Properce, IV, 7, 84 : Cynthie dit au poète i
Hic carmen média dignum me scribe columma, Sed brève quod currens vector ah uràe légat
(Place ici au milieu, sur une colonne, une inscription en vers, digne de moi; mais courte, afln que le voyageur, même venant rapidement de la ville, daigne encore la lire).
M. Friedlœnder, Mœurs rom., trad., I, p. 409 et suiv.; lY, p. 448 et suiv.; 464 et suiv., a cité les inscriptions les plus curieuses.
inscription en vers; elles l'empruntaient le plus souvent à des formulaires et s'exposaient ainsi aux plus.étranges méprises*. Mais ne faisait-on pas de môme pour les statues, et notamment, pour ne pas sortir de notre sujet, parmi les statues assises, destinées à être placées sur les tombeaux, combien n'y eut-il pas de répliques de types qui avaient d'abord paru convenir à cette destination et qu'ensuite on répéta sans fin?
Quelques mots encore sur les peintures et les bas-reliefs qu'on trouve dans les tombeaux. Il en est qui représentent les cérémonies que nous venons de décrire ' ; on en trouvera la reproduction dans les dictionnaires d'archéologie; la plus célèbre est sans contredit le bas-relief du musée de Latran ', où l'on voit au pied de l'image de la morte ses pugillarea (carnet ou tablettes) ; à côté, deux pleureuses {prœficœ) et le pollinctor (celui qui embaume le corps); à gauche et à droite, des candélabres et des lampes ; à gauche, une joueuse de flûte; à droite, assises, trois femmes avec un pileus (le bonnet, signe d'affranchissement), sans doute des esclaves afl*ranchies par le testament; devant, des parents et des vases où brûlent des parfums.
D'autres bas-reliefs, et aussi certaines peintures
* 1. Voir dans Bûcheler, Car mina Lalina Epig., I, la fin des n*" 475 et 476, et passim.
2. On a trouvé de même à Athènes, au Dipylon, des vases sur lesquels sont représentées les cérémonies des funérailles, exposition, transport au cimetière, etc.