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Mariage de Vertumne et de Pomone (vu

Sur un lit, dont un amour soulève les rideaux, à gauche, Vertumne, couronné par un amour, est assis; à son côté, Pomone qui lui montre un groupe de jeunes filles : l'une déposant sur un autel une corbeille de fleurs, les autres portant des vases et des cornes d'abondance. A droite, volent, vers les époux, deux amours ; deux autres, au premier plan, sur des marches, déroulent [une banderole. Au fond, un palais, dans un paysage.

H., 0,82; L., 2 m. — Fig. 0,4i. — Forme elliptique. — Cette fresque, qui révèle un faire tout différent de celui de Pierino del Vaga, est l'œuvre d'un élève de Raphaël.

"505. Les Noces d'Alexandre et de Roxane.

A gauche, Roxane est assise sur le bord d'un lit à rideaux jaunes, la partie inférieure du corps couverte d'une draperie blanche. Un amour lui enlève son voile, un autre lui retire ses sandales. Elle est tournée de trois quarts, à droite, vers Alexandre, qui s'avance, précédé d'un amour. Le roi est vêtu d'une tunique verte et d'un manteau violacé, coiffé d'un casque et lui offre une couronne; au second plan, un éphèbe et Éphestion, une torche à la main, lui montrant du doigt, Roxane. A droite, des amours jouant avec les armes du héros ; six d'entre eux portent un septième assis sur un bouclier; au premier plan sur le sol, un autre amour, qui a revêtu la cuirasse d'Alexandre. Fond (le paysage.

11., 0,82; L., 2 m. — Fig. 0,58. — Forme ovale. — Cette fresque, d'après Pass. (n, 236), est l'œuvre de Pierino del Vaga. « Ceux qui l'attribuent à Raphaël n'ont vraisemblablement point assez étudié la puissance de touche et la perfection du dessin d<> ce grand maître. Quant à la délicatesse de l'invention, quant au sentiment exquis du beau que Raphaël a mis dans cette composition, on n'en saurait mieux ju<,'er qu'eu voyant la ravissante esquisse à la sanguine, avec les figures nues, que possède l'Albei lina de Vienne.» Un autre dessin, avec les ligures vêtues, est au Louvre. Vu troisième se rouve en Angleterre. Gravé par Cochin, dans le cabinet Crozat. par Jacopo Caraglio,

>Iarc-Antoine. Volpato, etc. Voir Morelli, 229. On sait que Raphaël prit le sujet de cette fresque dans l'Hérodote de Lucien, où cet auteur donne la description du tableau intitulé : Mariage d'Alexandre et de Roxane, par Action, couronné aux jeux olympiques, et qui fut rangé parmi les plus belles œuvres de la Grèce. « Les personnages sont nus, et on se croirait devant une fête grecque, tant cette nudité est naturelle, à mille lieues de toute idée d'indécence ou même de volupté, tant la joie simple, la gaieté rieuse de la jeunesse, la santé, la beauté des corps nourris dans la palestre, y éclatent, comme aux plus heureux jours de la plus florissante antiquité. Les déesses du monde adolescent, l'immortelle Hébé, les dieux sereins assis sur les sommets lumineux que n'atteignent jamais les brutalités des saisons ni les angoisses de la condition humaine, se reconnaîtraient ici une seconde fois » (Taine, 234).

Reni (Guido). — Le Guide. — Éc. bolonaise. 1575; f 1642. 180. Moïse portant les tables de la loi (iv).

H., 1,85; L., 1,50. — Fig. à mi-corps, pl. gr. que nat. — Autrefois sous le nom de Pier Francesco Mola au Monte di Pietà. « Mais la manière de mettre les mains en pleine lumière, le manteau d'un rouge particulier à Guido, avec ses larges plis, permettent d'affirmer [que cette œuvre grandiose, énergique, est du chef de l'école bolonaise » {Cat., 114).'

Ribera (José de) dit Lo Spagnoletto. — L'Espagnolet. — Éc. espagnole. 1588 ; f 1656.

A droite, assis à une table sur laquelle sont posés des livres et un crâne, le saint, drapé dans un manteau rouge, tient une plume, de la main droite; il est en train de lire.

H., 1,12; L., 1,57. T. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — « Les signes d'une vieillesse, encore vigoureuse, malgré les signes extérieurs du relâchement des tissus de la chair, sont indiquées dans ce tableau par le peintre réaliste » {Cat., 62).

Rubens (Petrus Paulus). — Éc. flamande. 1577 ; f 1640. *274. La Visitation (vi).

Au second plan, sur un perron, s'avance, vers la gauche, la Vierge, \ue de profil, en robe bleue, manteau rouge, chapeau à larges bords ; la main droite le long de son corps, elle tend la main gauche à sainte Elisabeth, en robe noire; au second plan, sur l'escalier, saint Joseph, et Zacharie. Au premier plan, une servante, vêtue d'une robe verte et d'une jupe noire. Sous le perron, un coq et une poule; au fond, à gauche, un bâtiment à colonnades ; à droite, échappée sur un ciel pai^semé de nuages.

H., 0,98; L., 0,75. — Fig." de la Vierge, 0,55. — Première idée du volet de la célèbre Descente de croix de la cathédrale d'Anvers. (Voir : la Belgique, par les mêmes auteurs, 262). « Le panneau de la Coll. Borghèse, chaudement éclairé, présente deux taches colorées : la robe rouge de la Vierge et la robe verte de la servante. La touche est bien tondue, mais rien ne se détache vigoureusement. L'œuvre est sans effet et sans grand

(iALERIE BORUHÈSE.

inérilo: elle dnte do l'époquo dc l;i jeunesse du peintre et a <U«' laite en Italie proha- ))lement ; mais elle à une importance historique réelle en ce qu'elle montre coniiiient vint la fameuse idée d'une de ses plus belles œuvres » (Max Rooses. Hnbens, n" '^OS/lerj. La figure de la servante et la posture de Joseph et de Zacharie forment les principales différences de cette peinture avec le tableau définitif.

Sabatini (Lorenzo), dit Lorenzino da Bologna. — Éc. bolonaise. 1535; f 1577.

* 77. Portrait de femme âgée (n).

De trois quarts, tournée vers la droite. Robe blanche à manches bouffantes, corsage décolleté en carré; une fourrure sur l'épaule droite, une résille sur la tête; la main droite en avant.

H., 0,45; L., 0,30. T. — Fîg. en buste pet. nat. — « Ce portrait est dessiné avec facilité et solidement établi avec une vigueur caractéristique. Seule, la main trop grande, enlève à cette toile quelque chose du bon effet qu'elle produit » (CaL, ii).

Sacchi (Andréa). — Éc. romaine. 1600; 1 1661. 576. Portrait d'Orazio Giustiniani (îx).

Tourné de trois quarts vers la gauche, le visage de face, il est assis à une table recouverte d'un tapis foncé, la main droite posée sur un livre ouvert; toque et vêtement noirs; au fond, des livres dans une bibliothèque.

M., 1,50; L., 1,37. T. — Fig. à mi-corps gr. nat. — Cité par Birck. 798.

Sassoferrato (Giovanni Battista Salvi, dit II). — Éc. rornainc. 1605; ■[ 1685.

*5i6. LeH troia âgea de lliomme (vni).

II., 0,94; L., 1,57. T. — Copie d iin tableau du Titien dont l'original est dans la Coll. Kliesmeore, à Londres, et dont la galerie Doria possède une autre répli(|ne.

Savoldo (fiirolaino fiiovanni). — Éc. vônilicnnc. 1480; j après

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