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Portrail d'homme

UALEKIE COlîSlNI

GALERIE CORSINI

endormis. Au fond, à droite, sur une route, s'avancent les soldats; Jérusalem à l'horizon.

H., 0,49 ; L., 0,39. B. — Fig. pet. nat. — Acheté, en 1897, à M. R. Sernicoli. Autrefois catalogué sous le nom de Lucas de Leyde. « Il nous semble superflu de démontrer que ce tableau est l'œuvre de Francesco Bianchi Ferrari, tant sont profondes les affmités avec l'Annonciation du musée de Modène, par exemple, les mains avec la paume courte et los doigts effilés, l'exécution si soignée qui a quelque chose de religieux, certains contours et certaines lumières à l'aspect métallique, le fond avec les montagnes des environs de Modène rappelant celles de Montefestino et de Cimone, et ce beau rouge éclatant du velours si spécial aux peintres de Modène et en particulier à Bianchi. On peut supposer que ce tableau provient de l'église de Santa Maria dell'Asse, où était «'gaiement l'Annonciation. Sur la tunique du Christ, se voit le monogramme de saint Bernardin de Sienne pour lequel la confrérie qui dépendait de cette église avait un cult(; particulier. En tout cas, ce tableau sert à mieux déterminer la personnalité de cet artiste qu'on suppose avoir été le maître du divin Corrège » (A. Venturi, Gai. Saz.fi^iH}.

Bonone (Carlo). — Éc. ferraraise. 1569; f 1632. *881. Sainte Cécile et l'Ange (ii).

Au milieu, est assise la sainte, en robe grise avec manches bleues, guimpe blanche ornée de nœuds rouges; elle joue du luth et se'tonrne à gauche vers un ange, drapé dans un manteau rouge, appuyé sur un violoncelle, qui lève vers elle la main gauche. Au premier plan, sur le sol, une trompette, un violon, et un cahier de musique; à droite, une harpe. Au fond, une draperie vert foncé et un motif architectural.

H., 1,73; L., 1,36. T. — Fig. gr. nat. — Provient du Mont-de-Piété.

Bronzino (Ângelo di Cosimo, dit II). — Éc. florentine. 1502; il572.

*573. Hébé CS'dWe de la Direction).

Légèrement tournée vers la droite, le visage de face, la nymphe tient im vase de la main droite; la main gauche est posée sur sa poitrine. Elle est nue; une draperie bleue à reflets roses flotte sur ses épaules et enveloppe ses hanches. Sur l'arrière de sa tête, est un turban à rayures bleues et blanches. Fond vert uni.

H., 0.79; L., 0,60. B. — Fig. en buste, gr. nat. — Gai. Torlonia.

*2171. Portrait de Stefano Colonna (vi).

Vu de face, le visage encadré d'une longue barbe brune légèrement tourné vers la droite. Il est couvert d'une armure complète damasquinée avec des ciselures d'or et coifle d'un béret noir. La main gauche retient le fourreau de son épée. La droite est appuyée sur son casque posé sur une balustrade, au pied d'une colonne, sur le fût de laquelle on lit: STE. COLVMNA 11 II. BROZI FLO. FAC. MDXLVI.

H., 1,24; L., 0,97. B. — Fig. à mi-corps, gr. nat. — Don du prince Sciarra Colonna en 1896. Attribué autrefois à Girolamo da Sermoneta, sans doute parce qu'il faisait pendant à un portrait de Francesco Colonna, fils de Stefano, par ce peintre. « C'est un des portraits des plus caractéristiques du Bronzino dans lequel, outre la facture métallique qui lui est habituelle, il a su donner à la tête de Stefano la fierté impérieuse du condottiere. Ce peintre si maniéré qui dessinait le contour de ses figures à la Michel - Ange, comme pour leur donner la vie que la sécheresse de son coloris ne pouvait exprimer, savait imprimer, dans ses portraits, certaines marques fortes et une véritable physionomie des personnages. Cette figure d'Etienne Colonna montre à quel point le peintre indiquait chaque détail; ainsi la cuirasse enrichie de damasquinage semble l'œuvre d'un orfèvre scrupuleux » (Venturi, Gai. Naz., 1897).

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