli, malgré cette double similitude, ne consent pas à admettre une imitation du maître allemand; il pense que les deux artistes ont pu prendre tous deux le même modèle, quelque mendiant de Venise. Cependant l'énergie et le caractère si particulier à Dùrer qui se révèlent dans la tête du saint démontrent bien l'imilation . De plus, Lotto s'est appliqué, comme Diirer^ à peindre avec une minutie spéciale la chevelure du vieillard. A ce propos, Bere>son {Lotto, 14) signale, d'ailleurs, dans cette chevelure, des réminiscon(\es de la facture toute vénitienne de Alvise Vivarini ou de Jacopo di Barbari. « Quoi ':-u'il en soit, ce tableau peut être considéré comme une œuvre où se découvre la genèse de toutes les merveilles que produisit Lotto, où se révèle, en même temps que sa force de peintre, la suavité de son âme vertueuse dans la dévotion sincère des saints, dans l'Enfant si tendrement caressé, à la belle tête toute bouclée et dorée, sortant de sa longue chemisette sa jambe nue et si gracieuse » {Cat., iio). « La figure ronde de l'Enfant nous remet en mémoire la Madone de Bellini dans l'église des Frari, à Venise; les autres visages rappellent les tableaux de chevalet de Previtali. Ici se retrouvent les articiflations peu souples, les mains aux doigts crispés, les draperies aux plis à angle droit. Mais la défectuosité de la forme est compensée par une adroite composition, un fini minutieux, une harmonie des couleurs et une pureté cristalline des teintes » (Cr. et C.vv., iV. //., 11, 497). M. Frizzoni {Arch. Sto., 1896, 11) rapproche ce tableau de celui de Saint Dominique à Recanati, daté 1508; « il est exécuté avec le même amour, et, là, l'Enfant est d'un sentiment et d'une ingénuité admirables ».
Luini (Bernardino). — Éc. milanaise. Vers 1475; -p après 1535. *429. Sainte Agathe (x).
La sainte, en robe rouge décolletée et manteau vert, couronnée de jasmins, la tête penchée en avant, élève, de la main droite, une coupe dans laquelle sont posés ses deux seins.
II., 0,39; L., 0,28. B. — Fig. en buste pet. nat. — Tableau d'élève. La main seule est digne du maître.