‹ RomeChapitre 66 sur 291 · La ViergCy l'Enfant Jésus et des Saints (viii · texte numérisé non relu

La ViergCy l'Enfant Jésus et des Saints (viii

Au milieu, la Vierge, assise sur un trône au-dessus duquel est tendue une draperie grenat, tient, sur ses genoux, l'Enfant Jésus debout. A gauche, saint Jean-Baptiste et saint François d'Assise; à droite, saint Jérôme et sainte Claire. Ces personnages sont debout, dans un encadrement ogival, séparés par des colonnes torses.

H., 1,45; L., 1,90. B., transporté sur T. — Fig. 1,10. — Provient du Mont-de-Piété. — « C'est là une œuvre du maitre et non d'un de ses élèves. C'est d'ailleurs une peinture conventionnelle, pauvre de composition et d'exécution, avec des figures grimaçantes » (Venilhi, Gai. Naz., 1890).

Angelico (Fra Giovanni, dit Fra Beato) da Fiesole. — Le. florentine. 4587; 1 4455.

* 745. Triptyque dit du Jugement dernier (vui).

Panneau central : Le Jugement dernier.

Au ciel, dans une mandorla dorée, le Christ, assis, en vètenuîiM.>> blancs, de la main gauche, tenant un livre ouvert, lève sa main droite transpercée. A ses côtés, les apôtres, les uns debout, les autres assis, des saints et des anges ; aux pieds du Sauveur, trois anges portant les instruments de la Passion. Sur la terre, à gauche, les bienheureux, dont les uns, agenouillés, lèvent la tête vers le ciel, et les autres sont reçus par des anges ; à droite, les damnés entraînés par des démons.

Panneau de gauche ; L'Ascension.

Le Christ s'élève dans les airs, en vêtements blancs, les bras étendus Sur terre, les apôtres, agenouillés, et la Vierge, debout, entre saint Pierre et saint Jean.

Panneau de droite : La descente du Saint-Esprit.

Deux apôtres sont debout devant la porte d'une maison sur la terrasse de laquelle sont réunis la Vierge et d'autres apôtres ; sur leur tête, descend une flamme ; au ciel, vole le Saint-Esprit. Au fond, une église.

H., 0,54; L., 0,74. B. — Fig. pet. nat. — Provient du Mont-de-Piété. — « Peinture en mauvais état, gâtée par des repeints à l'huile. Il est difficile de dire si c'est là une œuvre originale ou une copie ancienne » (Cr. et Gav. 11., i, 588, n. i). On sait que le sujet du Jugement dernier fut traité à plusieurs reprises par Fra AngeliCo. Les exemplaires les plus célèbres sont ceux de l'Académie des Beaux-Arts, de Florence (Voir Florence par les mêmes auteurs, 217) et du musée de Berlin, provenant des galeries du ^ cardinal Fesch et de Lord Ward. (Voir Vas., ii, sis, n. i). « Le tableau du musée Corsini est une réduction des compositions ci-dessus indiquées. « La représentation des réprouvés est quelque peu puérile, surtout celle des démons à face de chat et de chacal, aux yeux et à la îaouche rouge, avec un corps tout noir et des pieds ornés de griffes ! Gomme il y a plus de beauté dans la robe claire et soyeuse des élus qui se trouvent debout près d'une porte, au côté droit du tableau ! Comme on reconnaît mieux l'âme si douce de l'auteur dans les figures des bienheureux aux yeux clairs dont la pupille brille fixement sous de légers sourcils » (Vemuri, Gai. Naz., 1896).

Antoniasso Romano (Antonio Aquili, dit). — Ëc. romaine. (?) ; f entre J510 et 1517.

*2571. La Vierge, VEnfant Jésus et des Saints {nu).

Au milieu, la Vierge, assise sur un trône, porte, sur son genou droit, l'Enfant Jésus debout qui bénit d'une main et de l'autre se retient à son manteau. A gauche, saint Paul, en vêtement vert et manteau rouge, tenant, de la main gauche, un livre et élevant, de la droite, une épée ; à droite, saint François d'Assise, un livre et une croix dans ses mains stigmatisées. Signé' au pied du trône : ANTHONATIVS KOMANVS PINXIT, et daté : MCCCCLXXXVIIL

H., 1,60; L., 1,52. B. — Fig. 1,40. — Provient d'une église de la Sabine. Nouvellé acquisition. G'est là une œuvre de l'âge mûr d'Antoniasso, alors qu'il n'était plus sous l'influence de son grand maître Melozzo da Forli. « L'œuvre est exécutée avec la rapidité habituelle à un auteur de fresques; le divin Enfant ne manque pas de beauté dans ses formes saines et vigoureuses. Le saint est très énergique ; mais la Vierge est moins plaisante à cause de ses formes trop grêles et le saint François manque d'émotion » (Ven- TCRi, Gai. Naz., 1897).

Aspertini (Amico). — Éc. bolonaise. 1475; f 1552. * 648. Un pèlerin {\iu).

Sur une terrasse dallée, debout, de trois quarts, tourné vers la gauche, les mains jointes. Robe jaune, manteau rouge. Un bâton est appuyé sur l'épaule gauche. Fond de paysage. A droite, au premier plan, un écusson.

H., 1,11; L., 0, 32. B. — Fig. 1 m. — Provient du Mont-de-Piété. — « Cette figure est peinte, spécialement dans le vert de la tunique, avec la vigueur de l'école ferraraise

GALERIE CORSINI

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à laquelle cet artiste se rattache souvent. On reconnaît l'influence de Costa dans la disposition des. jambes et des pieds qui forment comme un cercle et ont trouvé un équilibre gracieux » (Vemuri, Gai. Naz.,

Barocci (Federigo). — Le Baroche. — Éc. romaine. 1528; f 1612. 219. Le Christ apparaissant à la Madeleine (ii).

Dans une grotte, la Madeleine, agenouillée, drapée dans un manteau de brocart, porte, avec effroi, la main gauche à son visage, en apercevant le Christ, à gauche, la partie inférieure du corps enveloppée dans un manteau bleu, le pied sur une pierre. Au fond, le Golgotha.

H., 2,56; L., 1,87. T. — Fig. gr. nat. — Coll. Corsini. — Une répétition, de plus petites dimensions, aux Uffizi. « Tableau où se révèle encore une véritable naïveté » (HuncK., 777).

Bartolomeo (Fra) di Paolo del Fattorino, dit Baccio délia Porta. — Éc. florentine. 1475; | 1517.

*579. Sainte Famille (vi).

Dans une prairie émaillée de fleurs, la Vierge, en robe rouge, à manches jaunes, manteau bleu, un voile de gaze sur la tête, est assise, de trois quarts, tournée vers la droite. Elle tient l'Enfant Jésus qui se soulève vers le petit saint Jean, un genou en terre, et entoure son visage de ses petits bras. Au second plan, saint Joseph, en manteau grenat, un bâton à la main, se penche en avant, au-dessus du groupe divin. Fond de paysage : à droite, des promeneurs sur un sentier, à gauche, des chaumières et un château fort. Signé, à gauche, sur une pierre : 1504:. F. B. OR. PR. 1516.

H., 1,36; L.,1,'26. B. — Fig. pet. nat. — Coll. Corsini. — Peint pour Agnolo Doni. a Et il fit un tableau de Notre-Dame d'une extraordinaire beauté pour orner l'autel d une chapelle dans sa maison » (Vas. iv, i83). « C'est peut-être le plus admirable et le plus gracieux des tableaux qu'il ait jamais produits » (La>zi, i, 235). Cette œuvre a toujours été considérée comme une des dernières productions du peintre ; cependant la Vierge nous rappelle ses premières productions. Il est vraisemblable, ainsi d'ailleurs que l'indique l'inscription, qu'elle fut commencée en loO-4 et terminée en 1516. La disposition du groupe est en forme de pyramide, se détachant sur un beau fond avec des nuées violacées. «Les figures sont un peu loui'des et communes. La Vierge, une matrone, avec sa chevelure blonde couverte par un voile, rappelle Léonard; les formes sont dures et d'un dessin sec, par exemple, les jambes du petit saint Jean ; le mouvement de l'Enfant Jésus est conventionnel; mais la facture est magistrale; le paysage délicieux et vaporeux peut être comparé aux lointains du Titien » (Cr. cICav., //., lu, i69). Une copie, sous le nom du peintre, est au musée de Montpellier. « La Sainte Famille, que Fra Bartolomeo peignit peu après s'être remis au travail, nous le montre en pleine possession de ses hautes facultés. Il venait de voir sans doute la Sainte Famille peinte récemment par Raphaël pour la famille Carigiani, — aujourd'hui dans la Pinacothèque de Munich, — peut-être même firent-ils simultanément ces deux tableaux qui présentent entre eux de remarquables analogies. La peinture du Frate est peu finie et possède néanmoins un grand charme. On dirait l'ébauche et comme le prélude d'une idée à laquelle une main plus ferme est en tj-ain de donner sa forme définitive » (F.-.\. Gruter,

Les Vierges de Raphaël, i, 309). Tableau ayant subi de profondes restaurations ; la partie la mieux conservée est le manteau de la Vierge, le fond et la prairie émaillée de marguerites. A la galerie Pitti, une réplique en sens inverse et plus simple.

Bartolomeo Veneto. — Éc. vénitienne. Florissait au commencement du xvi^ siècle.

* 610. Portrait d'homme (vu).

De trois quarts, tourné vers la gauche, le regard fixé sur le spectateur. Visage rasé, encadré par de longues boucles de cheveux bruns. 11 est coiffé d'un bonnet noir orné d'une médaille, et vêtu d'une chemisette blanche à fleurs noires, et d'un manteau noir à col de fourrure avec manches à carreaux noirs et jaunes; il tient, de ses deux mains, la garde de son épée. A gauche, tombe une draperie rouge; à droite, fond de paysage, avec un chasseur à cheval accompagné d'un valet portant une pique et d'un chien, devant un lac sur les bords duquel s'élève une ville fortifiée et que franchit un pont. Montagnes à l'horizon.

H., 0,71 ; L., 0.51. B, — Fig. en buste, gr. nat. — Gai. Torlonia. — Catalogué autrefois, à tort, sous le nom d'Holbein. La nouvelle attribution a été donnée avec raison par M. Yemuri, par comparaison avec d'autres portraits de Bartolomeo, dans les collections HoHord à Londres, Ambrogio Doria à Gênes, Crespi à Milan et Léopold Goldsmith à Paris. « Tous ces portraits ont dû être exécutés en 1512, date inscrite sur le portrait de Londres. La facture est la même dans ces portraits, les costumes sont identiques et, dans les fonds, se retrouvent les mêmes détails ; le château fort, le campanile à base quadrangulaire, surmonté d'un dais octogonal et terminé en pyramide, le cavalier sur une route » (Voir Cat. Crespi, 88, Arte, 1899, 455 et Gai. Nas.,, 1896).

Beets (David). — Éc. hollandaise, xvii^ siècle. 547. Portrait d'un vice^roi de Sicile.

Il est vu, devant le portique d'un palais, en costume d'apparat ; un page, à gauche, lui amène son cheval; son armure est posée sur le sol, à droite. Au fond, une draperie verte enroulée autour d'une colonne sur laquelle sont inscrits le nom du vice-roi et la date 1652, à côté de son blason. Au loin, à droite, une bataille.

H., 2,26; L., 1,G1. — Fig. gr. nat. — Gai. Torlonia.

Bianchi Ferrari (Francesco). — Éc. ferraraise. 1447; f 1510.

*2370. Le Christ au Mont des Oliviers (viii).

Le Christ, en robe rouge et manteau noir, à doublure jaune, les yeux baignés de larmes levés au ciel, les mains jointes, est agenouillé, de trois quarts, tourné à droite, vers un ange qui lui apparaît, dans une gloire, lui présentant un calice dans lequel sont réunis les instruments de la Passion. Au second plan, près d'un rocher escarpé, trois disciples

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